Sept rivières sacrées de l'Inde

fleuves sacrés du sous-continent indien, dérivés du concept rig-védique des ''Sapta Sindhu''
Femme indienne faisant flotter des lampes sur le Gange, William Simpson. Chromolithographie de 1867.

Parmi toutes les rivières de l'Inde, on en dénombre sept qui sont considérées comme sacrées et font l'objet de pèlerinages à certains endroits aménagés de leur cours et à leur source. Ces sept rivières sacrées de l'Inde, appelées en sanscrit les « Sapta Nadi » (सप्तनदी), sont : le Gange, la Yamunâ, la Sarasvatî, l'Indus, la Godâvarî, la Narmadâ et la Kâverî[1].

Il peut être remarqué que parmi ces rivières, six ont une existence physique. La septième, la Sarasvatî, est un fleuve mythique ayant très probablement existé dans l'Antiquité indienne. Celle-ci, bien qu'absente matériellement, fait encore l'objet de révérences, et on lui attribue une manifestation au lieu-dit du Triveni Sangam à Prayâg ou Allâhâbâd, où elle confluerait avec la Yamunâ et le Gange[2],[3],[4].

Le concept des Sapta Nadi trouve partiellement ses origines dans les « Sapta Sindhu » (सप्त सिंधु) du Rig-Véda, correspondant à sept grands cours d'eau du bassin de l'Indus[5],[6]. Les rivières rigvédiques, énumérées à une vingtaine, comprenaient entre autres la Yamuna et le Gange[1]. Il s'inscrit aussi en forte continuité avec divers cultes des rivières retrouvés dans le monde indien, prenant sa forme actuelle dans la littérature purânique. Les Sapta Nadi occupent une place importante dans les rituels religieux des Hindous, elles sont invoquées dans les hymnes de consécration et de sanctification de l'eau, et leurs eaux elles-mêmes sont collectées pour effectuer les lustrations rituelles (l'abhisheka)[1],[7].

L'eau joue un rôle purificateur dans l'hindouisme, les berges des rivières sont souvent aménagées de ghâts permettant de faire des ablutions et l'immersion dans leurs eaux participe d'un processus de purification.

Notes et références

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  1. 1 2 3 Eck 2012, chap.  4, p. 50, 167-168.
  2. ↑ Frédéric et Dewnarain 2018, art. Allahabad.
  3. ↑ Eck 2012, chap.  4, p. 20, 145.
  4. ↑ Charles Malamoud, Féminité de la parole : Études sur l'Inde ancienne, Paris, Albin Michel, coll. « Sciences des religions », , 304 p. (ISBN 978-2-226-15876-5, OCLC 470046828), chap. 5 (« Le fleuve et les mots »)
  5. ↑ Frédéric et Dewnarain 2018, art. Panjab.
  6. ↑ Aslamkhan 1996.
  7. ↑ Prithwindra Mukherjee, Véronique De Colombel (dir.) et Micheline Lebarbier (dir.), Étapes de la vie et tradition orale : Conceptions universelles et expressions particulières, Paris, Louvain, Éditions Peeters, pour le LACITO, coll. « Société d'études linguistiques et anthropologiques de France », , 320 p. (ISBN 978-90-429-2204-4 et 978-2-7584-0071-4, OCLC 470907372), « Initiation à la connaissance brāhmanique et le rituel de l'upanayanaṁ », p. 140

Voir aussi

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Bibliographie

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