SkyShield pour l'Ukraine

Proposition de protection aérienne

SkyShield Initiative[1],[2],[3] est une proposition de protection aérienne dirigée par l'Europe visant à défendre l'ouest de l'Ukraine contre les attaques de missiles et de drones russes qui s’abattent sur le pays à partir de en raison de la guerre russo-ukrainienne. Elle prévoit la création d'une « Zone de protection aérienne intégrée (ZPAI) »[4] (cf. carte jointe) gérée par une coalition de pays européens, indépendamment de l'OTAN. La mission comprendrait des patrouilles aériennes de combat (PAC) mobilisant environ 120 avions de chasse. Ces patrouilles s'effectueraient sur la moitié occidentale du pays, en coordination avec l'armée de l'air ukrainienne (UAF).

Carte de la zone de protection aérienne intégrée (IAPZ) tirée du rapport Sky Shield Initiative, 2025[1].

SkyShield vise à protéger les infrastructures critiques, comme les centrales nucléaires, les grandes villes, comme Kiev, Lviv et Odessa, et les infrastructures de transport majeures. Les forces ukrainiennes pourraient ainsi se concentrer sur la protection de la partie Est du pays. Ce projet est par ailleurs indépendant de l'initiative européenne pour un bouclier européen[5].

Contexte

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Depuis le début de la tentative d'invasion par la Russie en 2022, plus de 40 000 drones ou missiles longue portée russes ont frappé l'Ukraine. La Mission de surveillance des droits de l'homme des Nations unies en Ukraine a recensé la mort d'au moins 13 883 civils, dont 726 enfants, et 35 548 blessés, dont 2 234 enfants. Ceci avec une hausse de 48 % du nombre de victimes sur les sept premiers mois de 2025 par rapport à la même période l'année précédente[6].

Selon la directrice de la mission, Danielle Bell, « Que vous soyez à l'hôpital ou en prison, chez vous ou au travail, près ou loin de la ligne de front, si vous êtes en Ukraine aujourd'hui, vous risquez d'être tué ou blessé par la guerre »[6].

Les infrastructures énergétiques ukrainiennes en particulier continuent en 2025 d'être une cible privilégiée des attaques russes. Ces bombardements visent à provoquer des pannes d'électricité durables et générales, afin d'épuiser le moral de la population ukrainienne et de perturber l'économie du pays[7]. Un rapport sur la protection des infrastructures énergétiques ukrainiennes a été publié en par un groupe de travail issu de trois associations françaises[8] et remis notamment à des parlementaires, des élus locaux et des responsables d'entreprises.

Mise en œuvre

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La proposition centrale de SkyShield porte sur la création d'une zone de protection aérienne intégrée (ZPAI) couvrant la moitié occidentale de l'Ukraine. 120 chasseurs occidentaux — F-16, Gripen, Rafale et Eurofighter — seraient déployés par rotation depuis le territoire de l'UE, avec l'appui de systèmes de détection et de commandement aéroportés (SDCA), d'avions ravitailleurs et de systèmes de guerre électronique. Cette mission serait menée par une coalition d'États européens, mais en dehors du commandement de l'OTAN et de l'article V du Traité de l'Atlantique Nord[9].

SkyShield est pensée pour éviter tout risque de confrontation directe avec les forces russes en restant loin de la ligne de front. Elle ne viserait que des aéronefs sans pilotes (drones, missiles de croisière, missiles balistiques), selon des règles d'engagement claires. Les chasseurs et bombardiers russes ne sont en effet pas en capacité d'opérer dans l'espace aérien de l'Ukraine. Du fait, à la fois, du coût et de la rareté de ces appareils, et de la concentration des systèmes de défense anti-aérienne côté ukrainien[10].

Les partisans de SkyShield affirment également que l'initiative pourrait avoir un impact militaire, politique et socio-économique supérieur au déploiement de 10 000 soldats européens sur le sol ukrainien[1]. Ils soutiennent également qu'elle présente un risque d'escalade moindre que l'absence de soutien.

Développements récents

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Août - Septembre 2025

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Les discussions autour du plan SkyShield pour l'Ukraine ont été relancées après les événements du 10 septembre 2025, lorsque plus de vingt drones russes sont entrés dans l'espace aérien polonais. L'incident a été décrit comme un test des défenses de l'OTAN et a marqué une escalade significative des incursions russes en territoire otanien[11],[12].

