Sennefer (maire de Thèbes)
Sennefer est un des grands personnages du règne d'Amenhotep II (XVIIIe dynastie). Frère du vizir Amenemopet, il fait partie d'une famille de grands dignitaires de l'entourage royal.
| Sennefer | |||||
Sennefer et Sentnay ainsi que leur fille Moutnofret | |||||
| Nom en hiéroglyphe | |||||
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| Transcription | Sn nfr | ||||
| Période | Nouvel Empire | ||||
| Dynastie | XVIIIe dynastie | ||||
| Fonction principale | maire de Thèbes | ||||
| Famille | |||||
| Conjoint | Sentnay Sentnefert Méryt |
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| Enfant(s) | Mout-Néfertari Senet-Néfret …… |
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| Fratrie | Amenemopet | ||||
| Sépulture | |||||
| Nom | TT96 (« la tombe aux vignes ») | ||||
| Type | tombe | ||||
| Emplacement | Cheikh Abd el-Gournah | ||||
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Généalogie
modifierSennefer est connu notamment pour avoir été le maire de Thèbes et l'intendant du harem royal. Grand administrateur, il cumulait plusieurs charges, civiles et pour le temple d'Amon.
Une inscription de sa tombe nous renseigne sur l'ensemble de son parcours :
« J'ai atteint l'état de vénérable en même temps que la vieillesse auprès du roi. Je suis le confident du Seigneur du Double Pays. Je suis bénéfique et le roi le sait, il sait que j'ai accompli des actes utiles dans les fonctions qu'il m'a assignées ; après avoir cherché sur tous les chemins, il n'a trouvé de ma part aucune action vile. J'ai été loué à cause de ce que j'ai fait. Ainsi m'a-t-il promu le plus élevé des supérieurs, grand chef dans la Ville du Sud, intendant du double grenier d'Amon, intendant des champs d'Amon, intendant des jardins d'Amon, grand prêtre d'Amon dans Héliopolis »
Dans sa tombe apparaissent trois épouses — Sentnay, Sentnefert et Méryt. Il est possible que les deux premières ne soient qu’une seule et même personne, mais cela reste incertain. Leur représentation n’est pas non plus uniforme : Sentnay est désignée à la fois comme épouse et comme sœur, tout comme Sentnefert, alors que cette dernière est dépourvue de toute désignation dans environ un tiers de ses légendes ; il en va de même pour Méryt, qui n’est toutefois jamais appelée que « sœur ». Sentnay jouit du statut social le plus élevé en tant que « grande nourrice royale » — c’est elle qui allaita le pharaon —, Sentnefert est « nourrice royale » et Méryt est chanteuse d'Amon[2].
Méryt est la plus fréquemment figurée, mais l’emplacement de ses scènes la rend totalement invisible aux yeux des visiteurs antiques de la chapelle de la tombe ; Sentnefert était visible du public, quoique dans une moindre mesure, tandis que Sentnay était la plus exposée aux regards, apparaissant souvent aux côtés des membres de la famille de Sennefer, et elle eut le plus grand nombre d’enfants, parmi lesquels figurerait un fils dont le nom est mutilé. Dans l’iconographie, Sentnay et Sentnefert sont représentées à la même échelle que Sennefer, alors que Méryt est généralement figurée à une échelle plus réduite, porte les vêtements les plus élaborés et adopte les poses les plus intimes avec Sennefer. Tous ces éléments marquent une distinction de positionnement entre les trois — ou les deux — épouses de Sennefer. Parmi elles, Sentnay, grâce à son statut social éminent, se vit accorder le privilège d’être inhumée dans la vallée des Rois : la tombe KV42, creusée à l’origine pour la reine Mérytrê-Hatchepsout, lui fut octroyée par Amenhotep II. De ces deux ou trois épouses, Sennefer aurait eu quatre filles, trois fils et un petit-fils[2].
Sépulture
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La tombe de Sennefer à Cheikh Abd el-Gournah, que l'on appelle souvent « la tombe aux vignes », porte le numéro TT96 et se situe non loin de celle de son frère.
Notes et références
modifier- ↑ Lalouette 1999, p. 232.
- 1 2 Jones 2018, p. 90-94.
Bibliographie
modifier- Claire Lalouette, Thèbes ou la naissance d'un Empire, Flammarion, , p. 232.
- (en) Ellen Jones, Three's a Crowd: The Possibility of Polygyny in New Kingdom Thebes in Current Research in Egyptology 2017: Proceedings of the Eighteenth Annual Symposium: University of Naples, “L’Orientale", 3–6 May 2017, Archaeopress Publishing Ltd, (ISBN 978-1-78491-906-1, DOI 10.2307/J.CTV1ZCM0B0.12, lire en ligne).