Sport au Niger

aperçu du sport au Niger

Le sport au Niger recouvre à la fois des pratiques sportives traditionnelles, profondément ancrées dans la culture du pays, et des disciplines modernes introduites durant la période coloniale ou après l'indépendance, au premier rang desquelles le football. La lutte traditionnelle, surnommée le «sport roi», occupe une place centrale dans la vie sociale et culturelle nigérienne, tandis que le pays s'est également illustré au niveau international en boxe et en taekwondo aux Jeux olympiques.

Sport au Niger
Description de cette image, également commentée ci-après
Spectateurs regardant un match de football au stade GSK 10 février 2018
Comité olympique COSNI
Sport national football
Autres sports importants Basket-ball

Sports traditionnels

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Lutte traditionnelle (Sabre national)

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La lutte traditionnelle, en langue haoussa kokawa est considérée comme le sport le plus populaire et le plus rassembleur du Niger, suivi par des Nigériens de tout âge[1]. Deux lutteurs s'affrontent dans une aire circulaire, chacun cherchant à faire tomber son adversaire au sol ou à l'éjecter de l'aire de combat.

Remise du sabre au champion national.

Selon la tradition orale, la lutte était pratiquée dans les villages nigériens à l'occasion de la fin des récoltes ou pour célébrer la saison des pluies[1]. Elle a été institutionnalisée en 1975 par les autorités militaires du Conseil militaire suprême, sous la présidence de Seyni Kountché, sous la forme d'un championnat national annuel appelé «Sabre national», organisé à tour de rôle dans les huit chefs-lieux de région du pays[1],[2]. La première édition s'est tenue à Tahoua en 1975[3]. Certaines éditions n'ont pu se tenir, notamment en 1985, 1988, 1997, 2004 et 2005[2].

Dosso Issaka Issaka en action (2026).

La compétition, qui dure une dizaine de jours, est précédée d'une sélection en plusieurs étapes, depuis le niveau cantonal jusqu'au niveau régional[4]. Le lutteur resté invaincu à l'issue de tous les combats reçoit le «Sabre national», trophée suprême de la discipline, accompagné de sommes d'argent et de cadeaux, et est accueilli en héros à son retour dans sa région d'origine[1]. Les lutteurs portent des maillots ornés de fils de coton colorés, auxquels sont accrochées des amulettes destinées à les protéger du mauvais œil[5]. Le lutteur Kadri Abdou, dit Issaka Issaka, est le plus titré de l'histoire du Sabre national, avec six titres remportés, dont le sixième lors de la 44e édition disputée à Agadez en 2023[2].

Au-delà du spectacle sportif, la lutte traditionnelle est perçue comme un facteur de cohésion sociale et un cadre d'expression culturelle, accompagné de rites, de croyances, de musiques et de poésies orales propres aux communautés qui la pratiquent[1].

Courses de chameaux et de chevaux

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Hippodrome de Niamey.

Les courses de chameaux et de chevaux comptent parmi les pratiques sportives traditionnelles les plus anciennes du pays, en particulier dans les régions nomades et pastorales du nord et du centre du Niger, où elles accompagnent souvent des rassemblements culturels et festifs plus larges, à l'image des grandes fêtes coutumières organisées dans la région d'Agadez[6].

Football

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Le football est le sport moderne le plus populaire au Niger[7]. L'équipe nationale masculine, surnommée les «Mena», dispute les compétitions continentales sans avoir toutefois remporté de titre majeur ni obtenu de qualification pour une phase finale de Coupe du monde; elle a atteint les quarts de finale des éliminatoires de la Coupe du monde 1982, en s'inclinant face à l'Algérie[8]. L'équipe nationale a manqué ou déclaré forfait pour chaque édition de la Coupe d'Afrique des nations entre 1969 et 2010, avant de participer pour la première fois à la compétition en 2012, puis en 2013[8].

Le football nigérien reste presque entièrement amateur. Le championnat national, la Super Ligue (anciennement Niger Premier League, créée en 1966), est dominé par des clubs de la capitale, Niamey, au premier rang desquels le Sahel SC et l'Olympic FC de Niamey, qui se partagent à eux deux près des deux tiers des titres nationaux. La Coupe du Niger, créée en 1974, est ouverte aux championnats amateurs de tout le pays. Plusieurs sections du gouvernement nigérien, notamment la police et l'armée, parrainent des clubs amateurs.

La ferveur populaire pour le football international a notamment été illustrée par la visite au Niger, en décembre 2007, de l'ancien Ballon d'or Zinedine Zidane, accueilli par une foule nombreuse à chacune de ses étapes, dans le cadre d'une tournée liant football et projets de développement[9].

Rugby à XV

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Le rugby à XV est un sport mineur mais en développement au Niger. Introduit par des expatriés français durant la période coloniale, il est aujourd'hui pratiqué majoritairement par des Nigériens, essentiellement concentré à Niamey. L'organe dirigeant est la Fédération nigérienne de rugby, affiliée à la Confédération africaine de rugby[10].

