Sibylle Grimbert

écrivaine française

Sibylle Grimbert est une romancière et éditrice française.

Sibylle Grimbert
Description de cette image, également commentée ci-après
Sibylle Grimbert, à Nantes, mars 2023.
Naissance
Paris
Activité principale
écrivaine
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
roman

Œuvres principales

  • Il n'y a pas de secret (2004)
  • Le vent tourne (2011)
  • La Conquête du monde (2012)
  • Avant les singes (2016)

Biographie

modifier

Elle naît à Paris en 1967, dans une famille de couturiers qui possédait la maison Arnys. Elle fonde en 2013, avec Florent Georgesco, les éditions Plein Jour[1].

En 2006, Sibylle Grimbert quitte les Éditions Stock pour les Éditions du Seuil, qui publient Une absence totale d'instinct.

En 2013, l'auteure change d'éditeur lors de la publication du Fils de Sam Green, aux Éditions Anne Carrière.

En , Avant les singes, le neuvième roman de Sibylle Grimbert, est publié au sein de la même maison d'édition.

Œuvres

modifier

Son premier roman paraît en 2000 aux Éditions Stock[2] : Birth Days. Entre le conte fantastique et l'introspection, une jeune femme semble renaître à chaque bifurcation de sa vie, comme si elle n'avait pas d'âge et pouvait recommencer à neuf.

En 2002, Le Centre de gravité, dépeint la rencontre de Claire, dans une robe décrite comme sale, les cheveux en désordre, avec Éric, sur un terrain vague, puis un voyage de huit jours, et le parcours de Claire.

Il n'y a pas de secret paraît en 2004. Vingt ans après sa disparition, l'auteure s'interroge sur sa mère qui a tout abandonné « sans rien dire », imagine sa vie ensuite, invente des péripéties et multiplie des hypothèses.

En 2006, Une absence totale d'instinct. Cette histoire d'amour est racontée comme une guerre, en trois parties : « le terrain », « la bataille », « la défaite ». Son histoire déconcerte et déçoit les critiques[3]. Le Figaro fait exception[4].

Toute une affaire, trois ans plus tard aux Éditions Léo Scheer, est bien accueilli par la critique. Les thèmes centraux de l'auteure (les errances de l'identité, le poids du destin, la peur d'être coupé de la vie, la lucidité destructrice, la connaissance de l'avenir…), se mêlent à une dimension comique, une action romanesque plus concrète. La narratrice travaille dans l'entreprise de confection masculine fondée par son père, s'y sent prisonnière, jusqu'au jour où elle décide de s'en aller[5].

Son sixième livre, Le vent tourne, paraît en . Lors d'une soirée, Benjamin et Edmond, deux des invités, vont de surprises en surprises, très loin de ce qu'ils s'imaginaient, la soirée entière finissant dans l'anarchie[6]. Cette œuvre est un mélange de satire sociale, de finesse psychologique, de burlesque et de mélancolie, la mélancolie étant devenue la « marque » de Sibylle Grimbert[7].

Bernard Quiriny écrit, à la sortie de La Conquête du monde en  :« La comédie sociale n’est pas un genre facile, et les écrivains français sont finalement peu nombreux à le pratiquer, en tous cas avec le même succès que Sibylle Grimbert qui, en six romans, a imposé un nom, un style, un humour, une étrangeté. Ludovic, le héros de La Conquête du monde, est typique de son univers : jeune homme brillant (...) il va bizarrement se mettre à tout rater avec méthode, en s’enlisant à chaque nouvelle idée. »[8]. Le reste de la presse littéraire est sur le même ton[9].

Bibliographie

modifier

Liens externes

modifier

Notes et références

modifier
  1. « Qui nous sommes », sur Editionspleinjour.fr
  2. Cf. Hélèna Villovitch, « Nos dix romancières de la rentrée », Elle, septembre 2000
  3. « Si Grimbert est toujours d'une acuité singulière et d'une grande finesse d'observation et d'écriture concernant ses contemporains, et sans doute elle-même, la construction bancale de cette histoire d'amour et sociale (bancale, elle aussi), finit un peu par essouffler son propos. » (Nelly Kapriélian, Les Inrockuptibles, 22 août 2006.)
  4. « Une absence totale d'instinct de Sybille Grimbert Seuil, 156 pages, 12,50 eur. », sur Le Figaro, (consulté le )
  5. Mathieu Lindon, « Grimbert, suicide mode de non-emploi », sur Libération (consulté le )
  6. Thomas Mahler, « "Le vent tourne" : quand la "party" vire au massacre », sur Le Point, (consulté le )
  7. « Un talent quasi magique » (Gilles Chenaille, Marie-Claire), (Élisabeth Philippe, Les Inrockuptibles), (Arnaud Laporte, France Culture), (Claude Sérillon, « Vivement dimanche prochain », France 2)
  8. « Le Figaro - Livres : Actualité de la littérature », sur Le Figaro.fr (consulté le ).
  9. Élisabeth Philippe, Les Inrockuptibles, 4 janvier 2012, Marine Landrot, Télérama, 11 janvier 2012, (Mathieu Lindon, Libération, 19 janvier 2012,François Bégaudeau sur son site
  10. Véronique Cassarin-Grand, « Madoff, le fils », sur nouvelobs.com, (consulté le )