SpaDeX
SpaDeX (acronyme de anglais : Space Docking Experiment "Expérience d'Amarrage Spatial") est une mission spatiale de l'Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO) dont l'objectif est d'acquérir la technologie spatiale permettant les manœuvres de rendez-vous spatial, d'amarrage et le vol en formation d'engins spatiaux. La mission reposant sur deux micro-satellites de 220 kg, équipés de dispositifs de guidage pour le rendez-vous spatial et l'amarrage, est lancée le . Entre janvier et les deux satellites réalisent les opérations prévues (rendez-vous, amarrage puis séparation).
Satellites expérimentaux
| Organisation |
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|---|---|
| Constructeur |
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| Domaine | Technologie spatiale |
| Nombre d'exemplaires | 2 |
| Lancement | 30 décembre 2024 |
| Lanceur | PSLV-CA |
| Identifiant COSPAR |
[https://nssdc.gsfc.nasa.gov/nmc/spacecraft/display.action?id=2024-253A 2024-253B 2024-253A 2024-253B] |
| Masse au lancement | 2 x 220 kg |
|---|---|
| Plateforme | IMS-1 |
| Contrôle d'attitude | Stabilisé sur 3 axes |
| Source d'énergie | Panneaux solaires |
| Puissance électrique | 330 W |
| Orbite | Orbite basse |
|---|
Objectifs et déroulement du projet
modifierLa mission SpaDeX est développée par l'agence spatiale indienne pour acquérir les techniques de rendez-vous spatial et d'amarrage d'engins spatiaux. Pour ce faire deux mini-satellites équipés chacun d'un système d'amarrage androgyne et de dispositifs de guidage des opérations de rendez-vous sont développés par l'UR Rao Satellite Centre (URSC) de l'agence spatiale (ISRO) avec l'appui d'autres centres de l'ISRO (VSSC, LPSC, SAC, IISU, and LEOS). L'intégration et les tests ont été réalisés à Bangalore par la société Ananth Technologies[1]. Le cout de la mission est d'environ 12 millions euros (2025)[2]
Caractéristiques techniques
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La mission SpaDEx repose sur deux micro-satellites d'environ 220 kilogrammes qui utilisent tous deux une plateforme IMS-1 stabilisée sur 3 axes et alimentée en énergie par des panneaux solaires (300 Watts). Les deux engins spatiaux emportent plusieurs nouveaux équipements ont été développés pour remplir les objectifs de la mission[1] :
- Un système d'amarrage à faible impact (vitesse d'approche de 10 mm/s) androgyne présent sur les deux engins spatiaux et en ensemble d'équipements associés. Les caractéristiques sont similaires au système d'amarrage International Docking System Standard mis en œuvre par les autres agences spatiales pour leur programme spatial habité. Mais le mécanisme est plus petit (diamètre de 450 mm au lieu de 800 mm), ne comporte qu'un seul degré de liberté et n'utilise que 2 moteurs (contre 24).
- Une suite de capteurs destinés à guider les manoeuvres de rendez-vous spatial et les opérations d'amarrage : Laser Range Finder (LRF) lorsque la distance entre les deux engins spatiaux est comprise entre 6000 et 200 m, Rendezvous Sensors (RS) utilisés à une distance comprise entre 2000 et 10 m, Proximity and Docking Sensor (PDS) entre 30 et 0,4 mètre. Laser Diodes (LDs), une caméra entre 20 et 0,5 m et un Mechanism Entry Sensor (MES) entre 8 et 4 cm.
- Les opérations de rendez-vous sont pilotés par un logiciel développé à cet effet.
Par ailleurs les satellites emportent des instruments qui sont mis en œuvre après l'achèvement du test de rendez-vous spatial[1] :
- Une caméra HRC (High-Resolution Camera) avec une résolution spatiale de 4,5 m à une altitude de 450 km et une fauchée de 9,2 x 9,2 km version miniaturisée d'une caméra développée SAC/ISRO.
- Un spectro-imageur MMX (Miniature Multi-Spectral Payload), développé par SAC/ISRO, disposant de quatre bandes spectrales en lumière visible et proche infrarouge (450- 860 nm) avec une résolution spatiale de 25 mètres à une altitude de 450 km. L'instrument peut être utilisé pour le suivi des ressources naturelles et les études de la végétation.
- Un instrument mesurant les radiations (RadMon pour Radiation Monitor) qui doit permet d'établir une base de données du rayonnement spatial. Celle-ci sera utilisée pour les mesures du futur dosimètre TID (Total Ionization Dosimeter) avec des applications dans le domaine scientifique et pour le programme spatial habité.
Déroulement de la mission
modifierLes deux satellites sont lancés le par une fusée indienne légère PSLV-CA et placés sur une orbite circulaire à une altitude de 470 km avec une inclinaison orbitale de 55°. Les deux satellites, séparés initialement de 20 kilomètres, se rapprochent progressivement puis s'amarrent le [3]. Une fois cette manoeuvre réalisée ils se séparent le [4] et poursuivent leur mission en mettant en oeuvre les instruments dont ils disposent. La durée totale de la mission est de deux ans[5],[1].
Suite
modifierUne deuxième mission, SpaDeX 2, répondant aux mêmes objectifs, est prévue mais était en attente d'une validation de son financement en 2025. Ses caractéristiques doivent se rapprocher du scénario envisagé pour le rendez-vous entre les deux sous-ensembles de la sonde lunaire Chandrayaan-4 qui doivent être lancés séparément : rendez-vous sur une orbite elliptique, système d'amarrage de plus grande taille[2].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 (en) « SpaDeX Mission », ISRO,
- 1 2 (en) Jatan Mehta, « Chandrayaan 4 will bring unique Moon materials—and maybe a giant scientific leap for India », sur Jatan Space,
- ↑ (en) « Isro successfully docks satellites: Why the feat is crucial for future missions », sur The Times of India,
- ↑ (en) « SPADEX undocking successful », sur ISRO,
- ↑ (en) « SPADEX A, B », sur Gunter's Space Page (consulté le )
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifier- Rendez-vous spatial
- Amarrage spatial
- Indian Mini Satellite bus Plateforme (bus) utilisée par les deux satellites.
- Polar Satellite Launch Vehicle Lanceur spatial utilisé par la mission.