Société historique de Gascogne

société savante


La Société historique de Gascogne est une société savante créée en 1859 par l'archevêque d'Auch Antoine de Salinis à Auch, dans le département français du Gers. Ses travaux, consacrés à l'histoire et à l'archéologie de l'archidiocèse d'Auch, sont publiés dans la Revue de Gascogne et dans les Archives historiques de la Gascogne. Elle disparaît en 1939.

Société historique de Gascogne
L'ancien palais archiépiscopal d'Auch, siège de la Société historique de Gascogne jusqu'en 1906.
Histoire
Fondation
(Comité d'histoire et d'archéologie de la province ecclésiastique d'Auch)Voir et modifier les données sur Wikidata
Dissolution
Cadre
Zone d'activité
Type
Domaines d'activité
Objectif
« Étudier les monuments et recueillir les documents qui intéressent le passé du Diocèse et celui de la Province ecclésiastique d'Auch. »
« Écrire l'Histoire du présent. »
Siège
Pays
Langue
Organisation
Fondateur
Publication

Histoire

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Le , l'archevêque d'Auch Antoine de Salinis crée, par ordonnance synodale, le « Comité d'histoire et d'archéologie de la province ecclésiastique d'Auch ». Il est principalement composé d'ecclésiastiques et a pour siège le palais archiépiscopal d'Auch[1],[2].

Son objectif est double[3] :

  1. « étudier les monuments, et recueillir les documents qui intéressent le passé du Diocèse, et même celui de la Province ecclésiastique d'Auch »
  2. « écrire l'Histoire du présent »

À la mort d'Antoine de Salinis en 1861, François Canéto, son vicaire général, devient officiellement le premier président de la société[4]. Le , le Comité change de nom pour devenir la « Société historique de Gascogne »[5]. François Canéto meurt en 1884 ; l'année suivante, Léonce Couture, directeur de la Revue de Gascogne, le remplace[6]. Ce dernier cumule ces deux postes jusqu'à sa mort, en 1902, date à laquelle lui succèdent Pierre-Célestin Cézerac à la présidence et Antoine Degert à la Revue[7].

En 1912, M. Laclavère est élu pour remplacer Pierre-Célestin Cézerac, promu évêque de Cahors, mais meurt l'année suivante. Par la suite, Adrien Clergeac est nommé président en 1920 et, en 1925, directeur de la Revue[8]. La fin de la parution de la Revue de Gascogne, en 1939, entraîne la disparition de facto de la société[9].

Composition

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Le premier bureau est composé de l'Archevêque d'Auch (président), du Préfet du Gers (président honoraire), de MM. Gabriel Niel[10], archiviste, Gardères, professeur de théologie, Grenier, professeur de rhétorique, Larroques, professeur d'humanités (secrétaires), Monbet, professeur d'histoire, Peyret-Mirande, pro-secrétaire de Mgr l'archevêque, Espiau et Bougnères, professeurs au petit séminaire (archivistes)[11].

Sont membres honoraires de droit les chanoines, les archiprêtres et les doyens, les Supérieurs du Grand et du Petit-Séminaire, le Supérieur des Missionnaires, les Supérieurs des Maisons ecclésiastiques d'Eauze, de Lectoure et de Gimont[11]. Nicolas-Augustin de La Croix d'Azolette, ancien archevêque d'Auch, François II Lacroix (eu), évêque de Bayonne, Bertrand-Sévère Laurence, évêque de Tarbes, Louis-Marie Épivent, évêque d'Aire et Dax sont membres d'honneur[11]. Les députés du Gers, les membres du Conseil général, les sous-préfets de Condom, Lectoure, Lombez et Mirande sont membres titulaires[11].

Publications

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Revue de Gascogne

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Dès 1860, les travaux et les documents collectés par le comité, couvrant principalement l'histoire et l'archéologie de l'archidiocèse d'Auch, sont publiés dans un bulletin périodique, appelé le Bulletin du Comité d'histoire et d'archéologie de la province ecclésiastique d'Auch[12].

