Shepespouptah est un haut fonctionnaire égyptien de la fin de la Ve dynastie[1].

Shepespouptah
Nom en hiéroglyphe
Q3
X1
V28A50Q3
Transcription Šps-p(w)-Ptḥ
Période Ancien Empire
Dynastie Ve dynastie
Famille
Conjoint Sechséchet Ire (?)
Enfant(s) Téti (?)
Fratrie ♂ Ounas (?)

Attestations

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Shepespouptah est avant tout attesté par la mention de deux domaines funéraires inscrits dans la chapelle funéraire du mastaba du vizir Mehou, époux de la fille royale Néfertkaous Ikou (elle-même probable fille d'Ounas) ; le nom de ces deux domaines, « La fraîcheur de l'iry-pât Shepespouptah » et « Le verger d'arbres ised de Shepespouptah »[2], rappellent ceux du roi Ounas lui-même[1],[3]. Le seul titre qu'il porte est celui d'« Iry-pât » (jry-pˁt)[4].

Généalogie

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La généalogie de Shepespouptah dépend de deux éléments principaux : sa relation avec la reine-mère Sechséchet Ire, mère de Téti, qui est également mentionnée deux fois dans les domaines funéraires du mastaba de Mehou ; les deux noms de domaine rappellent d'ailleurs ceux du roi Téti[1],[5] ; son identification au prince Ptahchepsès, dont le sarcophage a été retrouvé sur le dallage du temple de la vallée du complexe funéraire du roi Ounas[4].

Pour Jean Yoyotte et Jean Vercoutter, Shepespouptah était le fils d'Ounas et devait être l'époux de Sechséchet Ire et le père Téti, Jean Yoyotte faisant même de Sechséchet Ire la fille d'Ounas et donc la demi-sœur de Shepespouptah, malgré l'absence de titre de fille royale[1].

Une hypothèse, proposée par Hartwig Altenmüller, fait de la dame Sechséchet Ire l'épouse de Shepespouptah, ce qui fait de ce dernier le père du roi Téti ; il ne fait cependant pas de Shepespouptah la même personne que le prince Ptahchepsès et ne fait donc pas de lui le fils d'Ounas[1],[5].

Selon Juan Carlos Moreno-Garcia, le prince Ptahchepsès et l'iry-pât Shepespouptah seraient deux personnages différents[6]. Cependant, le Shepespouptah mentionné dans les domaines funéraires serait lié par des liens familiaux à Sechséchet Ire ainsi qu'à Mehou et le Shepespouptah, époux de la princesse Sechséchet surnommée Shechti, fille de Téti (ce dernier aurait laissé une dédicace sur le linteau de la tombe de Mehou indiquant que c'est lui qui avait fait ce monument pour Mehou)[7].

Naguib Kanawati propose quant à lui que Sechséchet aurait épousé le prince Shepespouptah, identique au fils royal Ptahchepsès, qu'il considère comme le frère, et non le fils, d'Ounas (cela ferait donc de Téti le neveu d'Ounas)[8],[note 1]. Thierry Stasser souligne cependant que le fils royal Ptahchepsès semble avoir été un fils héritier ; il semblerait donc étrange que Sechséchet ait épousé un fils héritier, aîné d'Ounas, mais qui aurait été réenterré dans le cimetière de ce dernier[8].

Pour Yannis Gourdon, Ptahchepsès et Shepespouptah ne peuvent être identiques, car Shepespouptah ne porte aucun titre royal, et ces deux noms sont deux formations onomastiques bien distinctes qui n'alternent jamais pour un même individu[9]. Cependant, rien ne vient contredire une union entre Shepespouptah et Sechséchet, ce qui ferait de ce Shepespouptah le père de Téti[10].

Notes et références

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  1. ↑ De manière plus complète, Kanawati propose la reconstruction suivante : un inspecteur des prêtres fuénéraires de la pyramide de Mykérinos nommé Iynéfert et son épouse Mérititès, enterrés dans un mastaba à Gizeh qui se trouve aujourd'hui au Musée d'État de Bade à Karlsruhe, avaient deux filles, nommées Nebet et Sechséchet, et trois fils, nommés Iynefert, Tjenti et Qai-Iouf ; les deux filles seraient respectivement la reine Nebet, épouse du roi Ounas, et la reine-mère Sechséchet Ire, mère du roi Téti ; les deux premiers fils seraient respectivement les vizirs Tjenti (en) et Iynefert Shanef ; Nebet et Ounas auraient eu la reine Ipout Ire, tandis que Shepespouptah/Ptahchepsès et Sechséchet Ire auraient eu Téti ; Téti et Ipout Ire se seraient par la suite mariés et auraient eu Pépi Ier[8].

Références

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  1. 1 2 3 4 5 Baud 2005, p. 580-582.
  2. ↑ Stasser 2013, p. 20, note 47.
  3. ↑ Stasser 2013, p. 20-21.
  4. 1 2 Baud 2005, p. 580.
  5. 1 2 Stasser 2013, p. 20.
  6. ↑ Stasser 2013, p. 20, note 49.
  7. ↑ Stasser 2013, p. 21-22.
  8. 1 2 3 Stasser 2013, p. 22-24.
  9. ↑ Gourdon 2016, p. 47.
  10. ↑ Gourdon 2016, p. 48-49.

Bibliographie

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