« Place de la Concorde » : différence entre les versions

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[[Image:Paris_Concorde_Nuit.jpg|thumb|right|250 px|La place de la Concorde de nuit]]
[[Image:Place_de_la_Concorde_Paris_02.jpg|thumb|right|250 px]]
[[Image:Concordeeiffel.JPG|thumb|righright|250 px|L'Obélisque de la place de la Concorde, la Tour Eiffel en arrière plan]]
 
==Histoire==
 
Longtemps simple esplanade de terre battue, sans fonction, sans dessin, elle est sous le règne de [[Louis XV]], inscrite dans un vaste projet des places royales qui vont, tant à Rennes, Rouen, Bordeaux, Dijon, que Montpellier théâtraliser la représentation équestre de Louis XV. Espace de parade pour la statue, elle se développe selon un principe qui reste, à Paris, très ouvert. Parce qu'on est encore là dans une zone totalement désurbanisée. Valorisée par les façades dessinées par Gabriel, la place Louis XV devient un intermède architecturale entre les frondaisons des [[Tuileries]] et l'échappée verte des Champs-Elysées. En 1792, elle deviendra place de la Révolution pour adopter le nom de place de la Concorde en 1795.
 
==Construction==
 
Longtemps simple terre battue, sans fonction, sans dessin, elle est sous le règne de [[Louis XV]], inscrite dans un vaste projet des places royales qui vont, tant à Rennes, Rouen, Bordeaux, Dijon, que Montpellier théâtraliser la représentation équestre de Louis XV. Espace de parade pour la statue, elle se développe selon un principe qui reste, à Paris, très ouvert. Parce qu'on est encore là dans une zone totalement désurbanisée. Valorisée par les façades dessinées par Gabriel, la place Louis XV devient un intermède architecturale entre les frondaisons des [[Tuileries]] et l'échappée verte des Champs-Elysées. En 1792, elle deviendra place de la Révolution pour adopter le nom de place de la Concorde en 1795.
 
Elle a été conçue par [[Ange-Jacques Gabriel]] en [[1755]] comme un [[octogone]] bordé par les Champs-Élysées et le [[Jardin des Tuileries]]. Parsemée de statues et de fontaines, la place fut baptisée '''place Louis-XV''' en l'honneur du roi. À l'extrémité nord, deux larges bâtiments identiques en pierre ferment la perspective. Divisées par la rue Royale, ces structures sont parmi les meilleurs exemples de l'architecture de cette période qui sont encore intacts à ce jour. À l'origine, le premier bâtiment servait comme bureaux et le gouvernement continue à l'utiliser comme ministère de la Marine. Peu de temps après sa construction, le deuxième bâtiment a été transformé en un luxueux hôtel, l'[[Hôtel de Crillon]] (comme actuellement) où la reine [[Marie Antoinette]] passait des après-midis entiers en se détendant et en prenant des leçons de piano.
 
L'hôtel particulier à l'est de ces bâtiments (actuelle ambassade des États-Unis) est de l'architecte [[Ange-Jacques Gabriel]].
 
==La Révolution==
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Sous la Révolution la place va devenir un grand théâtre sanguinaire de la Révolution avec l'installation de la guillotine. Elle y vient, mais provisoirement en octobre 1792, pour l'exécution des voleurs de bijoux de la Couronne au garde-meuble. Elle réapparait le 21 janvier 1793 pour l'exécution de [[Louis XVI]], alors dressée à mi-distance du socle de la statue de Louis XV, alors renversée pour être remplacée par une colossale statue de la liberté en plâtre et carton, et à l'entrée des Champs-Elysées. C'est enfin le 11 mai 1793 qu'elle s'y fixe, pour y rester jusqu'au 9 juin 1794, et cette fois entre le centre de la place et l'entrée des Tuileries. Elle reviendra de la [[Place du Trône renversé (actuelle place de la Nation]]) que pour l'exécution de [[Maximilien de Robespierre]] et ses amis (11 thermidor an II -27 juillet 1794). Sur les 2498 presonnes guillotinées pendant la Révolution 1119 le furent place de la Révolution.
 
