Simone Schwarz-Bart

romancière, nouvelliste et mémorialiste franco-guadeloupéenne

Simone Schwarz-Bart, née Brumant le à Saintes, en Charente-Maritime, est une écrivaine française.

Simone Schwarz-Bart
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (88 ans)
SaintesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Simone BrumantVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Conjoint
Enfant
Autres informations
Propriétaire de
Genre artistique
Distinctions
Œuvres principales

Biographie

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Famille

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Simone Brumant naît le à Saintes d'un père militaire et d'une mère institutrice, tous deux natifs de la Guadeloupe[1]. Son parrain est Léon Bailly (1897-1954), chef du personnel de l'Office commercial pharmaceutique de Saintes. Elle rentre en Guadeloupe à l'âge de trois mois[2], et grandit à Schœlcher[3].

Jeunesse et formation (1938 à 1968)

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Elle fait ses études à Pointe-à-Pitre, à Paris, puis à Dakar. Son œuvre est imprégnée de l'Afrique, de la Caraïbe et de l'Europe.

À 18 ans, alors qu'elle est encore étudiante à Paris, elle fait une rencontre qui est déterminante : André Schwarz-Bart[4]. Celui-ci est en pleine écriture difficile de son livre Le Dernier des Justes (prix Goncourt 1959).

Années 1970

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Après un roman à quatre mains avec celui qui est devenu son époux : Un plat de porc aux bananes vertes, histoire des exils antillais et juif en miroir[5], en 1972 Simone Schwarz-Bart écrit seule Pluie et vent sur Télumée Miracle qui, encore aujourd'hui est considéré comme un chef-d'œuvre de la littérature caribéenne. « Un best-seller inépuisé et inépuisable » dit le romancier Patrick Chamoiseau. En 1979 est publié Ti jean l'horizon.

Années 1980 à 2000

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Cette période correspond aux années de nationalisme radical en Guadeloupe. Elle et son mari subissent un quasi-procès politique quand celui-ci publie le roman La Mulâtresse Solitude sur cette esclave, ce qui lui vaut des reproches sur sa qualité de Blanc[5]. Ils décident de rester en Guadeloupe, dans la maison La Souvenance[6], mais de ne plus rien publier. Simone Schwarz-Bart ouvre une boutique d'antiquités coloniales[1] le Tim Tim[7] à Pointe-à-Pitre, puis un restaurant créole sur l'îlet Brumant[8].

Après un long silence, Simone Schwarz-Bart écrit Ton beau capitaine, une pièce de théâtre étonnante et ciselée en un seul acte, avant de publier, avec son époux, une encyclopédie en six volumes Hommage à la femme noire[9] mettant notamment à l'honneur toutes ces héroïnes noires absentes de l'historiographie officielle.

Depuis 2000

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En , elle est promue au grade de commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres. À la mort de son mari, elle retrouve le manuscrit de L'étoile du matin, qu'elle fait publier en 2009[1].

Simone Schwarz-Bart et son époux sont les parents du saxophoniste de jazz Jacques Schwarz-Bart et de Bernard Schwarz-Bart.

Simone Schwarz-Bart et le féminisme

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L'ouvrage de Simone Schwarz-Bart Hommage à la femme noire (rédigé avec André Schwarz-Bart) est une encyclopédie en plusieurs volumes présentant des personnalités féminines noires, de tous les continents, des origines au XXe siècle[10]. Le volume trois de cette publication reprend notamment toutes les héroïnes noires absentes de l’historiographie officielle, mais survivant dans les légendes et les contes créoles[7].

Publications

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Romans
Théâtre
Essai
  • Hommage à la femme noire (avec André Schwarz-Bart), Éditions Consulaires, 1989, 7 vol., (OCLC 23833852)
Nouvelles
  • Au fond des casseroles, Espoir et déchirements de l'âme créole, Autrement 41, 1989, p. 174-177.
Souvenirs
  • Nous n'avons pas vu passer les jours (avec Yann Plougastel), Grasset, 2019.

