Siboglinidae

famille de vers

Les Siboglinidae ou Pogonophores (littéralement « porteurs de barbes », du grec pogonos, « barbe » et phore « porteur ») sont une famille de vers annélides polychètes sédentaires. Elle a été découverte par Caullery en 1914.

Certaines sources[réf. nécessaire] semblent considérer que l'embranchement ou classe des Pogonophora est désuet et considèrent ce groupe d'animaux comme la famille des Siboglinidae. D'autres sources considèrent les deux taxons indépendants. D'autres sources encore placent les Siboglinidae sous les Pogonophora.

Description

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Anatomie de Lamellibrachia satsuma.

Les Siboglinidae sont des animaux bilatériens protostomiens.

Le corps est composé de 3 régions distinctes :

  • le protosome, court segment qui porte plusieurs tentacules ;
  • un grand mésosome ;
  • et un long métasome.

Écologie et répartition

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Les siboglinidés se trouvent dans les grands fonds marins (les premiers ont été découverts sur les fumeurs noirs de la dorsale des îles Galápagos en 1977 par le submersible de recherche habité Alvin, à environ 2 630 m de profondeur) et sont typiques des cheminées hydrothermales ou des suintements froids. Les siboglinidés occupent différents habitats des grands fonds, notamment les sources hydrothermales, les suintements froids et les substrats organiquement enrichis. La couleur rouge caractéristique des vestimentifères est liée à l'abondance d'hémoglobines, nécessaire au transport du dioxygène Les hémoglobines peuvent lier le sulfure d'hydrogène et contribuer à son transport vers les bactéries symbiotiques (source d'énergie) vers les bactéries endosymbiotiques chimiolithoautotrophes se trouvant dans un organe spécialisé du ver, le trophosome. Chez les vestimentifères associés aux sources sulfureuses, l'oxydation du sulfure constitue une source d'énergie pour les bactéries symbiotiques, Chez les vestimentifères adultes, le ver dépend étroitement des produits fournis par ses bactéries symbiotiques. La source d'électrons nécessaires à la réduction du CO2 (qui est la source de carbone, les nitrates étant supposés être la principale source d'azote) proviendrait également d'une molécule inorganique (laquelle ?). Ces bactéries sont donc chimiolithoautotrophes, à source d'énergie inorganique. Il faut le préciser, car le préfixe chimio-, censé préciser la nature chimique par opposition à la nature lumineuse de la source, est ambigu puisqu'il désigne aussi les métabolismes à source d'énergie chimique organique. Ces Polychètes sont dépourvus de système digestif, le trophosome s'y substituant entièrement.

Liste des genres

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Selon World Register of Marine Species ()[1] :


Notes et références

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Références taxinomiques

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Bibliographie

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  • Pierre-Paul Grassé et Dominique Doumenc, Zoologie Invertébrés, 6e édition (Dunod) page 277.