Sehotepibrê Sousekhtaouy

pharaon égyptien
(Redirigé depuis Sehetepibrê Ier)

Le roi Sehotepibrê Sousekhtaouy est un roi de la XIIIe dynastie dont le règne se situe dans la première moitié du XVIIIe siècle av. J.-C..

Sehotepibrê Sousekhtaouy
Image illustrative de l’article Sehotepibrê Sousekhtaouy
Sceau cylindrique en lapis-lazuli portant le cartouche de Sehotepibrê Sousekhtaouy
(Metropolitan Museum of Art[1])
Période Deuxième Période intermédiaire
Dynastie XIIIe dynastie
Fonction principale roi
Prédécesseur Amény-Qémaou ?
Semenkarê Nebnoun ?
Dates de fonction -1791/-1789 (selon K. S. B. Ryholt), -1771/-1768 (Kinnaer), -1743/-1742 (Schneider)
Successeur Ioufeni ?
Souadjkarê ?

Attestations

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Attestations contemporaines

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Pendant longtemps, le roi n'était connu que par son nom d'Horus et son nom de Sa-Rê, dont les attestations sont les suivantes[2],[3] :

  • une stèle découverte au Gebel el-Zeit, au bord de la mer Rouge, où se trouvaient des mines de galène[4],[5] ; la stèle est en deux morceaux, dont le deuxième morceau conservé à Bonn (L 1628), où se trouve le nom de Nesout-bity, n'avait pas été mis en lien avec le premier morceau, où se trouvent les noms d'Horus et de Sa-Rê, jusqu'à une étude d'Isabelle Régen et Georges Soukiassian en 2008 qui permit de restituer les trois noms du roi[5],
  • un sceau-cylindre bilingue dédié à « Hathor, Maîtresse de Byblos » de provenance inconnue et aujourd'hui conservée au Metropolitan Museum of Art (MMA 26.7.21)[6] ; il conserve le nom de Nesout-bity Sehotepibrê d'un côté et le nom de Yakin-iloum de l'autre, un gouverneur de Byblos connu par ailleurs car représenté sur une stèle représentant son fils, Yantinu, assis sur un trône à côté des cartouches de Khâsekhemrê Neferhotep Ier[7],[8] ; Julien Siesse n'est pas absolument certain de son attribution à Sehotepibrê Sousekhtaouy car il pourrait s'agir d'un sceau cylindre posthume d'Amenemhat Ier : en effet, ce roi avait comme nom de Nesout-bity Sehotepibrê tandis que pour le roi Sehotepibrê Sousekhtaouy, Sehotepibrê est son nom de Sa-Rê[3],
  • deux sceaux scarabée découverts à dans les débris du cimetière de la pyramide d'Amenemhat Ier à Licht et conservés au Metropolitan Museum of Art (MMA 09.180.1203 et 09.180.1204) ; ils ont la particularité d'être inscrit au nom de Sehotepibrê sans cartouche[9],
  • un sceau scarabée découvert à Tell el-Ajjul (bande de Gaza) dans un contexte de Bronze moyen (parallèle à la Deuxième Période intermédiaire en Égypte)[10].

Avec l'identification du nom de Nesout-bity comme étant Séouadjenrê, plusieurs éléments auparavant attribués à Souadjenrê Nebiryraou[11] sont maintenant réattribués à Sehotepibrê Sousekhtaouy[3] :

  • un bloc trouvé à Tôd dont le cartouche indique Séouadj...rê, déjà identifié par Kim Ryholt sans l'attribuer à cause de son état lacunaire[12] ; Julien Siesse reconstitue les signes manquants pour donner le nom Séouadjenrê[3],
  • un bol provenant du Gebel el-Zeit et aujourd'hui conservé au Caire (SA 793)[13],
  • près de vingt sceaux scarabées[3],[note 1], dont dix-sept auparavant identifiés par Kim Ryholt était attribués à Souadjenrê Nebiryraou[11],
  • des scellements du temple funéraire et de la ville de Sésostris III à Abydos-Sud.