Le , l'association Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !, qui réclame depuis longtemps la fermeture du ciel ukrainien et la fourniture de davantage de défenses anti-aériennes à l'Ukraine[13],[14],[15], a réuni des personnalités civiles et militaires franco-britanniques et des membres de la société civile autour d'une tribune dans Le Monde[16]. Elle se concluait ainsi : « La nécessaire dissuasion ne peut plus reposer sur la seule défense de nos frontières. L’heure est venue de passer à la protection active. Nous devons nous protéger en protégeant l’espace aérien ukrainien. Face aux agressions répétées de Moscou, « Skyshield » doit être notre réponse. Cette réplique proportionnée et efficace adressera un message clair au Kremlin : l’Europe ne se contente plus de subir, mais assume enfin sa responsabilité en défendant sa liberté et celle de ses alliés ».

La société anglaise BAE Systems a également confirmé en qu'elle travaillait à l'adaptation de son système Advanced Precision Kill Weapon System, basé sur les roquettes Hydra-70 américaines aux Eurofighter Typhoon, dont l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne et l'Autriche sont actuellement dotés[17].

Une pétition appelant à la mise en œuvre de SkyShield[18], lancée en France le par le député Frédéric Petit, le professeur de communication Philippe Moreau-Chevrolet et le consultant en aéronautique Xavier Tytelman rassemble plus de 58 000 signataires (au ), dont plusieurs associations et 45 personnalités, parmi lesquelles[19],[20]:

Pendant ce mois de , les incursions de drones russes en Pologne, des bombardiers MIG 31 au-dessus de l'Estonie ou le survol d'aéroports au Danemark par des drones de grande taille et d'origine inconnue ont également montré la nécessité de répondre aux violations de l'espace aérien européen par la Russie[21],[22],[23].

Octobre 2025

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Dans le magazine Air Fan d', le général Jérôme Bellanger, chef d'état-major de l'Armée de l'air et de l'espace (AAE), déclare, à propos du Mirage 2000D : « Nous étudions des options qui sont issues de nos réflexions sur les conflits actuels, comme la possibilité d’adapter des armements à bas coûts pour traiter la menace de type drones Shahed. Ces systèmes d’armes prolifèrent sur tous les théâtres et, dans un contexte d’engagement majeur, il est inenvisageable de consommer nos armements les plus sophistiqués et les plus coûteux pour les détruire », a expliqué le général Bellanger, avant de souligner que, en Ukraine, on « dépassera bientôt le seuil des mille drones Geran-2 [version russe du Shahed-136] lancés par la Russie en une seule nuit ».

Selon le site opex360.com, l'AAE envisagerait d'intégrer sur ces chasseurs une capacité anti-drone. Probablement, selon l'article, des roquettes de 70 mm guidées par laser et produites par Thalès[24].

Le , le site The War Zone indique que ces munitions anti-drone sont déjà utilisées par l'armée ukrainienne[25].

Réactions et débats

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Critiques

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Stuart Crawford, analyste de la défense, a admis certaines inquiétudes concernant le plan lors d'un entretien avec la Deutsche Welle. Le plan SkyShield pour l'Ukraine peut selon lui être rapidement mis en œuvre, mais des règles d'engagement claires sont particulièrement importantes pour éviter tout risque d'escalade[5].

Justin Bronk, un expert en aéronautique du Royal United Services Institute de Londres, a déclaré dans une interview au New-York Times : « Les forces aériennes occidentales, en particulier européennes, ne sont pas équipées pour abattre durablement de telles menaces ». Lors de l'incursion de drones russes en Pologne, les missiles utilisés par les pilotes européens coûtaient chacun plus d'un million de dollars, alors que les drones russes Gerbera notamment visés n'en coûtaient que quelques dizaines de milliers. De plus, les stocks et la production actuels de ces missiles sont selon lui insuffisants pour faire face aux nuées de drones russes[26].

Pour être plus efficaces, toujours selon Justin Bronk, les avions de combat européens devaient intégrer le système anglais Advanced Precision Kill Weapon System, développé par BAE Systems qui utilise des roquettes à guidage laser Hydra-70 peu coûteuses.

« Si un avion européen s'écrase et qu'un pilote est tué, il sera très difficile pour un gouvernement européen de s'en expliquer », a déclaré Konstantinos Zikidis, de l'armée de l'air hellénique, à Al Jazeera. « Si un pilote grec allait se faire tuer en Ukraine, cela pourrait entraîner la chute du gouvernement », a-t-il ajouté[27].

Soutiens

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L'ancien officier et historien français Michel Goya pointe que des opérations de ce type ont été réalisées par les forces européennes à de multiples reprises par le passé (lors des opérations Manta ou Épervier au Tchad ou, plus récemment, pour arrêter les frappes irannienne contre Israël)[28].

