Sidya Touré
Sidya Touré (ⓘ), est un homme d'État guinéen, né le à Dimbokro (Afrique-Occidentale française, devenue Côte d'Ivoire[1]) et mort le à Paris[2].
| Sidya Touré | |
Sidya Touré en 2009. | |
| Fonctions | |
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| Haut représentant du chef de l'État | |
| – (2 ans, 11 mois et 9 jours) |
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| Président | Alpha Condé |
| Premier ministre de Guinée | |
| – (2 ans, 7 mois et 27 jours) |
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| Président | Lansana Conté |
| Prédécesseur | Diarra Traoré (Indirectement) |
| Successeur | Lamine Sidimé |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Dimbokro (Afrique-Occidentale française) |
| Date de décès | (à 81 ans) |
| Lieu de décès | Paris (France) |
| Nationalité | Guinéenne |
| Parti politique | Union des forces républicaines |
| Profession | Inspecteur du Trésor |
| Religion | Islam |
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| Premiers ministres de Guinée | |
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Premier ministre de Guinée de 1996 à 1999[3], il est depuis 2000 président de l'Union des forces républicaines (UFR), un parti politique qui existe depuis 1992, et se situe dans l'opposition au président guinéen. Il est candidat à l'élection présidentielle du 27 juin 2010 et obtient environ 16 % des voix.
Biographie
modifierFormation et carrière
modifierSidya Touré est détenteur d'une licence en droit des affaires et diplômé de l'École nationale du Trésor de Paris ; il réalise l'essentiel de sa carrière en Côte d'Ivoire à des postes à responsabilité[4][5].
De 1972 à 1974, il est inspecteur du Trésor chargé de vérification à la direction de la comptabilité publique et du trésor à Abidjan, ainsi que sous-directeur au Trésor chargé des finances extérieures et du crédit[6].
Entre 1973 et 1995, il est nommé conseiller technique du ministre de l'Économie et des Finances aux assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Fonction qu'il a exercé jusqu'en 1975[7].
En , il commence son stage de balance des paiements à l'Institut du FMI à Washington. Il a terminé en juillet dans la même année.
Sidya Touré est nommé en 1977, directeur de commerce intérieur et de distribution. Il y reste jusqu'en 1981[6].
Il est ensuite nommé directeur de la Caisse générale de péréquation des prix des produits de grande consommation avant d'être nommé administrateur de la SODESUCRE (Société de production et de commercialisation du sucre en Côte d'Ivoire), puis, administrateur de la SIR (Société ivoirienne de raffinage), ainsi qu'administrateur de la société de distribution des pétroles BP (British Petroleum)[8].
Sidya Touré occupe aussi le poste du président de la l'OCPA (Office de commercialisation de produits agricoles), chargé de collecter la production de riz et de maïs du pays.
De 1981 à 1983, il est directeur de cabinet du ministre du Plan et de l'Industrie avant d'être nommé directeur général par intérim du BDI (Bureau de développement industriel) chargé de la promotion de l'industrie ivoirienne et suivi, le responsable de la cellule de base du 1er programme d'ajustement structurel du secteur de l'industrie en Côte d'Ivoire.
Sidya Touré a également exercé les fonctions d'administrateur de l'EECI (Énergie électrique de la Côte d'Ivoire), administrateur représentant la Côté d'Ivoire aux ICS (Industries chimiques du Sénégal, société de transformation du phosphate pour la production d'engrais) et administrateur de la SIB (Société ivoirienne de banque).
En 1983, il est nommé directeur de cabinet du ministre d'État, chargé des négociations pour le rééchelonnement de la dette publique et président de la commission technique de suivi économique chargée des négociations sur la dette publique et de l'élaboration du programme de relance économique, fonction qu'il a exercé jusqu'en .
Le , il devient responsable chargé du cabinet du président du comité interministériel de coordination et de relance économique. Son mandat a pris fin le .
En , il est nommé directeur de cabinet du Premier ministre de Côte d'Ivoire (Abidjan). Il est demis de ses fonctions le [7].
Sidya Touré est nommé en 1994, président de la SOFIG (Société financière et industrielle du Golfe), poste qu'il a occupe jusqu'en 1996. Il devient planteur à Kolon son village d'origine dans la préfecture de Boffa[5].
