Sekhemrê-Khoutaouy Amenemhat-Sobekhotep

pharaon égyptien
(Redirigé depuis Sobekhotep II)

Sekhemrê-Khoutaouy Amenhotep-Sobekhotep (aujourd'hui classé comme Sobekhotep Ier, avant en tant que Sobekhotep II) est le premier roi de la XIIIe dynastie et a régné à la fin du XIXe siècle av. J.-C. ou au début du XVIIIe siècle av. J.-C.. Son classement chronologique a longtemps été débattu, mais l'opinion majoritaire fait de lui le premier roi de la dynastie[2].

Sekhemrê-Khoutaouy Amenemhat-Sobekhotep Ier
Image illustrative de l’article Sekhemrê-Khoutaouy Amenemhat-Sobekhotep
Tête d'une statue osiriaque attribuée à Sobekhotep Ier (Louvre E 12924)
Nom en hiéroglyphe
<
M17Y5
N35
G17F4
X1
I4R4
X1 Q3
>
Transcription Jmn-m-ḥȝ.t-Śbk-ḥtp(w)
Période Deuxième Période intermédiaire
Dynastie XIIIe dynastie
Fonction principale 1er roi de la dynastie
Prédécesseur Néférousobek
(XIIe dynastie)
Dates de fonction 1803 à 1800 AEC[1],[note 1]
Successeur Sekhemkarê Amenemhat-Senbef
Famille
Père Amenemhat IV ? (selon Ryholt)
Fratrie Sekhemkarê Amenemhat-Senbef ? (selon Ryholt)
Mérestékhi ?

Position chronologique

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Les noms de Nesout-bity et de Sa-Rê du roi sont Sekhemrê-Khoutaouy Amenemhat-Sobekhotep tandis qu'un autre roi de la dynastie porte les noms de Nesout-bity et de Sa-Rê Khoutaouyrê Ougaf. Or le Canon royal de Turin indique en tant que premier roi de la dynastie un certain Khoutaouyrê et en tant que quinzième roi un certain Sekhemrê-Khoutaouy Sobekhotep. Ainsi, pendant longtemps Amenemhat-Sobekhotep a été placé à cette position, faisant de lui Sobekhotep II, mais à la suite de diverses études — notamment stylistiques — la majorité des égyptologues pensent aujourd'hui que les noms ont simplement été inversés et qu'Amenemhat-Sobekhotep est le premier roi de la XIIIe dynastie, faisant de lui Sobekhotep Ier[2],[3].

Attestations

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Titulature d'Amenemhat-Sobekhotep sur un relief du temple mortuaire de Montouhotep II à Deir el-Bahari[4].

Attestations contemporaines

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Amenemhat-Sobekhotep est bien attesté par des sources contemporaines. Ces attestations sont les suivantes :

  • le papyrus d'El-Lahoun IV, aujourd'hui au Musée Petrie (UC32166)[5],[6] ; ce papyrus est un recensement de la maisonnée d'un prêtre-lecteur qui est daté de la première année de règne du roi et enregistre également la naissance d'un fils du prêtre-lecteur au cours d'une 40e année de règne, ce qui ne peut que faire référence à Amenemhat III[7] ; cela établit qu'Amenemhat-Sobekhotep régnait à une époque proche de celle d'Amenemhat III,
  • un certain nombre d'éléments architecturaux portant la titulature de Amenemhat-Sobekhotep :
    • de Medamoud : des fragments d'un porche de fête-Sed (musée du Caire : JE 56486, JE 56496 et JE 56496bis) ainsi que des piliers osiriaques (musée du Caire : JE 54857 et JE 58926 ; Louvre : E 12924) et une porte (localisation actuelle inconnue)[8],[6],
    • un linteau de Deir el-Bahari (localisation actuelle inconnue)[8],[6],
    • des architraves de Louxor (peut-être à attribuer à Sekhemrê-Souadjtaouy Sobekhotep)[8],[6],
    • un bloc originaire de Karnak (musée du Caire : JE 36815)[6],
    • un fragment vu sur le marché des antiquités au début du XIXe siècle, de provenance inconnue et de localisation actuelle inconnue[8],[9],
  • une statue royale sans provenance connue et conservée à Besançon (D.890.1.65) qui lui est attribuée sur la base d'une analyse stylistique[10],
  • une statuette trouvée à Kerma et conservée à Boston (BMFA 14.726)[8],[10],
  • une lame d'herminette sans provenance connue et conservée au Caire (JE 67944)[8],[10],
  • un sceau-cylindre sans provenance connue et conservé au Metropolitan Museum of Art (MMA 30.8.319)[8],[10],
  • trois relevés du niveau du Nil à Semna et Koumna en Nubie, datés respectivement de l'an 2 et l'an 3 pour les deux relevés de Semna et l'an 4 pour le relevé de Koumna ; ce dernier montre qu'il régna pendant au moins trois années complètes[8],[10],
  • une stèle un peu postérieure datée du règne de Khâneferrê Sobekhotep, elle a été découverte à Karnak et aujourd'hui est aujourd'hui conservée au Caire (JE 51911)[9].

