Sprīdītis
Sprīdītis est un conte d'Anna Brigadere écrit sous forme de pièce de théâtre en sept actes[1].
| Sprīdītis | |
Sprīdītis jouant de la turlute devant Lutausis pour le faire danser. | |
| Auteur | Anna Brigadere |
|---|---|
| Pays | |
| Genre | Conte |
| Date de parution | 1903 |
| modifier |
|
Histoire
modifierEn 1903, le Théâtre letton de Riga demanda à Brigadere de traduire une pièce pour un spectacle de Noël destiné à toute la famille. Cependant, l'autrice décida d'écrire une œuvre originale, et la première de sa pièce de conte populaire, Sprīdītis, connut un grand succès[2].
Résumé
modifierL'histoire se déroule en Lettonie. Sprīdītis est un garçon d'une pauvre famille d'agriculteurs. Il est tout petit en taille. Sa maman est morte et son père s'est remarié avec une femme très exigeante[3]. Un jour, cette dernière lui ordonne de fabriquer les cuillères en bois, alors que ses propres enfants s'amusent. Sprīdītis dérange leur jeu et se dispute avec Lienīte, sa belle-sœur. La marâtre veut le punir et le jeune garçon s'enfuit alors de la ferme, malgré les mises en garde de Lienīte. Il espère trouver un trésor. Sur son chemin se présente la Mère du Vent qui lui demande de garder ses enfants, les quatre vents : Nord, Sud, Est, Ouest. La tache s'avère difficile, les vents s'échappent. Mais la Mère du Vent récompense quand même ses efforts, en lui offrant une flûte magique. Il reprend la route et dans une forêt, rencontre un groupe d'enfants poursuivis par un géant. C'est le terrible Lutausis. Sprīdītis sort la flûte magique et le fait danser jusqu'à ce qu'il tombe sans forces et le supplie d'arrêter. En échange, Sprīdītis exige qu'il laisse tranquille enfants et animaux. A ce moment, arrive la Mère des Forêts pour remercier le garçon. Il reçoit en cadeau une baguette magique. Il poursuit sa quête et au milieu de la forêt, tombe sur une cabane où habite Sīkstulis (Avare). Il pleut dehors et Sīkstulis laisse Sprīdītis rester chez lui s'il garde l'entrée pendant la nuit. Mais Sprīdītis laisse entrer un gnome et le défend contre Sīkstulis, à l'aide de la baguette. Le gnome lui donne une bague qui lui montrera le chemin vers le Bonheur. Pour cela, il faut retourner la bague et prononcer une formule magique en frappant les mains trois fois. Dès que c'est fait, une voix se fait entendre derrière la porte. Un soldat du roi entre. Il cherche quelqu'un pour sauver la plus jeune fille du roi, Zeltīte, des griffes du diable, qui a déjà enlevé ses deux aînées. Le soldat convoque donc les hommes les plus forts au palais. Le roi donnera la moitié de ses terres et la princesse pour épouse à celui qui la sauvera. Au palais, Sprīdītis affronte le diable. Il utilise la flûte et la baguette et casse une corne du diable. La corne ne repoussera qu'au bout de mille ans. En attendant, le diable devra rester en enfer. Surpris par la victoire de Sprīdītis, le roi est quand même prêt à tenir sa promesse. Mais la princesse, fière et vaniteuse, refuse de l'épouser. Une dame lui conseille faire assassiner cet étranger par une sorcière. Pour cela, on lui demande de dormir dehors. Il s'endort, mais se réveille et surprend la sorcière, la princesse et la dame qui sont là pour le tuer. Il comprend alors, que même s'il gagne, il ne sera jamais heureux dans cette contrée avec cette fille. Il décide de rentrer chez lui et retrouver Lienīte[4].
Notes et références
modifier- ↑ (en) Valters Nollendorfs, « The Lonesome Patriot in the Prose of Latvian Writer Aivars Rungis », Lituanus. Lithuanian Quarterly Journal of arts and sciences, vol. 20, no 3, (lire en ligne)
- ↑ (en) Vieda Skultans, The Testimony of Lives : Narrative and Memory in Post-Soviet Latvia, , 217 p. (ISBN 9780415162890, lire en ligne), p. 131
- ↑ (lv) Dzintra Matuzāle, « Anna Brigadere. Sprīdītis », sur radioteatris.lsm.lv,
- ↑ (lv) Anna Brigadere, Sprīdītis, Dobums, , 79 p. (ISBN 978-9934-9254-0-5, lire en ligne)