Service de renseignement de Géorgie

Le Service de renseignement de Géorgie (en anglais : Georgian Intelligence Service, GIS ; en géorgien : საქართველოს დაზვერვის სამსახური) est une ancienne agence de renseignement nationale de Géorgie, basée à Tbilissi. Fondé en 1997, le GIS est absorbé en 2025 par le Service de sécurité d'État de Géorgie et devient l'Agence nationale de renseignement.

Service de renseignement de Géorgie
Logo.
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Sceau.
Sceau.

Création
Disparition
Siège 51/53 Rue des Héros inconnus, Tbilissi
Site web GIS.gov.ge

Au sein du gouvernement géorgien, le GIS est directement soumis au Premier ministre et est chargé de fournir une évaluation des renseignements sur la sécurité nationale et d'effectuer des tâches de contre-espionnage à l'étranger[1].

Histoire

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1991-1997 : genèse du GIS

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Après la déclaration d'indépendance du pays en 1991, la Géorgie forme sa propre agence de renseignement, le Service d'information et de renseignement (SIR, საინფორმაციო – სადაზვერვო სამსახური), sur la base du Comité pour la sécurité de l'État de l'ère soviétique. Le KGB géorgien était remarquable en ce qu'il était considéré comme l'une des branches soviétiques régionales les plus efficaces du KGB, sous le commandement d'Alexi Inaouri et de Guivi Gumbaridze pendant la majeure partie de son existence[2],[3]. De 1993 à 1997, le SIR fonctionne en tant que direction générale du renseignement étranger du Ministère de la sécurité de l'État.

Service de renseignement indépendant

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Le , l'agence est transformée en un service de renseignement d'État indépendant, avec deux divisions régionales pour l'Adjarie et l'Abkhazie. Dépendant brièvement du Ministère de la sécurité de l'État de 2004 à 2005, l'agence est de nouveau rendue indépendante en tant que Service spécial des renseignements étrangers (საგარეო დაზვერვის სპეციალური სამსახური) le . Le nom actuel, Service de renseignement de Géorgie, est adopté conformément à la nouvelle législature du renseignement, approuvée par le Parlement de Géorgie le [1]. Depuis 2013, le service est sous le contrôle direct du Premier ministre de Géorgie[4].

En 2015, le SIG déménage dans des locaux au nord-ouest du lac de Tbilissi, composés principalement d'un grand bâtiment triangulaire. Ils sont inaugurés par Irakli Garibachvili. Des théories conspirationnistes circulent sur ce nouveau quartier général[4].

En , Irakli Beraïa, ancien diplomate et parlementaire, est nommé directement à la tête du SIG par le gouvernement, sans passer par d'autres postes subalternes. Selon Intelligence Online, cela illustre la domination de Bidzina Ivanichvili sur les services de renseignement et de sécurité du pays[5],[6].

Fusion avec le Service de sécurité d'État

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En , le Parlement contesté de Géorgie adopte un paquet de lois prévoyant notamment la fusion du Service de renseignement de Géorgie et du Service de sécurité d'État de Géorgie (SSSG). À son entrée en vigueur le , le GIS devient ainsi une branche subordonnée du SSSG sous le nom d'Agence nationale de renseignement[7].

L'objectif affiché de la réforme est d'améliorer l'efficacité et de rationaliser les missions des deux services, qui seraient « étroitement liées ». Cependant, le placement du GIS sous la tutelle du SSSG, fortement contrôlé par le parti au pouvoir Rêve géorgien, laisse craindre aux experts et à l'opposition que les moyens soient alloués uniquement à la surveillance de l'opposition et des menaces internes, en délaissant la protection contre les menaces extérieures, au premier rang desquelles la Russie. Selon un militant d'opposition, la loi vise à « protéger le régime plutôt que la Géorgie »[7].

Irakli Beraïa, ancien directeur du GIS, devient le chef de l'Agence nationale de renseignement et l'un des adjoints du directeur du SSSG (alors Anri Okhanachvili)[8].

Structure

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Le SIG comprend cinq subdivisions principales. Celles-ci sont[9] :

  • la Direction analytique ;
  • la Direction de l'information ;
  • la Direction de la sécurité ;
  • la Direction administrative ;
  • le Centre de formation.

Directeurs du service

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Références

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  1. 1 2 (en) « OUR MISSION », sur Site du Service d'intelligence de Géorgie (consulté le )
  2. ↑ (en) Viktor Tcherkassine et Gregory Feifer, Spy Handler : Memoir of a KGB Officer, Basic Books, (ISBN 0-465-00968-9), p. 125
  3. ↑ (ru) « КГБ Грузинской ССР », sur Shields and Word (consulté le )
  4. 1 2 (en) Mariam Dangadze, « Occultist-Satanic Building Or The Georgian Intelligence Service? », sur Mythdetector.com, (consulté le )
  5. ↑ Alice Pontallier, « Géorgie • Le duo de sécurocrates au diapason de l'oligarque Bidzina Ivanichvili », Intelligence Online, (consulté le )
  6. ↑ (en) « Georgian Intelligence to Be Absorbed by State Security Service », sur Civil Georgia (consulté le )
  7. 1 2 (en) « Georgian Intelligence to Be Absorbed by State Security Service », sur Civil Georgia (consulté le )
  8. ↑ (en) « Georgian Intelligence to Be Absorbed by State Security Service », sur Civil Georgia (consulté le )
  9. ↑ (en) « STRUCTURE », sur Service d'intelligence de Géorgie (consulté le )

Articles connexes

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