Sexy Sushi

groupe d'electroclash français

Sexy Sushi est un groupe d'electroclash français, composé de Rebeka Warrior (de son vrai nom Julia Lanoë, également chanteuse des groupes Mansfield.TYA[1] et Kompromat) et Mitch Silver (de son vrai nom David Grellier[2]). Le groupe est originaire de Nantes et de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Sexy Sushi
Description de l'image Amiens (17 octobre 2009) 4ème Nuit Blanche 57a.jpg.
Informations générales
Pays d'origine Nantes, Drapeau de la France France
Genre musical Electroclash
Années actives -
Labels Merdier Records, Scandale Records, Label Maison
Composition du groupe
Membres Rebeka Warrior
Mitch Silver

Biographie

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Rebeka Warrior et Mitch Silver se rencontrent à Nantes en . Pour leur premier concert, ils achètent des perruques et portent des lunettes à verres fumés, accessoires garantissant leur anonymat. Ce code vestimentaire et scénique ne les quittera plus[3]. Leurs premiers albums ont été distribués sous forme de CD-R gravés par le biais de distributeurs alternatifs (tel Wonderground).

En , Tu l'as bien mérité ! sort sur le label Scandale Records. Le groupe entame une tournée accompagnée d'une « roue de l'infortune » qui dicte l'ordre des morceaux. Elle contient également quelques pièges dont une case banqueroute qui peut, à tout moment, mettre fin au concert[4],[5].

L'album Cyril sort le chez Label maison (L'autre distribution)[6],[7]. Deux titres sont accompagnés d'un clip : Marin et Love les tartes. Leur album Marre Marre Marre est également réédité, enrichi d'un livret. La même année, le groupe joue dans Au bord du monde, court-métrage de Cécile Bicler et Hervé Coqueret[8]. Un groupe Facebook milite pour que Sexy Sushi représente la France à l'Eurovision  ; le duo se déclare prêt[9].

En , sort la compilation Mauvaise foi. En , le groupe met en ligne une nouvelle chanson, Le Mystère des pommes, inspirée d'un épisode de l'émission de télévision Mystères. En sort J'aime mon pays[10], premier extrait du double album Vous n'allez pas repartir les mains vides ?, qui paraît en [11],[12], accompagné d'une tournée intitulée Coucou toi Tour. À l'occasion de la sortie de ce single, le groupe propose à ses fans de réaliser leur propre clip de la chanson sous la forme d'un concours : « Le Farandole Contest »[13],[14]. En parait une version vinyle bleue de l'album Vous n'allez pas repartir les mains vides ?, intitulé Vous en reprendrez bien une part ? En , en collaboration avec l'artiste Théo Mercier, le groupe propose, à la maison des arts et de la culture de Créteil, un spectacle intitulé Du futur faisons table rase[15].

Depuis , le groupe n'officie plus, Rebeka Warrior et Silver Mitch font une carrière solo chacun de leur côté. Lors d'une interview en , Rebeka Warrior n'exclut pas un retour de Sexy Sushi mais dans un horizon lointain car « c'est un truc très jeune ou très vieux. Là, en ce moment je pense que ni Mitch ni moi n'avons envie de nous y coller[16]. »

Le duo revient en avec le single La Politesse ainsi qu'avec la ressortie en vinyle de Tu l'as bien mérité[17].

Musique

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Leur style musical, qualifié d'electroclash ou de techno-punk, évoque avant tout des « thèmes sexuels mais aussi politico-sociaux, portés par des textes crus[3] », proches d'une certaine forme d'anarchisme et de dadaïsme[18],[19]. Leur style musical est également qualifié d'« electro-trash »[20]. Carla Bruni est citée dans L'Idole des connes, quant à Rachida Dati et Jean-Pierre Pernaut deux titres respectifs leur sont consacrés : À bien regarder, Rachida et Meurs meurs Jean-Pierre Pernault qui fera polémique lors de la sortie[21].

Concert

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Influencé par l'actionnisme viennois, le groupe propose des concerts qui s'apparentent à des performances artistiques[18], dans la tradition punk[22] et qui se démarquent par leur aspect « foutraque » : « la chanteuse asperge la fosse de bière, grimpe sur les enceintes et autres balcons, crache sur le public avant de lui sauter dessus, lui met involontairement quelques coups de pied de micro, et enfin l'invite à monter sur scène, contre l'avis du service de sécurité très légèrement irrité par ce grand n'importe quoi[3],[22]. »

Utilisation politique de J'aime mon pays

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J'aime mon pays, sorti en dans un contexte d'adoption du mariage entre personnes de même sexe et de Manif pour tous, brocarde un réactionnaire en pointant à la première personne les contradictions entre ses paroles et ses actes[23]. Il est repris dans un cadre politique en France en pour des mèmes anti-Bardella et anti-RN lors des élections européennes et législatives anticipées[24],[25], mais aussi par des militants pro-RN[26] qui ne semblent pas avoir saisi la portée satirique du refrain « J'aime mon pays, comment peux-tu en douter ? ».

En , un spectacle drag reprend le morceau lors de la Marche des fiertés de Saint-Quentin. Plusieurs organisations et personnalités d'extrême droite (Reconquête, Parents vigilants, l'UDR[27], et le député RN Eddy Casterman qui affirme saisir le procureur de la République au nom de l'article 40) y voient une « apologie de la pédocriminalité » en raison du passage « J'aime en secret tripoter mon fils » — malgré sa charge ironique évidente destinée à condamner ces actes plutôt qu'à en faire l'apologie[28],[29] — et diffusent la fausse information selon laquelle le spectacle a été donné devant un public d'enfants[27].