En 1862, François Canéto, président du comité, confie la rédaction à Léonce Couture. Le Bulletin devient, en 1864, la Revue de Gascogne : Bulletin mensuel du Comité d'histoire et d'archéologie de la province ecclésiastique d'Auch[6]. En 1870, la revue s'adapte au changement de nom du comité et devient la Revue de Gascogne : Bulletin mensuel de la Société historique de Gascogne.

Par la suite, de 1891 à 1899, la Revue de Gascogne accueille dans ses colonnes les Soirées archéologiques aux Archives départementales, comptes rendus des séances de la Société archéologique du Gers[13]. En 1901, Antoine Degert succède à Léonce Couture[7]. Une nouvelle série est inaugurée, et la numérotation recommence.

Interrompue au début de la Première Guerre mondiale, la publication ne reprend qu'en 1920. En 1926, Antoine Degert, démissionnaire, est remplacé par Adrien Clergeac. La publication cesse définitivement de paraître en 1939[14].

Archives historiques de la Gascogne

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En 1883, les Archives historiques de la Gascogne voient le jour sous l'égide de Jules de Carsalade du Pont, avec la parution des Documents inédits sur la Fronde en Gascogne. Cette nouvelle publication a pour but de diffuser des documents inédits[note 1], sous la forme d'ouvrages autonomes et parfois répartis sur plusieurs fascicules.

Les Archives historiques de la Gascogne sont divisées en deux séries irrégulières : l'une, publiée de 1883 à 1894, comprenant les fascicules 1 à 26 ; l'autre, publiée de 1896 à 1913, comprenant les fascicules 1 à 18. La revue cesse de paraître en 1913 à la publication du fascicule 18[15].

La chapelle de l'ancien petit séminaire d'Auch.

Le musée, prévu par l'article VIII de l'ordonnance synodale de 1859, est créé le . Il est installé dans des locaux inoccupés du rez-de-chaussée du palais archiépiscopal, et Jules de Carsalade du Pont en devient le premier conservateur[16].

En 1901, les collections de la Société archéologique du Gers y sont ajoutées. En 1907, le musée est officiellement nommé musée archéologique du Gers. À la suite de la séparation des Églises et de l'État de 1905, il est installé dans les sous-sols de la chapelle du petit séminaire d'Auch[16]. Depuis 1979, les collections se trouvent au musée des Amériques - Auch.

Notes et références

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  1. ↑ Cartulaires, comptes municipaux et commerciaux, correspondances, actes pontificaux, chartes de coutumes, documents relatifs aux guerres de Religion et à la Fronde, et autres sources médiévales et modernes.

Références

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  1. ↑ de Salinis 1860, p. 2-3.
  2. ↑ Bourgeat 1961, p. 6.
  3. ↑ de Salinis 1860, p. 3.
  4. ↑ Bourgeat 1961, p. 7.
  5. ↑ « Notice de collectivité "Société historique de Gascogne » Accès libre, sur catalogue.bnf.fr (consulté le ).
  6. 1 2 Bourgeat 1961, p. 8.
  7. 1 2 Bourgeat 1961, p. 10.
  8. ↑ Bourgeat 1961, p. 10-11.
  9. ↑ Bourgeat 1961, p. 12.
  10. ↑ Histoire des Archives départementales du Gers (lire en ligne)
  11. 1 2 3 4 Bourgeat 1961.
  12. ↑ de Salinis 1860, p. 4-5.
  13. ↑ Bordes 1991, p. 254.
  14. ↑ Bourgeat 1961, p. 11-12.
  15. ↑ « Archives historiques de la Gascogne » Accès libre, sur bibliotheques-specialisees.paris.fr (consulté le ).
  16. 1 2 Bourgeat 1961, p. 15-16.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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