Sidi Wacho est un groupe de hip-hop issu de la collaboration entre quelques membres du collectif d'origine lilloise Ministère des Affaires Populaires, et de Juanito Ayala, chanteur de cumbia chilien.

Sidi Wacho
Pays d'origine Drapeau de la France France, Drapeau du Chili Chili
Genre musical Hip-hop, rap français, rap politique, cumbia
Années actives Depuis 2014
Composition du groupe
Membres Juanito Ayala, Saidou Dias, Jeoffrey Arnone, Antu, Boris Viande, El Pulpo

Le groupe se compose des deux chanteurs Saïdou Dias et Juanito Ayala, du DJ chilien Antu, de l'accordéoniste de MAP Jeoffrey Arnone, du percussioniste El Pulpo et du trompettiste Boris Viande[1].

Le groupe compose une musique éclectique, mêlant des influences de hip-hop et de cumbia, des textes en plusieurs langues (français, espagnol ou arabe), et des paroles engagées évoquant la lutte des classes, l'anti-impérialisme et la révolution prolétarienne internationale.

Historique

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A l'occasion d'un voyage à Santiago au Chili en 2014, Saidou Dias — ancien membre des groupes Ministère des Affaires Populaires (MAP) puis Zone d'Expression Populaire (ZEP) — échange et compose avec quelques musiciens locaux, et de cette union nait la formation[2].

Ce mélange de cultures se retrouve dans le nom du groupe : « Sidi » étant le terme arabe pour « Monsieur », et « Wacho » désignant les enfants des rues au Chili[3].

Leur collaboration donne naissance à un premier album en 2016, Libre, portant un message politique révolutionnaire, engagé aux côtés des classes populaires, ouvrières et internationalistes face au bloc bourgeois et impérialiste dominant[1].

En 2018, le groupe sort leur second album : Bordeliko.

En 2020, un troisième album voit le jour, intitulé Elegencia Popular.

Un quatrième album est produit et sort en 2022, baptisé Calle Sound System.

Deux ans plus tard, le groupe sort leur cinquième album : Habibi Sudaka[4].

Controverses

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En , après la tenue d'un concert dans la ville d'Amiens, la mairie refuse de payer le cachet de Sidi Wacho, invoquant un « non-respect de la neutralité politique » après que le groupe ait exprimé son soutien au peuple palestinien.

L'origine de la polémique est attribuée à deux élus municipaux du rassemblement national, s'indignant des positions du groupe durant leur concert. Sidi Wacho de leur côté annoncent déposer plainte contre la mairie en cas de non-versement du cachet, estimant n'avoir enfreint aucune loi en usant de leur liberté d'expression[5].

Discographie

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Références

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  1. 1 2 Flora Carpentier, « Interview. Saïdou et son nouveau groupe Sidi Wacho, la musique au service des luttes », sur Révolution Permanente (consulté le )
  2. « Sidi Wacho, dix ans de musique festive et engagée - Outre-mer La 1ère », sur Saint-Pierre et Miquelon La 1ère (consulté le )
  3. « Sidi Wacho - Mélo », sur www.melo-app.com (consulté le )
  4. « SIDI WACHO », sur R3dLine (consulté le )
  5. « Un groupe de musique tient des propos politiques en concert, la mairie d'Amiens refuse de payer son cachet », sur France 3 Hauts-de-France, (consulté le )

Liens externes

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