Le siège d'Asselt est un siège du camp Viking d'Ascloha ( Asselt ) mené par les francs dans la vallée de la Meuse en l'an 882[1]. Bien que les Vikings n'aient pas été forcés par les armes d'abandonner leur camp, ils furent contraints de conclure un accord stipulant que leur chef, Godfrid, se convertirait au christianisme.

Histoire

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La localisation précise d'Asselt est discutée par les historiens. Les chartes la nomment Ascloha, tandis que la continuation bavaroise des Annales de Fulda la situe sur la Meuse, à quatorze milles du Rhin. Autrefois, on l'identifiait le plus souvent à Elsloo, au nord de Maastricht. De nos jours, la plupart des chercheurs privilégient Asselt, près de Roermond, ce qui correspond mieux à la distance qui la sépare du Rhin[2].

Immédiatement après son accession au trône de Francie orientale à Ratisbonne début mai 882, Charles le Gros, déjà empereur, convoqua une assemblée (à la fin du même mois) à Worms afin de définir une stratégie contre les Vikings installés à Asselt. Une armée composée de Francs, d'Alamans, de Bavarois, de Thuringiens, de Saxons et de Lombards fut rassemblée pour marcher vers le nord et chasser les Vikings. Les Lombards, les Alamans et les Francs remontèrent le Rhin par l'ouest, tandis que les Bavarois longèrent la rive orientale et traversèrent le fleuve à Andernach. L'empereur, s'inspirant du vers « Qu'importe si je gagne par la force ou par la ruse ? », envoya en éclaireurs une armée de Bavarois commandée par Arnulf de Carinthie et une autre composée de Francs commandés par Henri de Franconie, afin de tendre une embuscade aux Vikings.

Fragment d'épée viking, trouvé à Wessem, près d'Asselt

Selon le récit partial de la continuation des Annales de Fulda, le camp était sur le point de tomber lorsque Liutward de Verceil, soudoyé par les Vikings, persuada l'empereur de rencontrer les émissaires de Godfrid et de conclure la paix, allant jusqu'à échanger des otages. Au cours des négociations, Godfrid reçut le Kennemerland, anciennement gouverné par Roric, comme vassal. Charles accepta également de verser un Danegeld au chef viking Sigifrid, en partie grâce aux fonds des églises. Le continuateur de Mayence décrit l'armée comme profondément mécontente de son empereur. Le continuateur bavarois mentionne simplement que l'embuscade initiale fut déjouée par des traîtres et le siège qui suivit et qui dura douze jours le fut par la propagation de maladies dues à la décomposition des cadavres et par une violente tempête de grêle. Selon ce récit, Godfrid prêta serment à Charles de ne plus jamais ravager son royaume et se convertit au christianisme, il reçut le baptême et Charles fut son parrain. La continuation de Mayence a une opinion particulièrement défavorable de Charles le Gros car son rédacteur, Liutbert, avait été démis de ses fonctions à la cour lors de la succession de Charles.

Le siège terminé, Charles retourna à Coblence et y dissolut l'armée. Sa réputation de souverain faible et incompétent découle en grande partie de cette campagne, bien que ses contemporains ne la considéraient généralement pas comme un échec[3]. Seul l'archevêque de Mayence, Liutbert, ajoutant son récit aux annales de Fulda, partageait cette impression[4].

Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Siege of Asselt » (voir la liste des auteurs).
  1. Museum Asselt, Netherlands – Follow the Vikings Musée d'Asselt, Pays-Bas
  2. Vikings in Asselt Les archives de l'âge des Vikings
  3. Reuter, p.118.
  4. MacLean, p.3037.

Lectures Complémentaires

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  • MacLean, Simon. La royauté et la politique à la fin du IXe siècle : Charles le Gros et la fin de l’empire carolingien . Cambridge University Press : 2003.
  • Reuter, Timothy . L'Allemagne au début du Moyen Âge, vers 800-1056 . Longman, 1991.
  • Les Annales de Fulda . (Collection médiévale de Manchester, Histoires du IXe siècle, Volume II.) Reuter, Timothy (trad.) Manchester : Manchester University Press, 1992.