Sphagia
sacrifice d'un animal avant le début d'une bataille dans la Grèce antique
Sphagia, dans la Grèce antique, désigne le sacrifice (par égorgement) d'un animal avant le début d'une bataille.

Cette pratique semble avoir commencé peu avant les guerres médiques[1].
L'animal, souvent un bélier, était maintenu entre les jambes du sacrificateur qui tirait la tête de la bête d'une main et en perçait la gorge de l'autre. Il s'agissait en effet de percer la gorge (en grec σφάζειν signifie « percer la gorge ») et non de la trancher. L'opération avait lieu sur le champ de bataille, devant le front des troupes et en vue de l'ennemi. La façon dont s'écoulait le sang présageait de l'issue de l’affrontement : en cas de signes défavorables ou douteux, le chef militaire était susceptible de renoncer à la bataille[1].
Bibliographie
modifier- (en) M.H. Jameson, « Sacrifice before battle », dans V.D. Hanson (ed.), Hoplites. The Classical Greek Battle Experience, , p. 197-227.
- (en) M.H. Jameson, Cults and Rites in Ancient Greece: Essays on Religion and Society, , p. 98-126.
- (en) W.K. Pritchett, Ancient Greek Military Practices, .
Notes et références
modifier- 1 2 (en) Josho Brouwers, « Sacrifice before battle - An ancient Greek ritual », Ancient World Magazine, (lire en ligne).