Siège de Rabat (1745)

Le Siège de Rabat, aussi nommé "Bataille de la Mer", est une tentative échouée d'accaparement de la ville du même nom par le prétendant au trône alaouite, al-Mustadhi, de 1745 à 1748.

Siège de Rabat
Description de cette image, également commentée ci-après
Bab el-Alou, une des portes de Rabat, où s'est déroulé une partie des évènements
Informations générales
Date vers 1745-1746 jusqu'en 1748
Lieu Rabat, Drapeau du Maroc Maroc
Casus belli refus des Ahl Rabat de prêter allégeance à al-Mustadhi
Issue libération des Ahl Rabat par Moulay Abd'Allah ben Ismaïl
Belligérants
Drapeau du Maroc Partisants d'al-Mustadhi (assiégeants) Drapeau du Maroc Ahl Rabat (assiégés) Drapeau du Maroc Partisans de Moulay Abd'Allah
Commandants
Drapeau du Maroc al-Mustadhi
Drapeau du Maroc Abd al-Haqq Fennich, pacha de Salé
Drapeau du Maroc Hamida ben Boutayeb al-Bukhari
Drapeau du Maroc Sidi El-Mekki ben Chedhli Cherkaoui Drapeau du Maroc Moulay Abd'Allah ben Ismaïl
Drapeau du Maroc Moulay Ahmed ben Abd'Allah ben Ismaïl (fils du précédent)
Forces en présence
Drapeau du Maroc ~ 1100 au début inconnus inconnus
Pertes
inconnus lourdes pertes inconnus

Guerre de succession de Moulay Ismaïl

Contexte

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La région était déjà depuis plusieurs années sous tensions dû à la guerre qui opposait Moulay al-Mustadhi à son frère Moulay Abd'Allah suite à la mort de leur père Moulay Ismaïl[1].

C'est dans ce contexte, en 1745, que le Pacha de Salé, Abd al-Haqq Fennich prêta allégeance à al-Mustadhi pour se venger d'Abd'Allah qui avait fait exécuter son frère Hassan Fennich. Ce dernier demanda également l'allégeance des gens de la ville voisine, Rabat, mais ces derniers restèrent fidèle à Moulay Abd'Allah, en nommant à leur tête un descendant de Sidi Mohammed Cherki, Sidi El-Mekki ben Chedhli Cherkaoui[2],[1].

Déroulement

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C'est alors que Moulay al-Mustadhi décida alors d'assieger la ville avec ses troupes, dont une centaine d'hommes des Beni Ahsen, durant plus de 14 mois. Les Ahl Rabat renforcèrent dès lors les murs de la ville pour résister au long siège qui s'était déclaré en plein mois de Ramadan de l'an 1156 de l'Hégire. Le pacha de Salé étant très actifs dans la répression des opposants, ayant tués plusieurs personnalités de Rabat et de Salé[2],[1].

Bataille de la Mer

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En Dhul-Hijja 1156, le commandant abid Hamida ben Boutayeb accompagné du Pacha de Salé et de 1000 hommes, affronta plus de 500 hommes de Rabat, sortant de Bab el-Alou, voulant combattre les troupes d'al-Mustadhi, mais ces derniers furent défaits et capturés. Certains périrent au combat, d'autres se sont jetés à la mer et enfin ceux qui restent furent présentés à Moulay al-Mustadhi qui leur proposa l'allégeance contre la vie sauve, ces derniers n'acceptant, furent exécutés alors le jour de l'Aïd al-Adha. Les habitants de Rabat ne mangeront pas de poisson durant une longue période en hommage à ceux morts jetés dans la mer, d'où vient le nom de la bataille[2].

Entrée dans la ville

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C'est alors qu'une nuit, les partisans d'al-Mustadhi, après avoir construits des échelles pour, vont essayer de pénétrer dans la ville. Un combat se déclenchera dans l'enceinte des murs, qui tourna à la faveur des rabatis qui tuèrent un grand nombre de partisans, principalement issues d'un contingent de Ouled Sbitta[2],[1].

Bataille de Tellmaghat et libération

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Moulay Abd'Allah interviendra contre les Beni Ahsen, principale soutient d'al-Mustadhi, et les défaits à la bataille de Tellmaghat. Ceci affaiblissant fortement Mustadhi, il dû se réfugier dans la région des Mesfioua (Marrakech). Moulay Abd'Allah en profita donc pour mettre fin au siège et libéré la ville qui sera fière de son engagement ayant mis en péril la vie de la cité[2].

Conséquences

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Ce fût un échec in fine pour le prétendant, mais celui-ci recommencera une révolte avec les Mesfioua où il s'était réfugié chez son frère Moulay Bi'Nasir. Là bas il sera suivie par les Mesfioua, Rehamna, Doukkala, et Ouled Bou Sbaa, qui rentrent par la suite en conflit avec les Abda, Sraghna, Zerrara, Chebanat, Herbil et Chiadma, toujours fidèle à Moulay Abd'Allah[2].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 (ar) عبد الإله الفاسي, مدينة الرباط وأعيانها في ق 19 وبداية ق 20 - عبد الإله الفاسي (lire en ligne), p. 29
  2. 1 2 3 4 5 6 (ar) تاريخ الضعيف تاريخ الدولة السعيدة محمد الضعيف الرباطي (lire en ligne), p. 148-149

Voir aussi

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