Sobdibe Kemaye
Sobdibé Kemaye également appelée MamanSob, née le à N'Djamena, est une écrivaine, chanteuse et militante féministe tchadienne.
Biographie
modifierSobdibé Kemaye nait le à N'Djamena. Sa langue maternelle est le Moundang[1].
Elle a participé aux festivals littéraires tels que le MILA en Côte d’Ivoire (2020) et le FILIGA au Gabon (2021)[1].
MamanSob chante en Moundang, et en arabe et français, pour défendre les femmes victimes de violences[1]. Sa carrière musicale débute en 2011[2]. Elle sort son premier album en 2023, intitulé Bii Mawouki[2].
Elle publie son premier roman: Le sexe féminin, une fatalité?, en 2018[3]. Ce roman dénonce la vision phallocratique qui réduit la femme africaine à sa fonction reproductive[4].
En 2022, son livre Le 8 mars, fête des pagnes ou de défilé? obtient le prix spécial du Festival International la Semaine des Fous du Livre (FESTIFOUS) à Yaoudé au Cameroun[5].
En 2023, elle est assistante du conseiller à la culture et au tourisme à la Primature[2]. En 2024, elle est directrice adjointe de la Bibliothèque nationale du Tchad[6].
Publications
modifier- Le sexe féminin, une fatalité ?, N'djamena, Éditions Toumai, , 96 p. (ISBN 978-2-37918-684-4)
- Le 8 mars, une fête de pagne ou de défilé ?, Toumaï Éditions, , 81 p. (ISBN 9782376701163)
Références
modifier- 1 2 3 Hamama, « Sobdibé Kemaye : Une Passionnée au Service de la Culture et de la Jeunesse Tchadienne – Hamama Média », (consulté le )
- 1 2 3 Toguyallah Mboguerienne, « Musique : Maman Sob lance « Bii Mawouki», son premier album », sur Tchadinfos.com, (consulté le )
- ↑ Serge Simplice Nsana et Vincent Naindouba, « La masculinisation de l'esprit féminin : réalisme ou surréalisme dans “ Le Deuxième sexe ” de Simone de Beauvoir », Akiri, no 006, , p. 37–50 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Oxfamfrance, « Journée internationale de l’écrivain·e africain·e : notre sélection de livres », sur www.oxfamfrance.org (consulté le )
- ↑ Yebbeyeka Osée says, « Littérature: L’ écrivaine tchadienne Sobdibé Kemaye remporte le Prix spécial du FESTFOUS », sur Tribune Echos, (consulté le )
- ↑ Tchadinfos, « Société : la littérature orale perd du terrain », sur Tchadinfos.com, (consulté le )