Simone Jacques-Yahiel
Simone Jacques-Yahiel, née le à Paris et morte à Maubeuge le [1], est une danseuse et une résistante française de la Seconde Guerre mondiale, survivante de Ravensbrück et Beendorf où elle fut déportée en même temps que sa mère.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Simonne Dorothée Yahiel |
| Pseudonyme |
Simone Jacques |
| Nationalité | |
| Activité |
Résistante, danseuse, professeure de danse, costumière, chorégraphe |
| Période d'activité |
1950-2008 |
| Père |
Jacques Yahiel |
| Mère |
Alice Van Goethem |
| Fratrie |
René Yahiel, Georges Yahiel, Maurice Yahiel |
| Organisation | |
|---|---|
| Conflit | |
| Élève |
À l'opéra d'Helsinki |
| Genre artistique |
Danse classique, pantomime |
| Lieux de détention | |
| Distinctions |
Biographie
modifierSimone Yahiel entre dans la résistance comme le reste de sa famille qui fait partie du réseau Brandy. Son père Jacques meurt en déportation. Elle-même est arrêtée puis déportée en Allemagne puis libérée en .
Durant les années suivantes, Simone Jacques-Yahiel se consacre à l'enseignement de la danse. Plus tard, elle témoigne dans les écoles et les maisons de retraite.
Simone Jacques-Yahiel, qui meurt à 93 ans[2], repose, avec sa mère, au cimetière de Saint-Hilaire-sur-Helpe.
Décorations
modifierNotoriété
modifierSes mémoires sont publiés une première fois[3], grâce à son ami historien Arnaud Richard, peu après son décès. Arnaud Richard qui défend sa mémoire, fait publier en une seconde version de ses mémoires qu'il a lui même corrigée[4], dix mois après un procès gagné à Paris contre Nicole Aubert-Legaye, une prétendue co-auteure[5].
Le musée de la Résistance de Bondues lui a dédié l'exposition temporaire 2011-2012 Rester Debout[6]. Le , La Voix du Nord cite[7] Simone Jacques-Yahiel parmi les nordistes qui mériteraient le Panthéon.
Références
modifier- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Jacques Yahiel » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « Relevé des fichiers de l'Insee », sur matchid.io.
- ↑ « La résistante Simone Jacques s'en est allée, à petits pas, retrouver les siens » [archive], sur La Voix du Nord, (consulté le ).
- ↑ « L'ouvrage de Simone Jacques « Ma raison d'être» est sorti », La Voix du Nord, (lire en ligne)
- ↑ « Avesnois : le livre témoignage de Simone Jacques, déportée à Ravensbrück, enfin à nouveau disponible », La Voix du Nord, (lire en ligne)
- ↑ « Avesnois : retiré de la vente, le livre de la déportée Simone Jacques peut enfin être réédité », La Voix du Nord, (lire en ligne)
- ↑ http://www.ville-bondues.fr/musee/expo/livret2011-2012.pdf
- ↑ « Nos candidates nordistes qui mériteraient le Panthéon », La Voix du Nord, (lire en ligne)
Bibliographie
modifier- Maurice de Cheveigné, Radio Libre, Éditions du Félin, 2014
- Simone Jacques-Yahiel, Ma raison d'être, Souvenirs d'une famille de déportés résistants, L'Harmattan, 2015
- Daphne S. Barbour (dir), Alison Luchs, Facture: Conservation, Science, Art History, volume 3: Degas, Yale University Press, 2017
- Pascal Convert, Daniel Cordier, son secrétariat, ses radios. Essai critique sur "Alias Caracalla" de Daniel Cordier, 2020
Liens externes
modifier- Ressource relative aux militaires :
- Site officiel
- Simone Jacques-Yahiel, Ma raison d'être, fragment sur youscribe
- Simone Jacques-Yahiel, « J'ai rencontré l'horreur et le sublime en même temps », in Le Déporté no 558, 4e trimestre 2008, p. 12-17