Basket-ball

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La Fédération nigérienne de basket-ball (FENIBASKET) est l'instance dirigeante du basket-ball masculin et féminin au Niger, affiliée à la FIBA Afrique depuis 1963[11]. Djamila Ferdjani en est devenue la première femme présidente en février 2009, succédant à Seini Yaye[12]. La fédération organise des championnats masculins et féminins dans chacune des huit régions du pays, ainsi qu'une Super coupe annuelle, rebaptisée coupe du Président de la République[13], le championnat national masculin étant resté à l'arrêt depuis 2004[12].

Jeux olympiques

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Abdoul Razak Issoufou (à gauche) recevant la médaille d'argent de taekwondo aux Jeux olympiques d'été de 2016.

Le Niger participe aux Jeux olympiques d'été depuis 1964, à l'exception des éditions de 1976 (Montréal, boycottée) et 1980 (Moscou, boycottée)[14].

Le pays a remporté deux médailles olympiques à ce jour :

Aucun athlète nigérien n'a participé aux Jeux olympiques d'hiver[14].

Événements sportifs internationaux accueillis par le Niger

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Jeux de la Francophonie de 2005

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Le Niger a accueilli à Niamey les Ves Jeux de la Francophonie, du 7 au 17 décembre 2005, sous la présidence de Mamadou Tandja, réunissant environ 2 500 athlètes issus de 44 délégations. Les épreuves se sont notamment déroulées au Stade Général Seyni Kountché. Ces jeux comportaient des épreuves d'athlétisme, de football, de basket-ball, de boxe, de judo et de tennis de table, ainsi qu'une démonstration de lutte traditionnelle ouest-africaine. Le Niger, pays hôte, a terminé 13e au tableau des médailles avec une médaille d'or, deux d'argent et deux de bronze.

Organisation institutionnelle

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Le ministère de la jeunesse, de la culture et des sports est chargé de la conception, de la mise en œuvre et du suivi de la politique de l'État en matière de jeunesse et de sport, ainsi que de la promotion de la participation des femmes au sport et de l'entretien des infrastructures sportives du pays[17]. En avril 2025, Mr Sidi Mohamed Al Mahmoud a été nommé ministre de la jeunesse, de la culture et des sports, en remplacement du colonel-major Abdrahamane Amadou[18].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 « Une brève histoire de la Lutte Traditionnelle du Niger », sur Societe Miniere de DASA (SOMIDA SA) (consulté le ).
  2. 1 2 3 « Palmarès du Sabre National en 44e éditions », sur Agence Nigérienne de Presse, (consulté le ).
  3. « Tahoua/Lutte traditionnelle : La capitale de l'Ader se prépare activement à accueillir la 46è édition du Sabre National », sur Le Sahel (consulté le ).
  4. « Sabre National de lutte traditionnelle : 11 lutteurs restent encore debout sur les 80 engagés », sur Le Sahel (consulté le ).
  5. « Niger: Le Sabre, un combat traditionnel qui célèbre la bravoure », sur Agence Anadolu (consulté le ).
  6. (en) Robert Wood, « Sport in Niger - Traditional Wrestling to Olympic Medals », sur Topend Sports (consulté le )
  7. « Rubrique Sports », sur Le Républicain-Niger (consulté le )
  8. 1 2 (en) « FIFA: Nigerien Football Federation News and background », sur FIFA (archive) (consulté le )
  9. « Visite de Zinedine Zidane au Niger », sur Programme des Nations unies pour le développement, Niger, (consulté le )
  10. « Fédération Nigérienne de Rugby », sur Fédération Nigérienne de Rugby (archive) (consulté le )
  11. (en) « Niger (NIG): Fédération Nigérienne de Basket-Ball », sur FIBA.com (archive) (consulté le )
  12. 1 2 « Zoom sur la présidente de la FENIBASKET », sur Le Visionnaire, n°55, (consulté le )
  13. Oumarou Moussa, « Cérémonie des sponsors et Super coupe de basket-ball : quand le basket-ball reprend de l'envol », sur Le Sahel, (consulté le )
  14. 1 2 (en) « Niger », sur Comité international olympique, (consulté le )
  15. « Décès de Issaka Daboré, figure emblématique de la boxe au Niger : Il avait du punch et il se battait courageusement pour honorer le Niger », sur Le Sahel, (consulté le )
  16. « Participation du Niger aux Jeux Olympiques 2016 : Les athlètes nigériens au rendez-vous de Rio de Janeiro », sur Le Sahel, (consulté le )
  17. « Ministère de la Jeunesse et des Sports », sur Portail officiel du Gouvernement du Niger (consulté le )
  18. Salissou Soumana Karimou, « Niamey : Le Ministre de la jeunesse et des sports, M. Sidi Mohamed visite plusieurs sites et infrastructures sportives », sur Agence Nigérienne de Presse, (consulté le )

Pour approfondir

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Articles connexes

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