Le siège de Canterbury est un important raid Viking sur la ville de Canterbury qui eut lieu entre le et le , opposant une armée viking dirigée par Thorkell le Grand aux défenseurs anglo-saxons. Les détails du siège sont en grande partie inconnus, et la plupart des événements connus ont été consignés dans la Chronique anglo-saxonne.

Les « vitraux d'Alphège » de la cathédrale de Canterbury ont été installés au XIIe siècle et relatent le siège ainsi que l'enlèvement et le meurtre d'Alphège.

Contexte

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En , une importante armée viking menée par Thorkell le Grand débarque sur les rivages de Sandwich. L'armée avait initialement pour objectif de piller la ville de Canterbury, mais les habitants du Kent lui versent rapidement un danegeld de 3 000 livres d'argent pour la persuader de ne pas attaquer[1]. L'armée pille ensuite le reste du sud de l'Angleterre[2],[3].

Le siège

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Le , l'armée revient et assiége Canterbury, les forces anglo-saxonnes défendent la ville sans relâche. Olaf Haraldsson aurait également rejoint Thorkell lors du raid[4]. Après trois semaines de combats, les Vikings parviennent finalement à pénétrer dans la ville. Les sources chrétiennes attribuent cette percée aux actions d'un traître nommé Ælfmaer, dont la vie avait été auparavant sauvée par Alphège, l'archevêque de Canterbury. Thorkell et ses hommes pillent la ville et prennent plusieurs otages importants, dont l'archevêque lui-même. Godwine (en) (évêque de Rochester), Leofrun (en) (abbesse de St Mildrith) et le reeve du roi Ælfweard furent également capturés, mais l'abbé de l'abbaye St Augustin, Ælfmær (en), réussit à s'échapper. La cathédrale de Canterbury est pillée et incendiée par les Vikings après la capture d'Alphège[5].

Conséquences

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Les Vikings retiennent Alphège captif pendant sept mois et exigent 3 000 livres d'argent pour sa libération[6],[7]. Alphège refuse d'être racheté ou que son peuple paie les envahisseurs. Ce refus pousse finalement les Vikings à tuer de l'archevêque, qui est lapidé avec des os de bétail avant d'être achevé d'un coup de crosse de hache. Thorkell s'y serait opposé et aurait fait de son mieux pour empêcher la mort de l'archevêque, offrant aux meurtriers tout ce qu'il possédait, à l'exception de son navire[8]. Soit par dégoût de cet acte, soit par sentiment de perte de contrôle sur ses propres hommes, Thorkell et un groupe de loyalistes firent défection pour servir le roi anglais Æthelred le Malavisé en tant que mercenaires, emportant avec eux 45 navires Vikings[7],[8].

Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Siege of Canterbury » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ Christopher Wright, Kent through the years, Greenwood Press, (ISBN 0-7134-2881-3), p. 55
  2. ↑ Peter Sawyer, The Oxford Illustrated History of the Vikings, London, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-285434-6), p. 75
  3. ↑ La chronique anglo-saxonne.
  4. ↑ Gabriel Turville-Petre, The Heroic Age of Scandinavia, Greenwood Press, (ISBN 0-8371-8128-3), p. 142
  5. ↑ Barlow English Church 1000–1066 pp.209–210
  6. ↑ Hindley Brief History of the Anglo-Saxons p.301
  7. 1 2 Angelo Forte, Viking Empires, Cambridge University Press, (ISBN 0-521-82992-5), p. 190
  8. 1 2 Gwyn Jones, A History of the Vikings, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-19-280134-0, lire en ligne Inscription nécessaire), 367