Simone Benmussa

romancière et critique littéraire française (1931-2001)

Simone Benmussa, née le à Tunis et morte le à Paris[1], est une metteuse en scène, dramaturge, scénographe et écrivaine française.

Simone Benmussa
Simone Benmussa dans les années 1980.
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Biographie

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Née à Tunis, dans une famille de religion juive, Simone Benmussa a fait ses études à Paris : Sciences Po et philosophie à la Sorbonne.

Elle devient conseillère littéraire de la Compagnie de Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud[2]. À partir de 1957, elle devient la rédactrice en chef des Cahiers Renaud-Barrault ; tout en dirigeant, depuis l'Odéon-Théâtre de France, le service culturel et les Cahiers de la compagnie Renaud-Barrault, elle met en scène des spectacles à partir de 1976, le premier étant Portrait de Dora d'Hélène Cixous d'après Sigmund Freud[3].

Elle a participé à de nombreux festivals et colloques, dont le Festival du théâtre d'Amérique Latine (Cuba, 1966), où elle était membre du jury ; le Colloque de Venise (Festival de ) ; le Festival universitaire de Parme () ; le Colloque de Strasbourg, où sa communication portait sur L'Insolite au théâtre (Faculté de Strasbourg, 1972) ; le Colloque de Florence sur La Folie et le Théâtre de recherche (université de Florence, 1973) ; le Festival du jeune théâtre italien, en 1974 ; la Conférence à Budapest pour l'Institut Français (mission du ministère des Affaires étrangères) ; le Colloque de l'université de Madison (Wisconsin, États-Unis) sur les Théâtres d'avant-garde (mission du ministère des Affaires étrangères) ; le Colloque de Salerne (Italie).

Simone Benmussa a partagé sa vie pendant de nombreuses années avec son amie Erika Kralik et meurt à l'âge de 69 ans à Paris. Elle est enterrée dans la même ville, au cimetière du Montparnasse (division 27, grand cimetière).

Carrière

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Théâtre : mises en scène

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en 1986, Pour un oui ou pour un non est joué avec Sami Frey et Jean-François Balmer au Théâtre du Rond-Point, Paris[11],[12]
reprise à Paris en 1988 à la Comédie des Champs-Élysées et tournée en France jusqu'en 2000.
Simone Benmussa et Aurore Clément : répétition d’Albert Nobbs, 1988.
  • 1995 - 1996 : Les Dones d'en Jake (Jake's Women) de Neil Simon, à Barcelone.

Par ailleurs, Simone Benmussa a mis en scène Happy days (Oh les beaux jours) de Samuel Beckett à Londres (1994) avec Angela Pleasence, The Revolt (La Révolte) de Villiers de l'Isle-Adam, Londres 1980 (avec Susan Hampshire) et la pièce de Jane Bowles In the summer house, Barcelone 1992, en catalan.

Elle a également monté, en 1987, un opéra-spectacle : Le Prisme du Chaman, sur l'œuvre picturale de Paul Jenkins à L'Opéra national de Paris (Salle Favart, avec Cyril Atanassoff) et des expositions-spectacles comme La Traversée du temps perdu au musée des Arts décoratifs (Paris) en 1978 ; L'Opéra secret de Maria Callas, au musée Carnavalet, 1979 ; Mozart à Paris, également au musée Carnavalet, 1991 et Maria Callas, une femme, une voix, un mythe à l'Hôtel de ville de Paris, 1998.

Cinéma

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  • 1978
    • Regards sur Nathalie Sarraute, avec Nathalie Sarraute, Juliet Berto et Erika Kralik (Production du Centre national Georges-Pompidou), présenté à Cannes dans le cadre des "Perspectives du cinéma français".
    • par amitié, Simone Benmussa accepte de faire de la figuration dans le film de Peter Handke : La Femme gauchère.