Décorations

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Bibliographie

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Bibliographie en français

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  • Mariella Aïta, Simone Schwarz-Bart dans la poétique du réel merveilleux : essai sur l'imaginaire antillais, L'Harmattan, (OCLC 288915424)
  • Christiane Ndiaye, « Récits des origines chez quelques écrivaines de la francophonie », Études françaises, vol. 40, no 1, , p. 43-62 (lire en ligne)
  • Monique Bouchard, Une lecture de Pluie et vent sur Télumée Miracle de Simone Schwarz-Bart, Presses universitaires créoles/Gerec ; L'Harmattan, coll. « Annou li. », (OCLC 24469015)
  • Kathleen Gyssels, Filles de Solitude : essai sur l'identité antillaise dans les (auto-) biographies fictives de Simone et André Schwarz-Bart, (OCLC 872468585)
  • Kathleen Gyssels, Le folklore et la littérature orale créole dans l'œuvre de Simone Schwarz-Bart (Guadeloupe), Bruxelles, Academie royale des sciences d'outre-mer, (OCLC 38522141)
  • Kathleen Gyssels, « (Post-) modernité postcoloniale d’Un plat de porc aux bananes vertes d’André et Simone Schwarz-Bart», Le roman francophone actuel en Algérie et aux Antilles, CB1N, 34 (1998a): p. 85-102. kathleen Gyssels, « Writer in Between: de Joods-Antilliaanse André Schwarz-Bart », in Tussenfiguren. Schrijvers tussen de culturen, Elizabeth Leynse, Michiel Van Kempen (éds), Amsterdam, Het Spinhuis, 1998b : p. 255-274. Kathleen Gyssels, « ‘La négritude face aux Lumières’ : les Schwarz-Bart polémiquent contre Voltaire et Rousseau », Etudes Francophones, 8.2 (1998c) : p. 29-44. Kathleen Gyssels, Sages sorci'eres ? Bévision de la mauvaise m'ere dans Beloved (Toni Morrison), Praisesong for the Widow (Paule Marshall), et Moi, Tituba (Maryse Condé), Lanham : America University Press, 2001. Kathleen Gyssels, « Fils et filles d’Anancy: exil diasporique et identité métissée chez Schwarz-Bart et Marshall », Bevue de littérature comparée, 30.2 (2002) : p. 178-190.
  • Kathleen Gyssels, "De la réversibilité: du textile au texte: Hommage à André Schwarz-Bart", in Tribune des Antilles, 54 (b), p. 34-35. Kathleen Gyssels, et Cooreman Gaëlle, « Faux-bourg Rue de Saint-Denis : Entretien avec L.P. Dalembert», ll Tolomeo, 1 (2008c): p. 98-106. Kathleen Gyssels, « De L'Etoile du soir à L'Etoile du matin : Le Dernier des Justes et l’art de la réapparition », Mic Romania, 4 (2009) : p. 3-15. Kathleen Gyssels, « La juive noire, entre mémoire et mal-mémoire : Negerjood in moederland d’Ellen Ombre (Surinam/Amsterdam », in La Production de l’étrangeté dans les littératures francophones, Béatrice Bijon, Yves Clavaron, éds, Champion, 2009a: p. 99-111. Kathleen Gyssels, « The Last of the Just and the Apprenticeship of the ‘Impossibility of Being a Jew», Jewishness, Literature, and the Child, Special Issue, European Judaism, 42.1 (Spring 2009b) : p.91-107. Kathleen Gyssels, Marrane et marronne: la co-écriture réversible d'André et Simone Schwarz-Bart. Amsterdam: BRILL, 2014.
  • Kathleen Gyssels, "Ton beau capitaine", Haïti monde, ns 33-34 (juillet -), p.14-15.
  • Bénédicte Rosa-Arsène (sous la direction de Jean-Yves Debreuille), Mythes et quête de l'identité dans l'œuvre de Simone Schwarz-Bart, Université Lumière (Lyon), (OCLC 494207333)
  • C W Scheel, Réalisme magique et réalisme merveilleux dans l'œuvre d'Andre et de Simone Schwarz-Bart, (OCLC 828701943)
  • Buata. B Malela, "Discours littéraire et pensée féministe de Simone de Beauvoir à Simone Schwartz-Bart", Romanica Silesiana. Nov. 2013, n°8, Constructions genrées/ Genders Constructions.
  • Fanta Toureh, L'imaginaire dans l'œuvre de Simone Schwarz-Bart : approche d'une mythologie antillaise, L'Harmattan, (OCLC 21760283)

