Siège de Kélibia

siège par les troupes siciliennes de Georges d'Antioche de la forteresse de Kélibia protégée par les Arabes hilaliens en 1148

Le siège de Kélibia consiste au siège de la forteresse de la ville côtière ifriqiyenne de Kélibia par les troupes de Georges d'Antioche face aux Arabes hilaliens en 1148.

Siège de Kélibia
Description de cette image, également commentée ci-après
Forteresse de Kélibia.
Informations générales
Date 1148
Lieu Kélibia (Ifriqiya, actuelle Tunisie)
Issue Victoire des Hilaliens
Belligérants
Hilaliens (assiégés) Royaume de Sicile (assiégeants)
Commandants
Muhriz ibn Ziyad Georges d'Antioche
Pertes
Lourdes pertes

Contexte

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Carte des possessions siciliennes en Afrique du Nord.

L'Ifriqiya est en total désordre, parsemée de petits émirats déchirés entre eux suite à la chute de l'hégémonie des Zirides badicides. Pendant ce temps, l'amiral de Roger II de Sicile, Georges d'Antioche, capture une à une les villes côtières de l'actuelle Tunisie telle que Sousse, Sfax, Gabès et Mahdia[1]. Il décide d'alors de centrer ses forces pour prendre la forteresse de Kélibia.

Déroulement

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Mosaïque représentant Georges d'Antioche prosterné devant la Vierge.

Après avoir rétabli le calme parmi les villes conquises, Georges d'Antioche conduit sa flotte jusqu'à la forteresse. Dès lors, apprenant la nouvelle, les Arabes hilaliens partent défendre le fort de l'attaque sicilienne et repoussent l'assaut normand si vigoureusement que l'armée de Georges d'Antioche n'a d'autre choix de se retirer en vitesse, se réfugiant à Mahdia, et de stopper le siège de la forteresse, après de très lourdes pertes face aux Arabes[2],[3],[4].

Conséquences

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Cette défense permet à la forteresse de Kélibia de rester indépendante de la domination du royaume de Sicile sur l'Ifriqiya, sort que n'ont pas connu beaucoup d'autres villes côtières[1]. Vers 1050, toutes ces grandes villes côtières que sont Gabès, Sfax, Mahdia et Sousse paient un tribut à Roger II, sauf Tunis et Kélibia[5].

Notes et références

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  1. 1 2 Auguste Pavy, Histoire de la Tunisie, Tours, Alfred Cattier, , 386 p. (lire en ligne), p. 314.
  2. ↑ « La conquête de Mahdiyya, Sfax et Sousse par les Normands (juin-juillet 1148) », dans Pierre Guichard et Denis Menjot (dir.), Pays d'Islam et monde latin (Xe – XIIIe siècles) : textes et documents, Lyon, Presses universitaires de Lyon, coll. « Collection d'histoire et d'archéologie médiévales », (ISBN 978-2-7297-1066-8, lire en ligne), p. 114–116.
  3. ↑ Hady Roger Idris, La Berbérie orientale sous les Zirides : Xe – XIIe siècles, t. I, Paris, Maisonneuve, , 406 p. (lire en ligne), p. 349.
  4. ↑ (ar) Hady Roger Idris (trad. Hamadi Sahli), الدولة الصنهاجية [« État des Sanhadja »], Beyrouth, Dar al-Gharb al-Islami,‎ , 513 p. (lire en ligne), p. 420.
  5. ↑ Hichem Djaït, Mohamed Talbi, Farhat Dachraoui, Abdelmajid Dhouib, Mohamed Ali Mrabet et Faouzi Mahfoudh, Histoire générale de la Tunisie, t. II : Le Moyen Âge, Tunis, Sud Éditions, , 456 p. (ISBN 978-9973844507, lire en ligne), p. 316.