Certains éléments, auparavant attribués à Souadjenrê Nebiryraou, sont inscrits seulement avec le nom Séouadjenrê et ne sont stylistiquement de datation trop large pour pouvoir déterminer s'il s'agit de Sehotepibrê Sousekhtaouy ou de Souadjenrê Nebiryraou[3] :

Attestations ultérieures

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Le nom Sehotepibrê est attesté sur le Canon royal de Turin aux positions 7.8 et 7.12, même si l'une des positions est à identifier au roi Hotepibrê Qémaou-Sa-Hornedjhéritef [14],[15]. Dans la Chambre des ancêtres, le nom Séouadjenrê est inscrit à la position 38 ; si, par défaut, le roi identifié était traditionnellement Souadjenrê Nebiryraou, la découverte du nom de Nesout-bity de Sehotepibrê Sousekhtaouy permet de supposer qu'il s'agit en fait de ce dernier roi qui y était en fait menstionner. Ce qui fait penser à Julien Siesse que le roi était Sehotepibrê et non Nebiryraou est que les rois mentionner autours datent principalement de la XIIIe dynastie et peut-être de la XXIIe dynastie[16].

Position chronologique

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Le Canon royal de Turin indique deux rois portant le nom de Sehotepibrê (colonne lignes 8 et 12). Si Séouadjenrê porte bien en tant que nom de Sa-Rê celui de Sehotepibrê, un autre roi porte lui le nom de Nesout-bity Hotepibrê. Ainsi, les égyptologues ne sont pas tous d'accord sur l'ordre chronologique de ces deux rois :

De plus, le fait que le Canon royal de Turin donne également à Sahornedjheritef le nom de Sehotepibrê fait que Séouadjenrê a parfois été nommé Sehotepibrê Ier ou Sehotepibrê II.

Titulature

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Notes et références

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  1. ↑ Les scarabées proviennent de :
    • Gebel el-Zeit : 1 scarabée conservé au Musée égyptien du Caire (JE 98092),
    • Gennari (Nubie), tombe 119 du cimetière 58/100 : 2 scarabées dont la localisation actuelle est inconnue,
    • Mirgissa (Nubie), tombe 105 du cimetière M.X : 1 scarabée dont la localisation actuelle est inconnue,
    • Faras (Nubie), temple d'Hathor : 1 scarabée conservé au British Museum (EA 51273),
    • Coptos, dépôt de fondation de Thoutmôsis III : 1 scarabée dont la localisation actuelle est inconnue,
    • Licht-Nord, cimetière de la pyramide d'Amenemhat Ier : 2 scarabées conservés au Metropolitan Museum of Art (22.1.314 et 22.1.335),
    • sans provenance connue :
      • conservé au British Museum : 1 scarabée (EA 24137),
      • conservés au musée Petrie : 5 scarabées (UC 11608, UC 11609, UC 11610, UC 11611, UC 11612),
      • conservé au Louvre : 1 scarabée (N 548),
      • concervé à Berlin : 1 scarabée (ÄM 331/73),
      • conservé au Musée du Caire : 1 scarabée (JE 72949),
      • conservé à Jérusalem : 1 scarabée (IM 76.31.3881),
      • ancienne collection A. H. Sayce : 1 scarabée,
      • ancienne collection Northumberland : 1 scarabée.

