Shem HaMephorash

72 noms

Dans la tradition juive, le Schem-hamephorash est le nom secret, imprononçable de Dieu.

Portion d'écriture sur rouleau d'argent avec la « Bénédiction sacerdotale » (Nombres 6 : 24-26) dans laquelle on peut voir le tétragramme. La première représentation du tétragramme date d'environ 600 avant notre ère. "Que YHWH vous bénisse et vous garde ; que YHWH fasse briller son visage sur vous et vous accorde sa grâce ; que YHWH élève son visage sur vous et vous accorde la paix." En hébreu : יברכך יהוה וישמרך יאר יהוה פניו אליך ויחנך ישא יהוה פניו אליך ויש ם לך שלום Trouvé en 1979 à Jérusalem. Tel que rapporté dans le Bulletin des écoles américaines de recherche orientale par le Dr Gabriel Barkay, l'archéologue de l'Université Bar-Ilan en Israël qui a découvert les artefacts, et les collaborateurs associés au projet de recherche sémitique occidental de Californie du Sud. Le chef du projet est le Dr Bruce Zuckerman, professeur de langues sémitiques à l'U.S.C., qui a travaillé avec le Dr Marilyn J. Lundberg, spécialiste de la Bible hébraïque sur le projet, et le Dr Andrew G. Vaughn, historien biblique au Gustavus Adolphus College. à Saint-Pierre, Minnesota.

Dans la tradition kabbalistique (notamment le Sefer Raziel), il est formé de l'association de 72 noms d'anges.

Maïmonide le fait coïncider avec le tétragramme YHWH[1]. Les chapitres LXI et LXII du Guide des égarés sont un développement sur le Schem ha-mephorasch. Ils s'inscrivent dans la réflexion de Maïmonide sur les noms et attributs divins et leur relation à l'essence divine. Les noms divins, dit-il, ne peuvent exprimer que des attributs négatifs (dire ce que Dieu n'est pas) ou des attributs de l'action de Dieu, mais non de son essence, car celle-ci nous est inconnue. Le seul nom qui appartient en propre à Dieu et qui ne décrive pas son action, c'est le nom tétragrammate ou nom de quatre lettres. C'est à ce nom seul que s'applique la dénomination de Schem ha-mephorasch. Le Talmud parle aussi, note Maïmonide, d'un nom de douze lettres et d'un autre de quarante-deux lettres. Ils résultent probablement de l'assemblage de plusieurs mots. Ils servent de substitut au tétragramme que l'on ne peut pas prononcer.

Notes et références

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  1. ↑ Moïse Maïmonide, Guide des égarés (lire en ligne), chap. LXI

Cet article contient des extraits de l'article « SHEM HA-MEFORASH » par Wilhelm Bacher de la Jewish Encyclopedia de 1901–1906 dont le contenu se trouve dans le domaine public.

Annexes

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • (en) Joshua Trachtenberg Jewish magic and superstition: a study in folk religion (Première édition 1939), University of Pennsylvania Press, 2004, pp. 90-100, (extraits sur googlebooks)