Space Dynamics Laboratory
Space Dynamics Laboratory, plus souvent désigné par son acronyme SDL, est un laboratoire de recherche appliquée dans les domaines militaire et spatial situé à Logan (Utah) et affilié à l'Université d'État de l'Utah. Il emploie en 2025 environ 1300 ingénieurs et techniciens.
Laboratoire de recherche
| Fondation |
1982 |
|---|
| Type |
Organisme sans but lucratif |
|---|---|
| Domaine d'activité |
Recherche appliquée dans les domaines militaire et spatial |
| Siège | |
| Pays |
| Effectif |
1300 (2025) |
|---|---|
| Président |
Jed J Hancock (2025) |
| Organisation mère | |
| Affiliation | |
| Site web |
(en) www.sdl.usu.edu |
Histoire
modifierLa création de SDL débute immédiatement après la Seconde guerre mondiale. A l'époque les États-Unis utilisent des fusées allemandes V-2 pour étudier la densité électronique des hautes couches de l'atmosphère. Pour fournir les instruments scientifiques nécessaires, l'Université de l'Utah crée le laboratoire UARL (Upper Air Research Laboratory) tandis que l'Université d'État de l'Utah crée le laboratoire EDL (Electro-Dynamics Laboratories). Les deux laboratoires sont fusionnés en 1982 et donnent naissance au Space Dynamics Laboratory ou SDL. En 1996 le laboratoire reçoit le label UARC (University Affiliated Research Center) qui matérialise sa participation aux des programmes militaires du Missile Defense Agency[1].
Ressources humaines et équipements
modifierSDL emploie environ 1300 ingénieurs et techniciens (2025). Son principal établissement situé à Logan dispose d'une superficie totale de 50 000 m2 comprenant des salles blanches (classe 100 et 10000), des équipements de test (chambre anéchoïque, chambre de test électro-optique, banc vibratoire, chambre à vide de 3 m. de diamètre , etc.) et des centres de contrôles de mission[2].
Produits
modifierLes principaux domaines d'activité de SDL sont le développement et la mise au point d'instruments et de capteurs pour la recherche scientifique et la défense contre les missiles, le traitement des données tactiques et les technologies spatiales[1].
Activité militaire
modifierDans le domaine militaire, SDL développe des plateformes de satellites (du nano-satellite à la classe ESPA c'est-à-dire environ 200 kg), des capteurs (lidar, radar , etc.) et des systèmes de détection multi-couches, des composants du segment sol (spatial) et des systèmes de cybersécurité[2].
Activité spatiale
modifierLe laboratoire SDL est un partenaire de longue date de l'agence spatiale civile américaine, la NASA. Il fournit selon les missions instrument, satellite ou support au sol. Il a contribué aux missions suivantes[3] :
- Missions d'exploration du système solaire : Europa Clipper (instrument MISE), DART/LICIACube, Lunar Trailblazer, NEOWISE, NEO Surveyor (développement d'une partie du télescope, test, assemblage et étalonnage).
- Missions d'observation de la Terre : AOS, PACE (contribution à l'instrument OCI), Libera, SBG-TIR
- Missions d'héliophysique : AWE, TIMED/SABER, Carruthers Geocorona Observatory, MUSE, SunRISE (développement de 6 CubeSats)
- Missions d'astrophysique : COSI, Roman, UVEX, WISE
- Missions technologiques : BioSentinel, CAPSTONE, Lunar Flashlight
Références
modifier- 1 2 (en) « History », sur Space Dynamics Laboratory (consulté le )
- 1 2 (en) « Multi-Domain Defense », sur Space Dynamics Laboratory (consulté le )
- ↑ (en) « Sciences et Space Exploration », sur Space Dynamics Laboratory (consulté le )