Plusieurs attestations de petite taille et inscrites uniquement avec le cartouche Sekhemrê-Khoutaouy existent mais la présence de ce seul cartouche ne permet pas de savoir s'il s'agit d'Amenemhat-Sobekhotep ou de Sekhemrê-Khoutaouy Khâbaou (dans l'hypothèse qu'il s'agit de deux rois distincts)[11],[12] :

Attestations postérieures

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Le roi est attesté sur deux listes royales du Nouvel Empire :

Identification au roi Sekhemrê-Khoutaouy Khâbaou

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Julien Siesse[16],[17], Wolfgang Helck et Stephen Quirke ont assimilé Sekhemrê-Khoutaouy Khâbaou à Sekhemrê-Khoutaouy Amenemhat-Sobekhotep. Cette hypothèse est considérée comme incorrecte par la plupart des égyptologues, dont von Beckerath, Detlef Franke, Kim Ryholt et Anthony Spalinger[18]. Von Beckerath et Franke soulignent que bien que les deux rois aient le même nom de Nesout-bity, leurs autres noms sont complètement différents. Spalinger soutient que les archives du niveau du Nil de la Nubie associées à Sekhemrê-Khoutaouy Amenemhat-Sobekhotep ne peuvent être attribuées à Khâbaou[18].

En réponse à ces arguments, Stephen Quirke fait remarquer que les noms d'Horus et d'Horus d'or de Sekhemrê-Khoutaouy Amenemhat-Sobekhotep sont connus à partir d'un seul bloc du temple de Montou à Médamoud, dont l'attribution demeure incertaine[19].

Julien Siesse réfute quant à lui l'hypothèse de deux rois chronologiquement proches et ayant partagés le même nom de Nesout-bity. En effet, depuis au moins le début du Moyen Empire, le nom le plus important de la titulature royale est ce nom de Nesout-bity. Ainsi, il est clair pour lui qu'il n'y a eu qu'un seul Sekhemrê-Khoutaouy : Amenemhat-Sobekhotep[17]. Siesse réfute également l'hypothèse de Quirke, selon laquelle Khâbaou serait le nom d'Horus d'Amenemhat-Sobekhotep, et considère que le nom Menkhibef, attesté sur le bloc de Médamoud, correspondant à un autre souverain. Pour Siesse, Amenemhat-Sobekhotep a changé de protocole au cours de son règne, à l’instar d’autres rois qui l'ont fait avant et après lui, dont Ouserkarê Khendjer pour la XIIIe dynastie[17].

Interprétation du nom de Sa-Rê

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Sceau du roi indiquant son nom de Sa-Rê Amenemhat-Sobekhotep.

Ce roi possède un double nom de Sa-Rê. Ce type de noms a été interprété différemment selon les égyptologues :

  • selon Ryholt, les doubles noms sont des noms filiaux : l'un est le vrai nom du roi, l'autre est le nom de son père. Ainsi le roi se nommerait Sobekhotep et aurait un père nommé Amenemhat[20] ;
  • Julien Siesse fait partie de ceux qui réfute cette hypothèse des doubles noms filiaux. En effet, il note que les doubles noms sont très courants à cette époque, que ce soit chez les particuliers ou dans la famille royale. Ce double nom est en effet un nom principal pour l'un et un surnom pour l'autre. Ils permettent de différencier les membres d'une même famille ayant le même nom principal. Dans les familles royales des différents rois de la XIIIe dynastie, plusieurs princes et princesses sont connus avec des doubles noms. Julien Siesse donne comme exemple les princes de la famille du roi Khâneferrê Sobekhotep : Sobekhotep-Djadja, Sobekhotep-Méjou et Haânkhef-Iykhernéféret[21]. Julien Siesse considère donc qu'Amenemhat-Sobekhotep est le nom complet du roi, Amenhemhat étant le nom principal, Sobekhotep étant le second nom.