De plus, il ne voit pas ce qui, dans la situation actuelle, pourrait amener la Russie à accepter un arrêt des combats. Il juge les risques de Skyshield comme « limités », puisque les forces aériennes européennes n'affronteraient, en définitive, « que des machines »[28].

En résumé, selon Michel Goya : « Si l’on veut aider l’Ukraine tout de suite et pas seulement attendre un arrêt des combats — et peut-être justement pour contribuer à cet arrêt en exerçant une pression sur les Russes — le moyen le plus simple et rapide reste l’opération SkyShield. On montrera au moins que les Européens ne se contentent pas de regarder passer les événements du monde, comme les vaches regardent passer les trains. »[28].

Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a déclaré quelques jours après l'incursion de drones russes dans son pays, dans une interview au journal allemand Frankfurter Allgemeine que les pays membres de l'OTAN devraient envisager la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine afin d'empêcher les drones russes de pénétrer dans l'espace aérien des États membres de l'alliance[29],[30].

Le , dans une interview sur France 3, le secrétaire général du Parti Socialiste, Olivier Faure, s'est dit favorable à la création d'une « zone d'exclusion aérienne protégeant les civils ukrainiens », sans attendre la signature d'un cessez-le-feu[31].

Le général Sir Richard Shirreff, l'un des signataires de la proposition, a déclaré que le plan méritait un large soutien. Il enverrait un signal fort non seulement à la Russie, mais aussi au président Donald Trump, en montrant que, qu'il parvienne ou non à un accord avec Vladimir Poutine, l'Europe resterait déterminée à soutenir pleinement l'Ukraine[32].

Deux mois plus tard, le général Shirreff a également soutenu que le plan SkyShield diffère de la zone d'exclusion aérienne proposée en 2022, car il se limiterait à l'interception de drones et de missiles, sans engager l'aviation russe. Il compare ce concept à la destruction par les forces britanniques et américaines de missiles iraniens au-dessus d'Israël, suggérant que, dans le cas de l'Ukraine, une telle action est encore plus importante[33].

Les partisans du plan SkyShield pour l'Ukraine considèrent généralement que tout risque d'escalade est faible, car la Russie n'a pas fait voler ses avions de combat au-delà de la ligne de front depuis la tentative d'invasion de 2022. Gabrielius Landsbergis, ancien ministre des Affaires étrangères de la Lituanie, a déclaré :

« La mise en œuvre de Skyshield serait une étape importante dans l'engagement européen, garantissant ainsi la sécurité de l'Ukraine de manière efficace et efficiente. »[34].

Signataires

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Selon l'ONG ukrainienne Price of Freedom[35] à l'origine de la proposition, le texte initial du projet SkyShield a été signé par 73 personnalités politiques, militaires et diplomates, venant de 16 pays européens, des Etats-Unis et du Canada[1]. Parmi les signataires figurent :

Dans la liste des signataires de l'initiative SkyShield, on trouve les nationalités suivantes[1] :

