Soulaucourt-sur-Mouzon
Soulaucourt-sur-Mouzon est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.
| Soulaucourt-sur-Mouzon | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Grand Est | ||||
| Département | Haute-Marne | ||||
| Arrondissement | Chaumont | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Meuse Rognon | ||||
| Maire Mandat |
Laurence Dutant 2020-2026 |
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| Code postal | 52150 | ||||
| Code commune | 52482 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
100 hab. (2023 |
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| Densité | 11 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 11′ 56″ nord, 5° 40′ 48″ est | ||||
| Superficie | 9,2 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Poissons | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
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| modifier |
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Géographie
modifierLocalisation
modifier| Vaudrecourt | Outremécourt | Médonville (Vosges) |
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| Nijon | N | Urville (Vosges) | ||
| O Soulaucourt-sur-Mouzon E | ||||
| S | ||||
| Graffigny-Chemin | Vrécourt (Vosges) |
Hydrographie
modifierLa commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le Mouzon, le ruisseau de Grandru et le ruisseau de la Prairie[1],[Carte 1].
Le Mouzon, d'une longueur de 63,3 km, prend sa source dans la commune de Serocourt et se jette dans la Meuse à Neufchâteau, après avoir traversé 21 communes[2]. Les caractéristiques hydrologiques du Mouzon sont données par la station hydrologique située sur la commune de Sommerécourt. Le débit moyen mensuel est de 2,05 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 60,6 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 134 m3/s, atteint le même jour[3].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 990 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Ouen-lès-Parey à 7 km à vol d'oiseau[10], est de 10,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 806,8 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (62,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (53,7 %), forêts (37,4 %), terres arables (3,8 %), zones urbanisées (2,9 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes « In archidiaconatu de Bassalias… », ecclesia de Solascurt (1130) ; Solaucort (1211) ; Solaucuria (1402) ; Soulaucourt-sous-la-Mothe (1779) ; Soulaucourt (XVIIIe siècle)[18].
Le Mouzon est une rivière française de la région Grand Est, qui coule dans les départements des Vosges et de la Haute-Marne.
Histoire
modifierSur le site de la commune s'élevait autrefois la citadelle et la ville de la Mothe-en-Bassigny, appartenant au comté de Bar et ensuite au duché de Lorraine. Elle a été fondée à l'emplacement d'un château fort qui existait déjà, en juillet 1258 par une charte accordée par le comte de Bar Thiébaut II, qui accorda les droits de bourgeoisie et divers privilèges à tous ceux qui y habiteraient. C'est sous Thibaut II (1240-1291) que le comté de Bar atteint son apogée. Le bastion Saint-Nicolas est à l'altitude de 504 m, dominant de 190 m la rivière du Mouzon.
La forteresse et la ville furent détruites en 1645. En effet, après le siège de Nancy livré à l'armée française sous le commandement du Duc de La Force par la duc de Lorraine Charles IV par le traité de Charmes le , La Mothe avait succombé le après un siège de plusieurs mois et le Maréchal-Duc de La Force y était entré. Le Duc de Lorraine Charles IV, récupère La Mothe par le traité de Saint-Germain du . La paix de Saint-Germain ne dure pas même quatre mois car Charles IV, dont les traits de son caractère sont le manque de loyauté et la mauvaise foi, se précipite à Sedan dans le camp des Espagnols.
La France l'en punit en enlevant les dernières places qui pouvaient servir à maintenir l'indépendance de la Lorraine. En 1642 une petite armée française vient bloquer la Mothe, mais le duc venu à son secours la bat à Liffol-le-Grand. En 1644, un protégé de Mazarin, Pierre Magalotti, revient assiéger La Mothe. La place forte se défendit sept mois ( au ). Magalotti fut tué, mais le marquis de Valleroy, qui le remplaça, obligea la place à capituler. La garnison, que commandait Cliquot, eut la vie sauve, mais contrairement aux assurances données, les bourgeois furent obligés de s'expatrier et la place forte, comme la ville (dont l'église collégiale) à l'intérieur, furent rasées. Les troupes lorraines n'avaient fait aucune tentative pour débloquer la place forte, dont la chute soulagea plutôt les villages voisins qui avaient souffert des brigandages de la garnison.
Politique et administration
modifierPopulation et société
modifierDémographie
modifierÉvolution démographique
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].
En 2023, la commune comptait 100 habitants[Note 4], en évolution de +2,04 % par rapport à 2017 (Haute-Marne : −4,16 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
modifierLieux et monuments
modifierPersonnalités liées à la commune
modifier- Irénée Thériot, né à Soulaucort en 1859 et mort à Fointaine-la-Mallet (Seine-Inférieure) le , était un bryologiste. Il publia avec Jules Cardot[23].
Voir aussi
modifierBibliographie
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Soulaucourt-sur-Mouzon sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 02:04 TU à partir des 326 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/02/1995 au 01/04/2024.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Soulaucourt-sur-Mouzon » sur Géoportail (consulté le 30 mai 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ « Fiche communale de Soulaucourt-sur-Mouzon », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « le Mouzon »
- ↑ « Station hydrométrique Le Mouzon à Sommerécourt », sur l'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Soulaucourt-sur-Mouzon et Saint-Ouen-lès-Parey », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « St Ouen-lès-Parey_sapc », sur la commune de Saint-Ouen-lès-Parey - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « St Ouen-lès-Parey_sapc », sur la commune de Saint-Ouen-lès-Parey - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Soulaucourt-sur-Mouzon ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique de la Haute-Marne, Paris, Impr. nationale, , p. 168.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Le Monde des Plantes, mai-juin 1947, p.24


