Spinhuis
Le Spinhuis (en français : « maison où l'on file ») était une institution de correction et de travail fondée à Amsterdam en 1596, qui a servi de modèle dans le reste de l'Europe.

Description
modifierElle était destinée aux femmes marginales, prostituées ou pauvres. Les pensionnaires étaient astreintes à un travail de filage et s'exposaient à des châtiments corporels en cas de refus.
Le Spinhuis, qui possédait un équivalent masculin, le Rasphuis, peut être situé dans le contexte de la politique du « grand renfermement » décrite par Michel Foucault.
Le but étant un retour des pensionnaires dans la société calviniste d'Amsterdam au bout d'une période plus ou moins longue de privation[1].
Notes et références
modifier- ↑ Olivier Zeller, La ville moderne XVIe – XVIIIe siècle, Histoire de l'Europe urbaine, vol. 3, Seuil, , 466 p. (ISBN 978-2-7578-2779-6), p. 145
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Paul Zumthor, La Vie quotidienne en Hollande au temps de Rembrandt, Hachette, coll. « La vie quotidienne », 1990.
- Jean-Luc Pinol (dir.), Histoire de l'Europe urbaine, vol. 1, de l'antiquité au XVIIIe siècle, Seuil, 2003.
- Olivier Zeller, La ville moderne XVIe – XVIIIe siècle, Histoire de l'Europe urbaine, vol. 3, Seuil, , 466 p. (ISBN 978-2-7578-2779-6)