Discographie

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Albums studio

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Titres inédits

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Titres principalement proposés en téléchargement ou en écoute, et de façon épisodique, sur le site officiel du groupe :

  • Je veux pas d'un homme à petite bite (reprise de Short Dick Man de 20 Fingers)
  • The Bachelor Edit (remix de la chanson Elle est d'ailleurs de Pierre Bachelet)
  • À genoux
  • À tort ou à raison
  • La mort sur le dancefloor (prestation live, en duo avec Vitalic) – ce titre figure également sur l'album Rave Age de Vitalic
  • L'Hôtesse mal baisée (DJ set)
  • Coucou toi (bonus track iTunes)[30],[31]
  • J'aime mon chenil (bonus track iTunes)[30],[31]
  • La Politesse[17]

Notes et références

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  1. ↑ David Prochasson, « La douce violence d'un duo », 20 Minutes, (consulté le ).
  2. ↑ Arnaud Bénureau, « David Grellier », sur Kostar (version du sur archive.org).
  3. 1 2 3 Philippe Brochen, « Electro choc », Next, Libération, (version du sur archive.org).
  4. ↑ « Contre chronique de concert par Sexy Suhi », Brain Magazine, (version du sur archive.org).
  5. ↑ Youl, « Sexy Suhi à L'Antipode : trois révolutions en une », sur alter1fo.com, (version du sur archive.org).
  6. ↑ « Sexy Sushi présente Cyril tout l'été », sur ConcertLive, (version du sur archive.org).
  7. ↑ « Sexy Sushi : la salsa du démon », sur foutraque.com, (version du sur archive.org).
  8. ↑ « Au bord du monde », sur Allociné (consulté le ).
  9. ↑ Guillaume Lecaplain, « OK pour l'Eurovision », Presse Océan (version du sur archive.org).
  10. ↑ Odile de Plas, « Clip du jour : Sexy Sushi, J'aime mon pays », Télérama, (consulté le ).
  11. ↑ NOA, « Rencontre avec Sexy Suhi », sur Maze, (version du sur archive.org).
  12. ↑ Esther Degbe, « Sexy Sushi : "On est moche et ça fait partie du truc" », Next, Libération, (version du sur archive.org).
  13. ↑ « Sexy Sushi Farandole Contest : Paye ton clip », sur souslajupe.net, (version du sur archive.org).
  14. ↑ « Concours : faites un clip pour Sexy Sushi et gagnez un chat », sur sourdoreille.net (version du sur archive.org).
  15. ↑ « Du futur faisons table rase », sur maccreteil.com, Maison des arts et de la culture de Créteil, 28-29 mars 2014 (version du sur archive.org).
  16. ↑ [vidéo] « Rebeka Warrior, le grand entretien de Sexy Sushi à Kompromat avec Vitalic », à 10:55, Trax Magazine, , 37:32 min (consulté le ).
  17. 1 2 Louise Lucas, « Sexy Sushi revient avec le fracassant (et assassin) “La Politesse” », Les Inrockuptibles, (consulté le ).
  18. 1 2 Jean-Daniel Beauvallet et Pierre Siankowski, « Sexy Sushi : indé bandant », sur Les Inrockuptibles, (version du sur archive.org).
  19. ↑ Lisa Vignoli, « Je suis allée à Fukushima avec Sexy Sushi », Les Inrockuptibles, (version du sur archive.org).
  20. ↑ Pauline Guyau, « Le groupe électro-trash français Sexy Sushi au Trianon de Paris en mai 2013! », sur Bible urbaine, (consulté le ).
  21. ↑ Julien Bordier, « Sexy Sushi, Cyril et Jean-Pierre Pernault », L'Express, (version du sur archive.org).
  22. 1 2 Ornella Lamberti, « Les images du concert fou des Sexy Sushi » (galerie de photos du concert du à La Cigale), L'Express, (consulté le ).
  23. ↑ « J'aime mon pays (Sexy Sushi, ) », Sous les chansons l'histoire, sur divergence-fm.org, Divergence FM, .
  24. ↑ Justine Simon, « Politisation des jeunes publics en musique : Participation créative et expressive sur TikTok face à la candidature de Jordan Bardella », Questions de communication, no 49 « Politisation des publics numériques »,‎ , p. 225–250 (DOI 10.4000/16ebt, lire en ligne).
  25. ↑ « Des bangers contre l'extrême droite », sur lavagueparallele.com, .
  26. ↑ Par exemple : Léonie la patriote (@leoniedfre), « @Jordan Bardella #bardella #rn #politics », sur TikTok, .
  27. 1 2 Marie-Estelle Pech, « "Pédophilie", basilique et drag-queen : les petits arrangements de Reconquête! avec les faits à Saint-Quentin », Marianne, .
  28. ↑ Jacques Pezet, « Marche des fiertés à Saint-Quentin : comment l'extrême droite instrumentalise Sexy Sushi pour accuser des drag queens de «pédophilie» » Accès payant, CheckNews, Libération, .
  29. ↑ Mary Sohier, « "On me fait passer pour un pédophile, je n'en dors plus" : une drag queen mise en cause par l'extrême droite pour avoir repris une chanson parodique », France 3 Hauts-de-France, .
  30. 1 2 « Sexy Sushi », sur believerecordings.fr (version du sur archive.org).
  31. 1 2 « Vous n'allez pas repartir les mains vides ? », sur believerecordings.fr, (version du sur archive.org).

Liens externes

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