Bibliographie en anglais

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  • Jeanne Garane, A Politics of Location in Simone Schwarz-Bart's "Bridge of Beyond", coll. « Annou li. », (ISSN 0093-3139, OCLC 5543966630)
  • Kathleen Gyssels, « ‘I talked to a Zombie’: Displacement and Distance in Simone Schwarz-Bart’s Ton beau capitaine », in Ici / La : Place and Displacement in Caribbean Writing in French, Mary Gallagher, éd., Amsterdam, Rodopi, 2003 : p. 227-251.
  • Kathleen Gyssels, « ‘Caribbean Waves’: the Oppressed Language as Language of the Oppressed in Paule Marshall’s Praisesongfor the Widow and S and A Schwarz-Bart’s Un plat de porc aux bananes vertes», in Bridges Across Chasms. Towards a TransculturalFuture in the Caribbean, Bénédicte Ledent, ed.; Liège : L 3, 2004a : 185-197. —, « Homer in the Wide Sargasso Sea: Omeros (Walcott) and Tout-monde (Glis- sant) », Pharos, 12 (2004b) : 159-179. —, « La malemort dans 'Ton beau capitaine », MaComere, 6 (2004c) : 77-87. —, « A. Schwarz-Bart, héritage et héritiers dans la diaspora africaine », Pardes, 44 (2008a) : 149-173. Kathleen Gyssels et Diana Ramassamy, éds, Hommage à André Schwarz-Bart , Tribune des Antilles, 54 (b) : p. 30-39. (Hommages d'Elie Wiesel, de Rachel Ertel, John Magnussen, etc.)

Notes et références

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  1. 1 2 3 Juste retour des choses - Natalie Levisalles, Libération, 20 octobre 2009.
  2. « Simone Schwarz-Bart, restez ! », France inter - L'Heure bleue par Laure Adler, (consulté le ).
  3. Zadig n°12 - Quand l'écologie nous gagne (ISBN 9782490941292), p. 14.
  4. « Simone Schwarz-Bart : « Epouser quelqu’un hors de sa culture, ça dessille votre regard » », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
  5. 1 2 Annick Cojean, « Épouser quelqu’un hors de sa culture, ça dessille votre regard », sur Le Monde, (consulté le ).
  6. « Maison La Souvenance - Annuaire des "Maisons des Illustres" », sur Le Club des Illustres (consulté le ).
  7. 1 2 Kathleen Gyssels, « Simone Schwartz-Bart », sur île en île (consulté le ).
  8. « Dans les oreilles (et sur la langue) de Solitude - Ép. 4/5 - Simone Schwartz-Bart ou le devoir d’amour », sur France Culture (consulté le ).
  9. « Simone Schwarz-Bart | Biographie | Fondation pour la memoire de l'esclavage », sur FME (consulté le ).
  10. Christiane Chaulet Achour, « Schwartz-Bart, Simone (née Brumant) [Saintes 1938] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber (dir.), Dictionnaire universel des créatrices, Éditions Des femmes, , p. 3909
  11. « Arrêté portant nomination ou promotion », sur culture.gouv.fr (consulté le )

Liens externes

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