===La place de la Concorde au XIX{{e}} siècle===
===Quelques personnes qui furent guillotinées place de la Révolution===
Le 3 mai 1826, [[Charles X de France|Charles X]] pose la première pierre, place de la Concorde du monument à la mémoire de Louis XVI. La statue de Louis XVI en fait ne sera jamais élevée. Son socle servira de base à l'obélisque de [[Louqsor]] dressé en 1836.
servira de base à l'obélisque de [[Louqsor]] dressé en 1836.
 
==Architecture==
La place a été conçue par [[Ange-Jacques Gabriel]] en [[1755]] comme un [[octogone]] bordé par les Champs-Élysées et le [[Jardin des Tuileries]]. Parsemée de statues et de fontaines, la place fut baptisée '''place Louis-XV''' en l'honneur du roi.
 
===Les hôtels de Gabriel===
Elle a été conçue par [[Ange-Jacques Gabriel]] en [[1755]] comme un [[octogone]] bordé par les Champs-Élysées et le [[Jardin des Tuileries]]. Parsemée de statues et de fontaines, la place fut baptisée '''place Louis-XV''' en l'honneur du roi. À l'extrémité nord, deux larges bâtiments identiques en pierre ferment la perspective. Divisées par la rue Royale, ces structures sont parmi les meilleurs exemples de l'architecture de cette période qui sont encore intacts à ce jour. À l'origine, le premier bâtiment servait comme bureaux et le gouvernement continue à l'utiliser comme ministère de la Marine. Peu de temps après sa construction, le deuxième bâtiment a été transformé en un luxueux hôtel, l'[[Hôtel de Crillon]] (comme actuellement) où la reine [[Marie Antoinette]] passait des après-midis entiers en se détendant et en prenant des leçons de piano.
 
En [[1907]], une partie du deuxième bâtiment a été transformé en un luxueux hôtel de voyageurs, l'[[Hôtel de Crillon]].
 
L'hôtel particulier à l'est de ces bâtiments (actuelledit Hôtel de Talleyrand ou Hôtel de Saint-Florentin, actuellement siège de services de l'ambassade des États-Unis) est une œuvre de l'architecte [[Ange-JacquesJean François Thérèse GabrielChalgrin]].
 
===L'obélisque===
[[Image:Concorde obelisk.JPG|thumb|right|Obélisque de la place de la Concorde]]
Aujourd'hui, l'histoire de la place de la Concorde est perdue derrière les embouteillages des voitures qui se précipitent sur l'[[obélisque]] égyptien géant décoré de [[hiéroglyphe|hiéroglyphes égyptiens]] qui exaltent le règne du pharaon [[Ramses II]]. L'obélisque égyptien de [[Louxor]], datant de 3 300 ans, est arrivé en [[France]] en [[1836]]. Le roi [[Louis-Philippe Ier|Louis-Philippe]] le fit placer au centre de la Place de la Concorde lors de l'aménagement de la place par l'architecte [[Jacques Hittorff]] (auteur des fontaines). Donnée à la France en 1831 par [[Mohammed-Ali]], l'[[obélisque]] de l'ouest (227 tonnes) fut transportée à Paris en 1833 et érigée sur la [[place de la Concorde]] le 25 octobre 1836 par l'ingénieur [[Apollinaire Lebas]], en présence de plus de 200 000 personnes. Croyant que le chapeau original de l'obélisque avait été volé au {{VIe siècle av. J.-C.}}, le gouvernement français a fait rajouter des feuilles d'or sur le chapeau de l'obélisque.
 
L'obélisque se situe dans la ligne de l'[[axe historique]] de Paris.
L'ambassade des États-Unis est située juste entre le coin du nord-ouest de l'Hôtel Crillon et le coin nord-est de la place. La dernière fois que la bâtiment a servi de quartier général, c'était pour l'armée allemande pendant la [[Seconde Guerre mondiale]].
 
[[6 février 1934]] : Manifestation des ligues d'extrême-droite. 20 morts et 2 300 blessés.
 