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « European Sky Shield for Ukraine » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 (en) Orobets, « Sky Shield text and signatories » [archive du ], Price of Freedom (proof.org.ua), sur NGO Price of Freedom, (consulté le ).
  2. ↑ (en) Dan Sabbagh, « European-led Ukraine air protection plan could halt Russian missile attacks », The Guardian,‎ (lire en ligne Inscription nécessaire)
  3. ↑ Brice Le Borgne, « CheckNews Qui est derrière «SkyShield», l’initiative militaire qui propose de protéger le ciel ukrainien ? », Libération,‎ (lire en ligne Accès limité)
  4. ↑ (en) Peck, « European NATO : Combat Air Patrols for Ukraine », Center for European Policy Analysis, sur CEPA, (consulté le ).
  5. 1 2 (en) « EU states discuss air protection zone 'Sky Shield' for Ukraine », DW News (dw.com), Deutsche Welle,‎ (lire en ligne [vidéo], consulté le )
  6. 1 2 « Nombre record de victimes civiles en Ukraine en juillet », sur ONU Info,
  7. ↑ Serge Duchêne, « Ukraine : la Russie frappe les infrastructures énergétiques, 30 000 personnes privées de courant » Accès libre, sur Euronews,
  8. ↑ Collectif - Associations SAFE, URD et "Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !", « Comment, face à la menace russe, assurer et renforcer la sécurité énergétique de l’Ukraine, au cœur de la vie sociale du pays », sur pourlukraine.com,
  9. ↑ « Sky Shield initiative for Ukraine may get a second life », Militarnyi,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. ↑ (en) Orobets, « SkyShield – a practical security guarantee for Ukraine », Price of Freedom (proof.org.ua), Price of Freedom (consulté le )
  11. ↑ « Des "drones russes" abattus en Pologne, une première pour un Etat membre de l'Otan » Accès libre, sur RTS, Radio Télévision Suisse, .
  12. ↑ « Poland scrambles fighters, shoots down Russian drones after airspace violations », Politico Europe,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. ↑ Collectif, autour de l'association Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !, « Guerre en Ukraine : « Il nous faut augmenter considérablement la production et la livraison d’armes françaises » », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès limité)
  14. ↑ Collectif, autour de l'association Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !, « Il faut procurer d'urgence à l’Ukraine les moyens de fermer le ciel ukrainien aux missiles russes », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès limité)
  15. ↑ Collectif, autour de l'association Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !, « Il faut autoriser l’Ukraine à frapper les sites de lancement russes avec les armes que nous lui livrons », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès limité)
  16. ↑ Collectif, autour de l'association Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !, « Incursion de drones russes en Pologne : « Nous devons protéger l’Europe en protégeant l’espace aérien ukrainien » », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès limité)
  17. ↑ (en) Thomas Newdick, « Drone-Killing APKWS Laser-Guided Rockets Eyed For Eurofighter Typhoon » Accès libre, sur The War Zone, .
  18. ↑ Collectif Skyshield France, « Skyshield : sauvons les civils des drones russes, protégeons le ciel de l'Ukraine ! » Accès libre, sur Change.org, .
  19. ↑ « Tens of Thousands in France Sign Petition to Protect Ukraine’s Skies », UATV (Freedom),‎ (lire en ligne, consulté le )
  20. ↑ Brice Leborgne, « CheckNews Qui est derrière «SkyShield», l’initiative militaire qui propose de protéger le ciel ukrainien ? », Libération,‎ (lire en ligne Accès limité)
  21. ↑ Vlad Litnarovych, « Skyshield Needs Just 120 Warplanes to Stop Putin’s Drones Over Ukraine Before They Reach NATO », UNITED24 Media,‎ (lire en ligne, consulté le )
  22. ↑ « Trois avions de combat russes ont survolé l'Estonie, qui dénonce une violation "sans précédent" de son espace aérien » Accès libre, sur France Info,
  23. ↑ « Danemark: ce que l'on sait sur les drones qui ont survolé des aéroports civils et militaires » Accès libre, sur Euronews,
  24. ↑ Laurent Lagneau, « L'armée de l'Air & de l'Espace envisage de faire du Mirage 2000D RMV un chasseur de drones », sur Zone Militaire, (consulté le )
  25. ↑ (en-US) Thomas Newdick, « Thales Anti-Drone Rockets Now Being Used In Ukraine », sur The War Zone, (consulté le )
  26. ↑ (en) Marc Santora, « A No-Fly Zone Over Ukraine? The Challenges for the West Would Be Huge. » Accès libre, sur The New York Times,
  27. ↑ (en) John T. Psaropoulos, « Europe considers the perils of flying fighters in Ukraine’s airspace », sur Al Jazeera (consulté le )
  28. 1 2 3 Michel Goya, « Bouclier de l'honneur » Accès libre, sur La Voie de l'Épée,
  29. ↑ (de) Stefan Locke et Konrad Schuller, « "Wir sollten über eine Flugverbotszone nachdenken" », sur Frankfurter Allgemeine Zeitung,
  30. ↑ (en) Tim Lister et Caitlin Danaher, « NATO should impose no-fly zone over Ukraine to protect against Russian drones, Poland says » Accès libre, sur CNN,
  31. ↑ « "Dimanche en politique". Avec Olivier Faure » Accès libre, sur France Info,
  32. ↑ (en) « Can Europe's 'Sky Shield' initiative help Ukraine? – DW – 03/12/2025 » [archive du ], sur dw.com via Internet Archive (consulté le ).
  33. ↑ [vidéo] « General Shirreff on Trump’s peace plan, the West’s lack of strategy, and a “Sky Shield” for Ukraine », Суспільне Новини,‎ , 31:37 min (consulté le )
  34. ↑ O'Grady Siobhán, « Sky Shield for Ukraine: Drone Defense Proposed by European Leaders », Newsweek,‎ (lire en ligne, consulté le )
  35. ↑ (en) Lesia Orobets, « Price of Freedom », sur NGO Price of Freedom.