Famille

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L'interprétation des noms doubles a des conséquences sur la reconstruction de la famille royale du roi Amenemhat-Sobekhotep :

  • son double nom de Sa-Rê rappelle ceux des rois précédents et pourrait indiquer une filiation selon la théorie de Ryholt. Ainsi, Sobekhotep serait le fils d'un Amenemhat. Ryholt a proposé qu'il soit le fils du roi d'Amenemhat IV, et également le frère de Sekhemkarê Amenemhat-Senbef, le roi Amenemhat III ayant épuisé sa descendance par son très long règne[20],[22],
  • selon ceux qui s'opposent à cette théorie des doubles noms filiaux, aucun élément concret ne permet de relier le roi à d'autres personnes si ce n'est qu'il y avait peut-être plusieurs Amenemhat dans la famille d'Amenemhat-Sobekhotep. Il était donc peut-être lié familialement à ses prédécesseurs chez lesquels plusieurs Amenemhat sont présents, mais sans pour autant connaître exactement la nature de ces liens[21].

De plus, un certain Ânkhou, « scribe du temple » de Sésostris III, puis « Directeur des Champs », indique que sa mère Mérestékhi est devenue « sœur du roi » mais n'a jamais été fille de roi. Ainsi, l'un des successeurs de Sésostris III n'était pas d'origine royale[23]. Or Ânkhou indique également qu'il a servi Amenemhat III alors qu'il n'était qu'un jeune prince[24],[25],[note 5], excluant de fait ce roi. Il reste donc qu'Amenemhat IV, Néférousobek et les premiers rois de la XIIIe dynastie[26]. Si certains chercheurs prennent le parti de faire de cette Mérestékhi la sœur d'Amenemhat IV[27], d'autres sont plutôt enclin à faire de ce roi et de Néférousobek les enfants d'Amenemhat III[28],[29],[30], et donc de faire de Mérestékhi une sœur d'un roi du début de la XIIIe dynastie.

Sépulture

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Lors de fouilles menées en 2013 à Abydos, une équipe d'archéologues dirigée par Josef W. Wegner de l'université de Pennsylvanie a découvert la tombe d'un roi du nom de Sobekhotep. Bien qu'Amenemhat-Sobekhotep ait été désigné comme propriétaire de la tombe dans plusieurs articles de presse depuis [31],[32],[33],[34],[35],[36], des investigations supplémentaires ont rendu plus probable le fait que la tombe appartient plutôt au roi Khâneferrê Sobekhotep[37].

Sa sépulture est peut-être située dans une zone située entre le sud de Saqqarah et Mazghouna, où plusieurs pyramides du début de la dynastie sont situées (un certain nombre d'entre elles étant anonymes)[38]. Quant à Detlef Franke, il assigne à Sobekhotep une pyramide (AI I ?) au sud-est de la pyramide de Khendjer à Saqqarah.

Titulature

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Notes et références

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  1. ↑ 1752 à 1746 AEC, selon D. Franke
    1760 à 1756 AEC, selon D. B. Redford
    1737 à 1733 AEC, selon R. Krauss
  2. ↑ Les sceaux-cylindres sont les suivants (Ryholt 1997, p. 403-404, Siesse 2019, p. 372-373) :
    • provenance inconnue, 1 sceau au musée de Berlin (ÄM 14062),
    • provenance inconnue, 1 sceau au musée du Caire (JE 72664),
    • provenance inconnue, 4 sceaux au British Museum (EA 3663, EA 16752, EA 17029, EA 28867),
    • provenance inconnue, 1 sceau au musée Petrie (UC 11528),
    • provenance inconnue, 1 sceau au Metropolitan Museum of Art (MMA 26.7.24),
    • provenance inconnue, 1 sceau au Bibliothèque nationale de France,
    • provenance inconnue, 2 sceaux au musée de Zurich (ancienne collection Michaelides 567 et 2021),
    • provenance inconnue, 1 sceau au de l'ancienne collection Michaelides (localisation actuelle inconnue).
  3. ↑ Les scarabées sont les suivants (Ryholt 1997, p. 403-404, Siesse 2019, p. 372-373) :
    • provenance inconnue, 1 sceau scarabée au British Museum (EA 41865),
    • provenance inconnue, 1 amulette de l'ancienne collection Matouk (localisation actuelle inconnue).
  4. ↑ Les perles sont les suivantes (Ryholt 1997, p. 403, Siesse 2019, p. 372) :
    • provenance inconnue, 1 perle au musée du Caire (JE 67944),
    • provenance inconnue, 2 perles au musée Petrie (UC 11531, UC 13202).
  5. ↑ Certains chercheurs traduisent l'inscription comme le fait qu'Ânkhou a servi un fils d'Amenemhat III (Siesse 2019, p. 128) ; si les deux traductions sont grammaticalement correctes, Ryholt indique que, dans le cas où la seconde traduction est la bonne, il serait très étonnant que le nom du prince soit omis, ce qui fait pencher ce chercheur et d'autres vers la première traduction, c'est-à-dire Amenemhat III en tant que prince (Ryholt 1997, p. 211-212).