Références

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  1. ↑ (en) « Bilingual Cylinder Seal, ca. 1782–1780 B.C. », sur www.metmuseum.org (consulté le )
  2. ↑ Ryholt 1997, p. 338-339.
  3. 1 2 3 4 5 6 Siesse 2019, p. 376.
  4. ↑ Mey, Castel et Goyon 1980, fig. 1 [1], pl. 80 [a], p. 303-305.
  5. 1 2 Régen et Soukiassian 2008, p. 17-18, 57 (4).
  6. ↑ (en) « MMA 26.7.21 »
  7. ↑ Ryholt 1997, p. 245.
  8. ↑ Albright 1945.
  9. ↑ Ben-Tor 2007, Pl. 49 (2-6), p. 111.
  10. ↑ Petrie, Mackay et Murray 1952, Pl. V:124.
  11. 1 2 Ryholt 1997, p. 389.
  12. ↑ Ryholt 1997, p. 403.
  13. ↑ Régen et Soukiassian 2008, p. 67-68 (fig. 1).
  14. ↑ Ryholt 1997, p. 73 et 338-339.
  15. ↑ Siesse 2019, p. 27 et 376.
  16. ↑ Siesse 2019, p. 34-37.
  17. ↑ Franke 1988.
  18. ↑ von Beckerath 1999, p. 88-91.
  19. ↑ Vandersleyen 1995, p. 660.
  20. ↑ Ryholt 1997, p. 197.
  21. ↑ Baker 2008, p. 359-360.
  22. ↑ Siesse 2015, p. 75-98.
  23. ↑ Siesse 2019, p. 99.

Bibliographie

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  • (en) K. S. B. Ryholt, The Political Situation in Egypt during the Second Intermediate Period, c. 1800–1550 BC, Copenhague, Museum Tusculanum Press, , 463 p. (ISBN 87-7289-421-0, lire en ligne) ;
  • (en) Julien Siesse, « Throne Names Patterns as a Clue for the Internal Chronology of the 13th to 17th Dynasties (Late Middle Kingdom and Second Intermediate Period) », Göttinger Miszellen (GM), no 246,‎ , p. 75-98 (lire en ligne) ;
  • Julien Siesse, La XIIIe dynastie : Histoire de la fin du Moyen Empire égyptien, Paris, Sorbonne Université Presses, coll. « Passé Présent », (ISBN 9791023105674) ;
  • P. Mey, G. Castel et J.-P. Goyon, « Installations rupestres du Moyen et du Nouvel Empire au Gebel Zeit (près de Râs Dib) », Mitteilungen des deutschen Archäologischen Institutes Kairo, no 36,‎  ;
  • Isabelle Régen et Georges Soukiassian, Gebel el-Zeit, vol. II : Le materiel inscrit, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, , 374 p. (ISBN 978-2724704761) ;
  • (en) W. M. F. Albright, « An Indirect Synchronism between Egypt and Mesopotamia, cir. 1730 BC », BASOR, no 99,‎  ;
  • (en) Daphna Ben-Tor, Scarabs, Chronology, and Interconnections: Egypt and Palestine in the Second Intermediate Period, Fribourg, Academic Press, coll. « Orbis biblicus et orientalis / Series archaeologica » (no 27), (lire en ligne) ;
  • (en) William Flinders Petrie, Ernest J. H . Mackay et Margaret A. Murray, City of Shepherd Kings and Ancient Gaza V, Londres, British School of Egyptian Archaeology, University College,  ;
  • (de) Jürgen von Beckerath, Handbuch der Agyptischen Konigsnamen, Mayence, Éditions Philipp von Zabern, coll. « Münchner Ägyptologische Studien (MÄS) » (no 49), , 2e éd. (1re éd. 1984), 314 p. (ISBN 3-8053-2591-6, lire en ligne) ;
  • (de) Detlef Franke, « Zur Chronologie des Mittleren Reiches (12.-18. Dynastie) Teil 1 : Die 12. Dynastie », Orientalia, no 57,‎  ;
  • (en) Darrell D. Baker, The Encyclopedia of the Pharaohs: Volume I - Predynastic to the Twentieth Dynasty 3300–1069 BC, Stacey International, (ISBN 978-1-905299-37-9) ;
  • Claude Vandersleyen, L'Égypte et la Vallée du Nil : De la fin de l'Ancien Empire à la fin du Nouvel Empire, t. 2, Paris, PUF, coll. « Nouvelle Clio », , 710 p. (ISBN 978-2130465522).