Sergueï Kara-Mourza
Sergueï Gueorguievitch Kara-Mourza (en russe : Сергей Георгиевич Кара-Мурза), né le à Moscou (RSFSR, URSS) et mort le dans la même ville[1], est un chimiste, historien, philosophe politique et sociologue soviétique puis russe.
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| Formation |
Faculté de chimie de l'université d'État de Moscou (en) (- |
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Chimiste, politologue, social philosopher, spécialiste des sciences sociales, historien des sciences, journaliste d'opinion, philosophe, sociologue, historien, écrivain |
| Père |
Gueorgui Sergueïevitch Kara-Mourza (d) |
| A travaillé pour |
Institute of Socio-Political Research (en) |
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Biographie
modifierSergueï Kara-Mourza appartient à une famille d'origine tatare, les Kara-Murza (littéralement « Prince Noir »), issue d'un aristocrate tatar qui s'était installé à Moscou au XVe siècle.
Sergueï est diplômé en chimie de l'université d'État de Moscou en 1961. Entre 1966 et 1972, il travaille comme chimiste soviétique à Cuba. En 1983, il soutient sa thèse de doctorat en histoire des sciences et de la technologie et devient professeur en 1988.
Il enseigne en Russie et en Espagne et est l'auteur de plusieurs publications et études universitaires consacrées à l'histoire, à la science et à la société. Son livre Mind Manipulations publié en 2000 est consacré à l'établissement et à la description du problème de la manipulation de l'opinion publique par les médias de masse pro-occidentaux en Russie et dans la civilisation soviétique, un ouvrage sur l'histoire, l'organisation politique et économique de l'URSS. À la fin des années 1990 et au début des années 2000, Sergueï Kara-Mourza écrit un certain nombre d'ouvrages politiques et philosophiques sur l'eurocentrisme, la mondialisation et les révolutions de couleur. Ses articles étaient fréquents dans les journaux russes de gauche ou nationalistes tels que la Pravda, le Zavtra d'Alexandre Prokhanov et Sovetskaïa Rossia (en).
Sergueï Kara-Mourza est connu pour ses opinions anti-mondialistes, anti-libérales et anti-occidentales ; cependant, il rejette également l'idéologie marxiste traditionnelle. Il a vivement critiqué les réformes économiques russes des années 1990 ; il est partisan d'une économie plus collectiviste. Ayant soutenu la politique du président Poutine, il s'oppose aux révolutions de couleur.
Il est un parent de Vladimir A. Kara-Mourza et de son fils Vladimir V. Kara-Mourza.
Sergueï Kara-Mourza a popularisé le terme golden billion, une théorie développée par Anatoli Tsikounov[2].
Notes et références
modifierNotes
modifier(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Sergey Kara-Murza » (voir la liste des auteurs).
Références
modifier- ↑ (ru) Сергей Кудрин, « «Одним из первых поставил диагноз либерализму»: ушел из жизни Сергей Кара-Мурза, выдающийся социолог : Историк Сергей Кара-Мурза умер в возрасте 86-лет », Komsomolskaïa Pravda, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-US) Eliot Borenstein, Plots against Russia: Conspiracy and Fantasy after Socialism, Ithaca, New York, Cornell University Press, , 97 p. (ISBN 9781501735776)
Liens externes
modifier- Sites officiels : centero.ru, кара-мурза.рф et www.kara-murza.ru
- Ressources relatives à la recherche :