Références

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  1. ↑ Ryholt 1997, p. 197.
  2. 1 2 Ryholt 1997, p. 315-321.
  3. ↑ Siesse 2019, p. 99.
  4. ↑ Naville 1907.
  5. ↑ Ryholt 1997, p. 315 et 336.
  6. 1 2 3 4 5 Siesse 2019, p. 371.
  7. ↑ Ryholt 1997, p. 315.
  8. 1 2 3 4 5 6 7 8 Ryholt 1997, p. 336.
  9. 1 2 Siesse 2019, p. 373.
  10. 1 2 3 4 5 Siesse 2019, p. 372.
  11. ↑ Ryholt 1997, p. 403-404.
  12. ↑ Siesse 2019, p. 372-373.
  13. ↑ Siesse 2019, p. 34.
  14. ↑ Ryholt 1997, p. 73.
  15. ↑ Siesse 2019, p. 27.
  16. ↑ Siesse 2015, p. 75-98.
  17. 1 2 3 Siesse 2019, p. 55-59.
  18. 1 2 Spalinger 1984.
  19. ↑ Quirke 2006, p. 263-274.
  20. 1 2 Ryholt 1997, p. 209.
  21. 1 2 Siesse 2019, p. 65-67.
  22. ↑ Baker 2008, p. 457–458.
  23. ↑ Siesse 2019, p. 150.
  24. ↑ Ryholt 1997, p. 211.
  25. ↑ Pignattari 2018, p. 16.
  26. ↑ Siesse 2019, p. 128 et 154.
  27. ↑ Ryholt 1997, p. 211-212.
  28. ↑ Tallet 2015, p. 21.
  29. ↑ Roth 2001, p. 240-241 & 581 (fig. 111).
  30. ↑ Grajetzki 2024, p. 67-69.
  31. ↑ (en) « Giant Sarcophagus Leads Penn Museum Team in Egypt To the Tomb of a Previously Unknown Pharaoh », Penn Museum (consulté le )
  32. ↑ (en) « King Sobekhotep I Tomb discovered in Sohag », State Information Services, (consulté le )
  33. ↑ (en) Stephen Adkins, « Pennsylvania Researchers Discover Tomb of Egypt's First King of 13th Dynasty », University Herald, (consulté le )
  34. ↑ (en) « US diggers identify tomb of Pharoah Sobekhotep I », sur Times Live, South Africa, (consulté le )
  35. ↑ (en) « Archaeologists discover tomb of Pharoah Sobekhotep I in Egypt », Voice of Russia, (consulté le )
  36. ↑ (de) Florian Stark, « Pharaonengrab aus apokalyptischen Zeiten entdeckt », sur Die Welt, (consulté le )
  37. ↑ Wegner 2015, p. 70.
  38. ↑ Grajetzki 2024, p. 138-139.

Bibliographie

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  • (en) Stephen Quirke, « In the Name of the King: on Late Middle Kingdom Cylinders », dans E. Czerny, I. Hein, H. Hunger, D. Melman, A. Schwab (editeurs), Studies in Honour of Manfred Bietak, vol. I, Leuven, Paris/ Dufdley, Peeters, , 263-274 p. (ISBN 9789042917309) ;
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  • (en) Josef W. Wegner, « A Royal Necropolis at South Abydos », Near Eastern Archaeology, no 78 (2),‎ , p. 68-78 (lire en ligne) ;
  • (de) Silke Roth, Die Königsmütter des Alten Ägypten von der Frühzeit bis zum Ende der 12. Dynastie, Wiesbaden, (ISBN 3-447-04368-7) ;
  • Pierre Tallet, Sésostris III et la fin de la XIIe dynastie, Paris, Pygmalion, coll. « Les grands pharaons », (réimpr. 2015, édition augmentée et mise à jour) (1re éd. 2005), 334 p., 24 cm (ISBN 978-2-7564-1692-2) ;
  • (en) Stefania Pignattari, Amenemhat IV and the End of the Twelfth Dynasty : Between the End and the Beginning, Oxford, BAR Publishing, coll. « BAR International Series 2906 », (ISBN 978-1407-31635-2).