Seigneurie de Beyrouth

Fief du royaume de Jérusalem

La seigneurie de Beyrouth était aux XIIe et XIIIe siècles un des fiefs du royaume de Jérusalem. C'était la seigneurie la plus au nord du royaume, située entre le comté de Sidon et le comté de Tripoli.

La seigneurie de Beyrouth c. 1187

Histoire

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Beyrouth fut conquise en 1110 par Baudouin Ier, roi de Jérusalem, qui le donna à Foulques de Guînes. La ville fut conquise et occupée par Saladin de 1187 à 1197 avant d'être à nouveau reconquise. En 1204, elle est donnée par Amaury II de Lusignan à Jean d'Ibelin, le Vieux seigneur de Beyrouth. La ville tomba définitivement en 1291.

Féodalité

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Il peut paraître curieux que cette seigneurie soit vassale du prince de Galilée ou de Tibériade plutôt que du comte de Sidon, car ce comté sépare justement la seigneurie de la Principauté. La raison en est probablement la suivante : Beirouth a été prise avant Sidon, donc le comté n'était pas encore créé quand Baudouin inféoda Beyrouth à Foulques de Guînes. La ville étant très éloignée du centre du royaume, il plaça le nouveau Seigneur sous la protection d'un vassal plus proche.

Liste des seigneurs

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Tableau représentant un château-fort médiéval monumental au bord de la mer avec des embarcations de pêcheurs au premier plan.
Le château de Beyrouth vers 1875. Il sera démoli trois ans plus tard, en 1878.

Cette liste a été établie grâce aux Lignages d'Outremer, texte généalogique traitant des familles nobles installées en Terre sainte. Elle a ensuite été amendée grâce aux travaux de Hans Eberhard Mayer[1].

En 1291, les Mamelouks conquièrent Beyrouth.

Références

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  1. Hans Eberhard Mayer, « The Wheel of Fortune: Seignorial Vicissitudes under Kings Fulk and Baldwin III of Jerusalem », Speculum, vol. 65, no 4, , p. 860–877 (ISSN 0038-7134, DOI 10.2307/2863565, lire en ligne, consulté le )

Bibliographie

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