Carrière politique
modifierPremier ministre
modifierNommé Premier ministre de la république de Guinée, son action fut très remarquée : durant son mandat, il redonna l'eau et l'électricité au pays, assainit le fichier de la fonction publique et renoua avec l'UE. En un an, il eut accès à 258 millions de dollars de financement. De plus, il obtint en 1996 un programme formel avec le FMI pour que la Guinée accède au statut de PPTE (pays pauvre très endetté) et puisse ainsi bénéficier d'une aide financière[3]. Durant son passage à la primature, pour éviter toute implication de la société dans la politique, il démissionne de la présidence de la SOFIG, qui est confiée à Mamadi Diané.
Union des forces républicaines
modifierLe , il est élu président de l'Union des forces républicaines (UFR)[9].
Depuis sa création en 1992, ce parti centriste, libéral, social se bat pour l'édification d'une société démocratique et pluraliste en Guinée avec des défis tels que la réconciliation civile et la promotion d'une politique de croissance et de développement[9].
Sidya Touré veut que l'UFR soit un parti qui garantisse la stabilité du pays, d'où sa transversalité : il n'y a pas d'ancrage ethnique ou régional dans les valeurs et les choix véhiculés par l'UFR. Grâce à cela, le parti a pu s'implanter avec succès sur tout le territoire.
Il arrive en troisième position, avec 13,02 % des voix, du premier tour de l'élection présidentielle de 2010[10]. Il appelle à voter pour Cellou Dalein Diallo au second tour[11]. Il est à nouveau candidat lors de l'élection présidentielle de 2015[12].
Haut représentant du chef de l'État
modifierNotes et références
modifier- ↑ (en) Mohamed Saliou Camara, Thomas O'Toole, Janice E. Baker, « Touré, Sidya (1946-) », in Historical Dictionary of Guinea, Scarecrow Press, 2013 (5e éd.), p. 292 (ISBN 9780810879690)
- ↑ « Urgent: Décès de l’ancien Premier ministre Sidya Touré – Africa Guinee » (consulté le )
- 1 2 « Premier ministre Sydia Touré », sur www.webguinee.net (consulté le )
- ↑ « Sidya Touré », sur BBC News Afrique, (consulté le )
- 1 2 « Guinée : exilé en Côte d’Ivoire, Sidya Touré peut-il encore peser ? », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
- 1 2 « Sidya Touré : itinéraire d’un homme d’État entre la Côte d’Ivoire et la Guinée », sur Sidya Touré : itinéraire d’un homme d’État entre la Côte d’Ivoire et la Guinée (consulté le )
- 1 2 « Sidya Touré et l’impuissance politique en Guinée (1ère partie) - leFaso.net », sur lefaso.net (consulté le )
- ↑ Eco Business, « Sidya Touré, une figure majeure de la politique guinéenne s’éteint à 81 ans », sur Eco-Finance Guinée, (consulté le )
- 1 2 « Guinée : Sidya Touré, l’ex-Premier ministre devenu opposant éternel, est mort en exil », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
- ↑ [PDF] Résultats définitifs du premier tour sur le site de la Commission électorale nationale indépendante
- ↑ « Présidentielle en Guinée: Sydia Touré se rallie à Cellou Dalein Diallo au 2e tour », dépêche AFP, 28 juillet 2010.
- ↑ « Présidentielle du 11 octobre : la participation de Sidya Touré incertaine … », sur Guineelive, (consulté le )
- ↑ « Décret : Sidya Touré est nommé haut représentant du chef de l'Etat », sur Guinée Matin - Les Nouvelles de la Guinée profonde, (consulté le )
- ↑ « Invité Afrique - Sydia Touré (Guinée): «Cette gouvernance-là ne nous permettrait pas d’avancer» », sur RFI, (consulté le )
Annexes
modifierBibliographie
modifier- (en) Mohamed Saliou Camara, Thomas O'Toole, Janice E. Baker, « Touré, Sidya (1946-) », in Historical Dictionary of Guinea, Scarecrow Press, 2013 (5e éd.), p. 292-293 (ISBN 9780810879690).