Ouvrages

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  • 1965 - avec Jean-Louis Barrault : Odéon Théâtre de France, Paris, Le Temps, coll. « Les Guides du temps » (no  2).
  • 1966 : Eugène Ionesco, Paris, Éditions Seghers, coll. « Théâtre de tous les temps » (no  1), 192 p.
  • 1971 : Textes et propos de Ionesco : documents de mise en scène, Paris, Éditions Seghers, coll. « Théâtre de tous les temps », 176 p.-[4] pl.
  • 1977 : La Vie singulière d'Albert Nobbs, Paris, éditions Des Femmes, 92 p.-[8] p. de pl. (ISBN 2721001078).
adaptation théâtrale de la nouvelle The Singular Life of Albert Nobbs de l'écrivain irlandais George Moore.

Archives

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Erika Kralik, légataire universelle de Simone Benmussa, a déposé deux fonds d'archives de Simone Benmussa :

Citations

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  • « Les acteurs devront jouer avec l'irréel comme si c'était une partie concrète de leur vie quotidienne - ce qui est précisément le cas. » (Simone Benmussa)
  • « [...] Son art est particulièrement sensible [...]. Simone, avec subtilité, suggère. Elle a le goût de la technique, de la synthèse, du linéaire, du montage soigné, enfin elle a le sens du rythme. Elle a une imagination sinueuse - veut-on la suivre ? [...] elle ne nous lâche plus. » (extrait d'un texte de Jean-Louis Barrault sur Simone Benmussa).

Références

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  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. Judith G. Miller 1994.
  3. Marie-Claire Pasquier 2008.
  4. Colette Godard, « Portrait de Dora », Le Monde, (lire en ligne).
  5. (en) Sharon Ammen, « Two essays on Simone Benmussa' adaptation of a story by George Moore », Text and Performance Quarterly, vol. 11, no 4, , p. 306-312 (présentation en ligne).
  6. Colette Godard, « Apparences, de Simone Benmussa. Susannah et son image », Le Monde, (lire en ligne).
  7. Vladimir Jankélévitch, « Retour à ... La Mort d'Ivan Illitch. La vérité de Tolstoï », Le Monde, (lire en ligne).
  8. Marcelle Michel, « Lucinda joue », Le Monde, (lire en ligne).
  9. Nicole Zand, « Une pièce de Virginia Woolf à New York. Les écrivains s'amusent », Le Monde, (lire en ligne).
  10. Colette Godard, « Enfance au Rond-Point. Les mots vrais », Le Monde, (lire en ligne).
  11. Daniel Cande, « Photographies de la représentation du  », sur Gallica.
  12. Michel Cournot, « Trois mots peuvent égorger un frère », Le Monde, (lire en ligne).
  13. « Théâtre. De Robespierre à Lumumba », Le Monde, (lire en ligne).
  14. Daniel Cande, « Photographies de la représentation du  », sur Gallica.
  15. Hervé Gauville, « Henry James embourgeoisé malgré lui. Le Peintre et ses modèles, d'après une nouvelle (The Real Thing) d'Henry James », Libération, (lire en ligne).
  16. Agence Marée-Breyer, « Photographies de la représentation du  ».
  17. Brigitte Salino, « Récit d'une incarcération », Le Monde, (lire en ligne).
  18. Jean Mambrino, « Suzanne Benmussa Nathalie Sarraute, qui êtes-vous ? [compte-rendu] », Études, , p. 412-413 (lire en ligne, consulté le ).
  19. « Fonds Benmussa, Simone (théâtre) », sur Bibliothèque nationale de France.
  20. « Benmussa, Simone (1932-2001) », sur Institut mémoires de l'édition contemporaine.

Bibliographie

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  • Judith G. Miller, « Les femmes, le théâtre, et la France d’aujourd’hui : entretiens avec Simone Benmussa, Marie-Claire Pasquier et Brigitte Jaque », Jeu, no 71, , p. 110-118 (lire en ligne Accès libre [PDF], consulté le ).
  • (en) Jane Moss, Women's Theater in France, Université de Chicago (20 pages concernent Simone Benmussa).
  • Marie-Claire Pasquier, « Benmussa Simone », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957), p. 177.
  • Articles nécrologiques :

Liens externes

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