Shi Pingmei
Pingmei Shi ou Shi Pingmei (en chinois : 石评梅#) née le à Taiyuan et morte le , à 26 ans, est une écrivaine chinoise[1].
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石评梅 |
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Académie des Beaux Arts de Tianjin (en) |
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À partir de |
Bien que la Chine communiste ne reconnaît son importance qu'après les années 1980, elle est considérée comme l'une des femmes les plus célèbres pour ses contributions à la littérature chinoise de cette République de Chine[1].
Biographie
modifierShi est née à Taiyuan en 1902, dans le comté de Pingding, province du Shanxi, au sein d'une famille de lettrés traditionnelle[1]. Dès son plus jeune âge, elle se distingue par son intelligence et ses capacités. Elle est capable de mémoriser des livres entiers. Son père, qui ne partage pas l’idée selon laquelle il faut maintenir les femmes dans l’ignorance pour préserver leur vertu, l’envoie à l’école à Taiyuan. Elle fait ses études dans cette capitale provinciale du Shanxi jusqu’à l’âge de 18 ans, âge auquel elle obtient son diplôme de l’École normale féminine de Taiyuan. Les frais de scolarité étaient minimes, car les étudiantes exceptionnelles étaient exemptées de frais. L'établissement avait été fondé par Lü Bicheng[2].
Elle s'intéresse à la politique et, pour cette raison, déménage à Pékin où elle s'inscrit à l'École normale féminine[1]. Elle se spécialise en fait en éducation physique, car il n'y avait pas de cursus de littérature cette année-là. Elle tisse des liens d'amitiés avec Feng Yuanjun, et Su Xuelin[1].
Une fois ses études terminées, en 1923, elle enseigne et écrit dans des revues littéraires[1]. Elle enseigne le chinois et l'éducation physique, discipline dont elle est l'une des premières initiatrices auprès des jeunes élèves chinoises[1]. Sa vie amoureuse est plus tragique. Elle est amenée par ruse à jurer un amour éternel à un homme marié. Lorsqu’elle rencontre un autre homme, Gao Junyu, elle se sent trop meurtrie pour accepter ses avances et n'accepte qu’une relation amicale. Il était originaire de la même province qu’elle et comptait parmi les membres fondateurs du Parti communiste chinois. Gao Junyu était un communiste convaincu et il était marié. Ils se voient régulièrement, puis Gao Junyu divorce de sa femme. Le seul gage d’amour qu’elle accepte de lui est une bague en ivoire assortie à celle qu’il porte. Il meurt prématurément[1] alors qu’elle a 23 ans et, pendant les trois années qui suivent, elle se rend régulièrement au pavillon de Taoran où il est enterré. Elle meurt à son tour, trois ans plus tard[1]. Shi Pingmei meurt en effet très jeune, à l’âge de 26 ans et est inhumée aux côtés de Gao Junyu au parc de Taoranting. Son histoire a été mise en avant par Zhou Enlai lorsqu’il était Premier ministre de la Chine communiste. Il s’est rendu sur leurs tombes et a souligné que l’amour et la révolution n’étaient pas incompatibles.
Elle exhalte dans ses oeuvres l'héroïsme communiste, dénonce le système matrimonial traditionnel et les injustices envers les femmes[1]. Ces récits à la première personne, ainsi que son style fluide, marque une rupture avec le style traditionnel, s'inscrivant dans le mouvement du 4 Mai. Mais la Chine communiste ne reconnaîtra ses apports littéraires que bien plus tard, dans les années 1980[1]. Elle finit par être considérée, en République de Chine, comme l’une des femmes chinoises les plus talentueuses, aux côtés de Lü Bicheng, Eileen Chang et Xiao Hong. Après sa mort, son amie Lu yin écrit un roman inspiré de son histoire d’amour, intitulé Les Bagues d’ivoire. Cette histoire est adaptée dans un livre et un film. Les tombes de Gao Junyu et de Shi sont devenues un lieu de pèlerinage pour les jeunes couples et les groupes après la publication de son histoire[3].
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Shi Pingmei » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Xiaomin Giafferri-Huang, « Shi Pingmei (Shi Xinru, dite) [Shanxi 1902 -Pékin 1928] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber (dir.), Dictionnaire universel des créatrices, Éditions Des femmes, , p. 3976
- ↑ (ch) Shan Lin, Lü Bicheng, A Woman Genius, (ISBN 978-7546366203, lire en ligne)
- ↑ (en) Jianmei Liu, Revolution Plus Love: Literary History, Women's Bodies, and Thematic Repetition in Twentieth-Century Chinese Fiction, University of Hawaii Press, , 117–118 p. (ISBN 978-0-8248-2586-7, lire en ligne)