Spectre audible
Description
modifierLe spectre audible est l'ensemble des fréquences sonores sinusoïdales pures pouvant être perçues par un être humain. Conventionnellement, dans le domaine fréquentiel, il s'étend de 20 Hz (son audible le plus grave) jusqu'à 20 kHz, soit 20 000 Hz (son audible le plus aigu)[1]. Selon la fréquence, ils ne sont pas perçus de la même manière par l'oreille humaine, comme l'illustre la courbe isosonique.
Au delà de 16 kHz se trouvent les ultrasons. En dessous de 20 Hz, ce sont les infrasons.
Champ auditif humain
modifierLes limites du champ auditif humain dépendent principalement de la fréquence (Hz) et de l'intensité du son (en décibel)[2]. La perception auditive est complexe et dépend de plusieurs paramètres physiques et psychologiques[2], mais elle peut être illustrée de manière simplifiée avec le diagramme de Wegel ci-dessous.

Champ auditif selon les espèces
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Chaque espèce a son propre champ auditif. Chez les mammifères, c'est la chauve-souris qui détient un record en terme de haute fréquence étant capable d'entendre des ultrasons de 212 000 Hz. La fausse teigne, papillon de nuit peut percevoir des ondes sonores pouvant atteindre une fréquence de 300 000 Hz[5].
Dans la pratique, le spectre réellement perçu par un individu peut en différer très sensiblement : les capacités auditives, surtout dans l'aigu, diminuent avec l'âge mais aussi en fonction des traumatismes reçus par le système auditif (exposition de longue durée à des niveaux sonores élevés en particulier)[6].

Le spectre audible en fréquences sinusoïdales pures ne rend pas compte de la perception des fréquences qui composent un signal complexe. Par exemple, une fréquence pure de fréquence élevée non audible quand elle est seule, va modifier la perception d'un signal complexe dont elle devient un composant par addition.
Pour déterminer la acuité auditive d'un individu, il existe plusieurs techniques en audiométrie permettant d'obtenir un audiogramme: graphique visualisant la fréquence audible perçue en fonction des décibels[8].
Notes et références
modifier- ↑ Mario Rossi, Audio, Lausanne, Presses Polytechniques et Universitaires Romandes, , 1re éd., 782 p. (ISBN 978-2-88074-653-7, lire en ligne) ; (en) Pat Brown, « 3. Fundamentals of audio and acoustics », dans Glen Ballou (direction), Handbook for Sound Engineers, New York, Focal Press, , 4e éd.
- 1 2 Paul Charlemagne, « Psychoacoustique: Mesure subjective des paramètres d’intensité, de fréquence et de temps », HAL Open Science, vol. hal-01882907, no hal-01882907, (lire en ligne)
- ↑ Juliette Bocquet, « Evaluation du bénéfice audioprothétique en audiométrie vocale dans le bruit dans les surdités légères et moyennes du premier groupe appareillées », UNIVERSITÉ DE LILLE FACULTÉ DE MÉDECINE HENRI WAREMBOURG, (lire en ligne)
- ↑ « Hauteur | Surdiscol - Espace élève » (consulté le )
- ↑ « Les records d’ouïe animale : haute fréquence chez la chauve-souris et la fausse teigne - AUDITION CONSEIL Lyon » (consulté le )
- ↑ Phychoacoustique, l'oreille récepteur d'information par Eberhard Zwicker et Richard Feldtkeller, Masson Paris 1981
- ↑ « Presbyacousie », sur Voyage au centre de l'audition (consulté le )
- ↑ « Audiomètre : à quoi sert cet instrument médical ? », sur https://www.passeportsante.net/, (consulté le )