Serin à gorge jaune

espèce d'oiseau

Crithagra flavigula

Crithagra flavigula
Description de l'image Ploceus RWD.jpg.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Fringillidae
Genre Crithagra

Espèce

Crithagra flavigula
(Salvadori, 1888)

Synonymes

Serinus flavigula

Statut de conservation UICN

( NT )( NT )
NT B1b(iii) : Quasi menacé

Le Serin à gorge jaune (Crithagra flavigula) est une espèce de passereaux de la famille des Fringillidae, native de centre de l'Éthiopie.

Description

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Il mesure jusqu'à 11,5 cm.

Distribution

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Le site historique est une petite aire de seulement 30 km2 dans la province de Choa dans le centre de l’Ethiopie (Kolla di Aigaber, Ambokarra, Melka Gebdu) mais deux autres localités dans le parc national de l'Awash (mont Fantalle et Aliyu Amba-Dulecha) situées à 65 km au sud de Melka Gebdu ont récemment été ajoutées[1].

Habitat

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Lors de la redécouverte de l’espèce à Melka Ghebdu en , Ash & Gullick[2] ont bien décrit l’habitat constitué d’une vallée longeant un petit cours d’eau à flanc de colline et en terrain particulièrement aride, rocailleux et escarpé. La végétation était composée d’acacias et d’autres arbres de quatre à six mètres de haut, très disséminés et parsemés de formations de buissons et de broussailles en alternance avec quelques parcelles de chaumes. Selon BirdLife International[3], le Serin à gorge jaune semble préférer les broussailles des déserts semi-arides, les savanes parsemées d’arbres, les fourrés denses sur les flancs rocailleux des collines et les zones herbeuses à touffes de Cymbopogon et à formations de Lavandula.

Alimentation

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Elle consiste en graines glanées sur le sol (en novembre) mais prélevée surtout sur les hautes touffes de plantes herbacées sèches comme Lavandula coronopifolia, labiacée [4]. D’autres plantes exploitées par l’espèce ont été rapportées par Ottaviani[1], photos à l’appui, comme Parthenium hysterophorus, astéracée et Commelina subulata, commélinacée.

Ash & Gullick[2] ont observé l’envolée de trois individus d’une haute formation buissonneuse suivie, peu après, de l’arrivée de quatre autres sujets sur le même site de perchage. Ils étaient sans cesse en mouvement, peu tolérants envers l’homme et difficiles d’approche; restant perchés sur les rameaux extérieurs des arbres et des buissons sans chercher à se cacher mais répugnant manifestement à descendre au sol pour boire à un filet d’eau coulant au compte-gouttes où se concentraient d’autres espèces de serins.

Le cri de contact est un sip répété deux-trois fois lors des petits vols effectués entre les différentes plantes exploitées. Le chant est une reprise des cris mais émis sur une sonorité plus musicale zeet ze ze zee avec une tonalité plus basse sur les deux notes centrales[5].

Nidification

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Un mâle chantant a été observé à Melka Gebdu, début décembre et sur le mont Fantalle, en février. Un couple nourrissant des jeunes fraîchement emplumés a été vu, également sur le mont Fantalle, début janvier[4]. Selon Fry & Keith[4], rien d’autre n’est connu sur la nidification, pourtant Jose Luis Vivero[3] signale qu’un nid a été découvert en 1993 au sommet d’un petit buisson d’acacia sur le bord du cratère du mont Fantalle dans le parc national Awash.

La population est estimée entre 250 et 1 000 individus avec une tendance à la régression et sur une aire de reproduction évaluée à 4 600 km2[3]. Selon l’EWNHS (1996), le site de Melka Ghebdu abrite une population réduite mais apparemment stable avec plus de 35 individus répertoriés sur le mont Fantalle. Classé actuellement quasi-menacée par l'UICN[3].

Mesures de conservation

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L’espèce habite le parc national mais ne jouit pas, paradoxalement, d’une protection particulière liée à ce site et il n’existe pas actuellement d’action de conservation in situ. En matière de mesures à prendre, des études de terrain sont nécessaires notamment celles portant sur les exigences écologiques (habitat, alimentation) et celles visant à déterminer si la population du parc est reliée à celle d’Aliyu Amba-Dulecha. Il convient aussi d’améliorer l’efficacité de la protection du parc et d’augmenter la superficie d’habitat approprié à l’espèce[3].

Taxonomie

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Son statut taxonomique a été très controversé ; considéré comme une simple variante de xanthopygius[6], un hybride atrogularis (= xanthopygius) × dorsostriatus[7], une espèce distincte[8], une espèce propre ou un mutant de xanthopygius[9], une espèce propre mais très proche de S. xanthopygius[10], une espèce distincte bien que très similaire à xantholaema, tout en réclamant des études plus approfondies, génétiques et de terrain[5] et enfin comme formant une superespèce avec xantholaema[4]. Ce taxon se complique encore par la présence d’une population isolée sur le volcan Fantalle, décrite en détail par Atkins & Harvey[5] et qui serait intermédiaire entre flavigula et xantholaema [4]. Selon Ottaviani[1], flavigula et xantholaema ne sont pas des mutants, encore moins des hybrides car ils sont isolés géographiquement et écologiquement. Les différences de proportions et de plumages militent plutôt en faveur d’un statut d’espèce distincte, la différence principale portant sur le dessin de la gorge avec persistance du croupion jaune. Il retient donc la thèse d’un ancêtre commun éthiopien de type atrogularis qui, au cours d’importants remaniements géologiques et climatiques, aurait subi un morcellement des populations et développé ces formes isolées comme l’avait suggéré Erard[8]. Par ailleurs, Ottaviani[1] pense que flavigula descend en ligne directe de xanthopygius, le graphisme gulaire est très similaire, le jaune en plus pour flavigula.

Références

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Voir aussi

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) J. S. Ash et T. M. Gullick, « Serinus flavigula rediscovered. », Bull. Br. Orn. Club, vol. 110, , p. 81-83. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) J. D. Atkins et W. G. Harvey, « A new site for, and observations on Serinus flavigula in Ethiopia, with comments on its taxonomic status. », Bull. Br. Orn. Club, vol. 116, , p. 52-58. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) P. Clement, N. J. Collar et I. Newton, « Family Fringillidae (Finches) », dans Josep del Hoyo, Andrew Elliott et David A. Christie, Handbook of the Birds of the World, vol. 15 : Weavers to New World Warblers, Barcelone, Lynx edicions, , 879 p. (ISBN 978-84-96553-68-2, lire en ligne Inscription nécessaire), p. 524-525 & planche 33 p. 520.
  • C. Erard, « Taxonomie des serins à gorge jaune d’Ethiopie. », L’Oiseau et la R. F. O., no 44, , p. 308-322. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) C. H. Fry et S. Keith, The Birds of Africa., vol. 7 : Sparrows to Buntings, Londres, Helm, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) B. P. Hall et R. E. Moreau, An atlas of speciation in African Passerine birds, Londres, British Museum, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Michel Ottaviani, Monographie des Fringilles : Histoire Naturelle et photographies, vol. 3 : Carduélinés, Ingré, Éditions Prin, (ISBN 978-2-909136-35-6). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) A. L. Rand, « What is Serinus flavigula? », Bull. Br. Orn. Club, vol. 88, , p. 116-119. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) C. G. Sibley et B. L. Monroe, Distribution and Taxonomy of Birds of the world, Londres, New Haven, Yale University Press, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (de) H. E. Wolters, Die Vogelarten der Erde, Berlin, P. Parey, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens externes

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