Seydou Kane
Seydou Kane est un homme d'affaires et entrepreneur malien, né à Madina-Alahery, dans la région de Nioro du Sahel, au Mali. Installé au Gabon, il est également titulaire des nationalités sénégalaise et gabonaise.
| Président-directeur général du Consortium international des travaux publics |
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Biographie
modifierEnfance, formation et installation au Gabon
modifierSeydou Kane naît à Madina-Alahery, dans la région de Nioro du Sahel, au Mali, non loin de la frontière entre le Mali et la Mauritanie. Selon Jeune Afrique, il est issu d'une famille peule dont les ascendants sont venus du Sénégal avant de s'installer au Mali[1].
En 1985, à l'âge de 22 ans, Seydou Kane s'installe au Gabon, où il commence dans le commerce de détail[1],[2]. Il déclare en 2016 détenir trois passeports diplomatiques, délivrés par le Gabon, le Mali et le Sénégal[3].
Parcours
modifierActivités économiques
modifierSeydou Kane fonde le Consortium international des travaux publics (CITP), dont il occupe la fonction de président-directeur général[2]. L'entreprise est active dans le secteur des travaux publics et des infrastructures au Gabon[2].
En 2024, il est conseiller stratégique du président de la Fédération des entreprises du Gabon[4]. En 2025, il intervient dans Forbes Afrique sur la place des PME locales dans les grands projets d'infrastructures au Gabon[2].
Activités sociales
modifierLa presse mentionnent des actions de bienfaisance attribuées à Seydou Kane, notamment des dons de vivres pendant le ramadan et le financement de pèlerinages à La Mecque[5]. Mediapart indique également qu'une école fondamentale de Madina-Alahery a été baptisée à son nom en 2014, en reconnaissance de réalisations locales financées dans son village natal[6].
Affaires judiciaires
modifierEn novembre 2015, Seydou Kane est interpellé à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle dans le cadre d'une enquête française liée à l'affaire dite Marck, impliquant notamment Maixent Accrombessi, alors directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo[7].
Selon Le Monde, il est mis en examen en France en novembre 2015 dans cette affaire, le parquet de Paris l'accusant de « corruption et blanchiment ». Le journal indique qu'il ressort libre de garde à vue, mais sous contrôle judiciaire, avec confiscation de son passeport et interdiction de quitter le territoire français, sauf versement d'un cautionnement judiciaire[8].
En 2015, l'African Network of Centers for Investigative Reporting publie une enquête issue des Panama Papers, selon laquelle Seydou Kane aurait créé deux sociétés offshore par l'intermédiaire du cabinet Mossack Fonseca. La même enquête rappelle sa mise en examen en France et mentionne des soupçons de corruption d'agent public étranger, abus de bien social, blanchiment en bande organisée, recel, faux et usage de faux[5].
Notes et références
modifier- 1 2 « Ce qu'il faut savoir sur Seydou Kane, le plus gabonais des hommes d'affaires maliens », sur Jeune Afrique (consulté le )
- 1 2 3 4 « Seydou Kane, PDG du Consortium International de Travaux Publics (CITP) : « Il est essentiel d'impliquer les PME locales dans les grands projets » », sur Forbes Afrique, (consulté le )
- ↑ « Seydou Kane : « Pourquoi j'ai trois passeports diplomatiques gabonais, malien et sénégalais » », sur Initiative sur le droit à la nationalité en Afrique, (consulté le )
- ↑ « FEG : Seydou Kane promu conseiller stratégique, Alain Claude Kouakoua prend des galons », sur Gabon Actu, (consulté le )
- 1 2 « Les juteuses affaires au Panama de Seydou Kane », sur African Network of Centers for Investigative Reporting, (consulté le )
- ↑ « Madina Alahery (Nioro du Sahel) : le second cycle baptisé Seydou Kane », sur Le Club de Mediapart, (consulté le )
- ↑ « Gabon : Seydou Kane, un proche de Maixent Accrombessi, déféré devant un juge français », sur Jeune Afrique, (consulté le )
- ↑ Simon Piel et Joan Tilouine, « Seydou Kane, proche d'Ali Bongo, mis en examen dans l'affaire Marck », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )