Ursus thibetanus ussuricus

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Ours du Rurick, Ours noir de l’Oussouri

Ursus thibetanus ussuricus
Description de cette image, également commentée ci-après
Un Ours noir d'Oussouri au zoo de Kaliningrad.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Ursidae
Sous-famille Ursinae
Genre Ursus
Espèce Ursus thibetanus

Sous-espèce

Ursus thibetanus ussuricus
Heude, 1901

Synonymes

L’Ours du Rurick[3], plus communément appelé Ours noir de l'Oussouri (Ursus thibetanus ussuricus), est une sous-espèce de l’Ours-lune (Ursus thibetanus), un mammifère carnivore de la famille des Ursidés. Cet ours est originaire de l'Extrême-Orient russe, du Nord-Est de la Chine et de la péninsule de Corée.

Taxonomie

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L'Ours noir d'Oussouri est une sous-espèce de l'Ours noir d'Asie (Ursus thibetanus)[4],[5]. Le taxon a été nommé pour la première fois en 1901 par le missionnaire et zoologiste français Pierre Marie Heude sous le nom binominal de Selenarctos ussuricus[3]. Dans sa note consacrée aux ours noirs d’Asie, Heude désigne sous ce nom le crâne d'un animal mort à bord du croiseur russe Rurick, obtenu par le docteur Bunge qui lui avait rapporté que l'animal avait été embarqué dans les parages de Sakhaline[3].

L'épithète spécifique, puis sous-spécifique ussuricus fait référence au fleuve Oussouri[6]. Il représente la plus imposante des sous-espèces actuelles de l'Ours noir d'Asie[7].

Répartition et habitat

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L'Ours noir de l’Oussouri est indigène de l'Extrême-Orient russe, du Nord-Est de la Chine et de la péninsule de Corée[8]. On le rencontre dans le Sud de la Sibérie en Russie, le nord-est chinois et les zones montagneuses de la péninsule coréenne. Ses milieux de prédilection comprennent les forêts de feuillus en Russie ainsi que les forêts mixtes et de conifères dans le Nord-Est asiatique.

L'ensemble de l'espèce est classé comme vulnérable (VU) par l'UICN, qui n'établit pas d'évaluation distincte pour chaque sous-espèce dans ce cas[9],[7]. Ces ours sont particulièrement menacés par la fragmentation de leur habitat et par le braconnage motivé par le trafic d'organes, notamment la vésicule biliaire et la bile très recherchées en médecine traditionnelle. La Corée du Sud a classé cette sous-espèce parmi ses monuments naturels en 1982 puis comme espèce en danger d'extinction en 2005. Elle bénéficie également d'une protection légale intégrale en Chine en vertu de la loi sur la protection de la faune sauvage[7].

Morphologie

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L'Ours noir de l’Oussouri possède une fourrure noire rehaussée d'un collier pectoral blanc caractéristique. Les mâles pèsent habituellement jusqu'à 200 kg, tandis que les femelles atteignent environ 140 kg[7]. Les mâles mesurent entre 1,5 à 2 m de long. L'animal présente des membres antérieurs proportionnellement plus minces et courts, contrastant avec des pattes postérieures puissantes. Comparativement aux autres sous-espèces, il se distingue par une tête plus modeste au museau effilé, des mâchoires robustes et de plus grandes oreilles. Sa fourrure, courte et plus clairsemée durant l'été, s'épaissit fortement en hiver pour résister aux froids rigoureux[6].

Comportement et écologie

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L'espérance de vie de l'Ours noir de l’Oussouri varie de 20 à 25 ans dans la nature et peut aller jusqu'à 30 ans en captivité. Il est omnivore et dispose d'un spectre alimentaire varié : fruits, noix, graines de conifères, céréales, petits insectes comme les termites, œufs d'oiseaux, miel et invertébrés divers. Il s'alimente également des charognes abandonnées par d'autres prédateurs[7]. Parmi ses carnivores prédateurs ou concurrents en situation de sympatrie figurent l'Ours brun de l'Oussouri et le Tigre de Sibérie[6],[5].

Généralement nocturne à proximité des implantations humaines, il est souvent actif de jour dans les secteurs plus sauvages. Durant la journée, il se repose volontiers sur les branches d'arbres ou sur des plateformes rocheuses. Il est réputé agressif lorsqu'il est confronté à l'Homme en milieu naturel. En dehors de la période de reproduction, il mène une vie strictement solitaire[7].

La saison des amours intervient en juin et juillet. La femelle donne naissance à une portée pouvant compter jusqu'à quatre oursons. Le sevrage s'opère au terme de dix-huit mois. L'animal passe la mauvaise saison à hiberner dans des cavités rocheuses ou de vieux troncs creux[7].

Notes et références

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
  2. 1 2 Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
  3. 1 2 3 Heude 1901, p. 2
  4. ↑ (en) Jiaqi Wu, Naoki Kohno, Shuhei Mano, Yukio Fukumoto, Hideyuki Tanabe, Masami Hasegawa et Takahiro Yonezawa, « Phylogeographic and Demographic Analysis of the Asian Black Bear (Ursus thibetanus) Based on Mitochondrial DNA », PLOS ONE, vol. 10, no 9,‎ (ISSN 1932-6203, PMID 26406587, PMCID 4583410, DOI 10.1371/journal.pone.0136398, Bibcode 2015PLoSO..1036398W)
  5. 1 2 (en) I. V. Seryodkin, « Denning ecology of brown bears and Asiatic black bears in the Russian Far East », Ursus, vol. 14, no 2,‎ , p. 153–161 (JSTOR 3873015, lire en ligne, consulté le )
  6. 1 2 3 (en) V. G. Heptner et N. P. Naumov, « White-chested, black bear », dans Mammals of the Soviet Union, vol. II, Part 1a, Sirenia and Carnivora (Sea cows; Wolves and Bears), Washington, D.C., Smithsonian Institution Libraries and National Science Foundation, , 713–733 p. (lire en ligne)
  7. 1 2 3 4 5 6 7 (en) « Ussuri black bear », sur Bear Conservation (consulté le )
  8. ↑ (en) Rabin Kadariya, Michito Shimozuru, Jesús E. Maldonado, Mohamed Abdallah Mohamed Moustafa, Mariko Sashika et Toshio Tsubota, « High genetic diversity and distinct ancient lineage of Asiatic black bears revealed by non-invasive surveys in the Annapurna Conservation Area, Nepal », PLOS ONE, vol. 13, no 12,‎ (ISSN 1932-6203, PMID 30517155, PMCID 6281213, DOI 10.1371/journal.pone.0207662, Bibcode 2018PLoSO..1307662K)
  9. ↑ (en) UICN : espèce num {{{1}}} (consulté le )

Bibliographie

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Document original

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  • Pierre Marie Heude, « Notes sur quelques Ursidae peu ou point connus », Mémoires concernant l'histoire naturelle de l'Empire chinois, vol. 5, no 1,‎ , p. 1–2 (lire en ligne)

Voir aussi

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Liens externes

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