Sans avertir personne, en l'an [[2000]], le grimpeur urbain [[France|français]], [[Alain Robert]], a escaladé l'obélisque à mains et pieds nus sans aucun dispositif de sécurité.
 
===Les statues des villes===
[[Image:Concordestrasbourg.JPG|thumb|right|250 px|Statue de Strasbourg]]
À chacun des coins de cette place octogonale se trouve une statue représentant une ville française ; ainsi on trouve les statues dédiées à Bordeaux, Lille, Brest, Rouen, Lyon, Marseille, Nantes et Strasbourg. Cette dernière fut longtemps parée d'un crêpe noir en rappel du deuil de l'[[Alsace-Lorraine]], cédée par la France à l'[[empire allemand]] en 1871.
 
===Quelques personnes qui furent guillotinées place de la Révolution===
[[Image:Lampadaire parisien placedelaconcorde paris.jpg|thumbnail|right|Lampadaire sur la place de la Concorde]]
* [[Louis XVI]], le 21 janvier 1793.
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Les corps étaient au début transportés au [[cimetière de la Madeleine]] puis en 1794 au [[cimetière des Errancis]].
 
Le 3 mai 1826, [[Charles X de France|Charles X]] pose la première pierre, place de la Concorde du monument à la mémoire de Louis XVI. La statue de Louis XVI en fait ne sera jamais élevée. Son socle servira de base à l'obélisque de [[Louqsor]] dressé en 1836.
 
==L'obélisque==
[[Image:Concorde obelisk.JPG|thumb|right|Obélisque de la place de la Concorde]]
 
 
Aujourd'hui, l'histoire de la place de la Concorde est perdue derrière les embouteillages des voitures qui se précipitent sur l'[[obélisque]] égyptien géant décoré de [[hiéroglyphe|hiéroglyphes égyptiens]] qui exaltent le règne du pharaon [[Ramses II]]. L'obélisque égyptien de [[Louxor]], datant de 3 300 ans, est arrivé en [[France]] en [[1836]]. Le roi [[Louis-Philippe Ier|Louis-Philippe]] le fit placer au centre de la Place de la Concorde lors de l'aménagement de la place par l'architecte [[Jacques Hittorff]] (auteur des fontaines). Donnée à la France en 1831 par [[Mohammed-Ali]], l'[[obélisque]] de l'ouest (227 tonnes) fut transportée à Paris en 1833 et érigée sur la [[place de la Concorde]] le 25 octobre 1836 par l'ingénieur [[Apollinaire Lebas]], en présence de plus de 200 000 personnes. Croyant que le chapeau original de l'obélisque avait été volé au {{VIe siècle av. J.-C.}}, le gouvernement français a fait rajouter des feuilles d'or sur le chapeau de l'obélisque.
 
L'obélisque se situe dans la ligne de l'[[axe historique]] de Paris.
L'ambassade des États-Unis est située juste entre le coin du nord-ouest de l'Hôtel Crillon et le coin nord-est de la place. La dernière fois que la bâtiment a servi de quartier général, c'était pour l'armée allemande pendant la [[Seconde Guerre mondiale]].
 
[[6 février 1934]] : Manifestation des ligues d'extrême-droite. 20 morts et 2 300 blessés.
 
Sans avertir personne, en l'an [[2000]], le grimpeur urbain [[France|français]], [[Alain Robert]], a escaladé l'obélisque à mains et pieds nus sans aucun dispositif de sécurité.
 
 
==Les statues des villes==
[[Image:Concordestrasbourg.JPG|thumb|right|250 px|Statue de Strasbourg]]
À chacun des coins de cette place octogonale se trouve une statue représentant une ville française ; ainsi on trouve les statues dédiées à Bordeaux, Lille, Brest, Rouen, Lyon, Marseille, Nantes et Strasbourg. Cette dernière fut longtemps parée d'un crêpe noir en rappel du deuil de l'[[Alsace-Lorraine]], cédée par la France à l'[[empire allemand]] en 1871.
 
== Voir aussi ==