Simone Auburtin
Simone Auburtin est une résistante et déportée française née le à Frouard (Meurthe-et-Moselle) et morte le à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
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Biographie
modifierSimone Auburtin est née le à Frouard[1]. Infirmière de formation, elle participe en tant que telle durant la drôle de guerre au sein de la Croix-Rouge française en 1940. Après l'armistice, elle entre dans la résistance.
Elle est arrêtée sur dénonciation le [2]. Incarcérée à la prison de Besançon, elle est ensuite déplacée vers la prison de la Santé à Paris. Elle est déportée pour le motif d’espionnage[3] sous le statut Nuit et brouillard (Nacht und Nebel) en Allemagne le 19 décembre 1941 et arrive à la prison de Wiesbaden le [4]. Suivront d'autres prisons (Koblenz, Aachen, Prüm, Gommern, Breslau[5]) avant d'arriver à Ravensbruck le (matricule 78 263)[2]. Le , elle fait partie d'un convoi NN (Nacht und Nebel) transféré vers le camp de Mauthausen[4],[6] où elle recevra le matricule 1203[7]. Durant sa détention, elle mettra à profit sa formation d'infirmière pour aider ses camarades[6].
Elle est libérée le et est rapatriée à Annecy le [4]. Au mois de mai 1945, elle retrouve sa famille à Nancy. Elle est si amaigrie et usée que celle-ci ne la reconnaîtra pas sur le quai de la gare[6].

Elle épouse en 1946 Jean-Marie Frouin[8] avec qui elle aura 2 enfants. Profondément marquée physiquement par sa déportation, elle s’éteint le à l’âge de 47 ans.
Dessins et témoignage
modifierDurant son internement à Ravensbruck, Simone Auburtin réussira à se procurer du papier pour dessiner des scènes de la vie du camp ou des portraits de déportées[9], dont celui d'Yvonne de Komornicka (voir encadré). Ses dessins seront sauvegardés jusqu’à la Libération et serviront de témoignages sur les atrocités des camps de concentration. On retrouve dans l’exposition permanente du Musée de Ravensbruck une feuille comprenant 3 dessins de Simone Auburtin illustrant la vie du camp et les violences faites par les gardiennes sur les détenues[10]
En France, le musée de la résistance et de la déportation de la ville de Tarbes organise une exposition, Dessiner Ravensbruck, du 23 novembre 2026 au 15 mai 2027, avec des dessins de Simone Auburtin[11].
Notes et références
modifier- ↑ « AUBURTIN Simone – Maitron » (consulté le )
- 1 2 « Musée de la résistance en ligne », sur museedelaresistanceenligne.org (consulté le )
- ↑ Claude Favre et Jean-Claude Magrinelli, Résistantes de Meurthe-et-Moselle et d’ailleurs, Nancy, Kairos, , 322 p. (ISBN 978-2-487075-11-5), p. 142
- 1 2 3 « 1203 - Monument Mauthausen III », sur www.monument-mauthausen.org (consulté le )
- ↑ « Les départs en décembre 1941 (opération Porto) (I.19.) », sur www.bddm.org (consulté le )
- 1 2 3 Alice Monnier, « Simone Frouin-Auburtin, NN Ravensbruck - Mauthausen », Voix et Visages : le bulletin mensuel de l'ADIR, no 67, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ « RECHERCHE - Monument Mauthausen III », sur monument-mauthausen.org (consulté le )
- ↑ « Carnet familial », Voix et visages, Bulletin mensuel de L'ADIR, no 2, , p. 5 (lire en ligne)
- ↑ « Simone Frouin-Auburtin – éditions Ampelos » (consulté le )
- ↑ (en) « The drawing as document (of evidence). How prisoners captured scenes of violence » [PDF], sur Ravensbrück Memorial Museum (consulté le )
- ↑ « Conseil Municipal de Tarbes réuni en séance publique le 26 janvier 2026 à 18 h 00 sous la présidence de Mme Andrée Doubrère », sur www.tarbes.fr, (consulté le )