Stargate SG-1

série de télévision américaine
(Redirigé depuis Stargate SG1)

Stargate SG-1 (en France) ou La Porte des étoiles (au Québec) est une série télévisée américano-canadienne de science-fiction militaire composée de 10 saisons, soit 214 épisodes de 42 minutes. Elle est créée par Brad Wright et Jonathan Glassner d'après le film Stargate, la porte des étoiles de Roland Emmerich. Elle est diffusée entre le et sur Showtime, puis entre le et le sur Sci Fi Channel.

Stargate SG-1
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo de Stargate SG-1.
Autres titres
francophones
La Porte des étoiles
Drapeau du Québec Québec
Genre Série de science-fiction
Création Jonathan Glassner
Brad Wright
Production MGM
Acteurs principaux Richard Dean Anderson
Michael Shanks
Amanda Tapping
Christopher Judge
(liste complète)
Musique Joel Goldsmith
Pays d'origine Drapeau du Canada Canada
Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d'origine Showtime (1997-2002)
Sci Fi Channel (2002-2007)
Nb. de saisons 10
Nb. d'épisodes 214 + 2 téléfilms
Format 1.78:1 SD (pour les saisons 1 à 7), 1.78:1 HD (dès la saison 8)
Durée 42 minutes
Diff. originale
Site web stargatearchives.com/sgs1

En France, la série a été intégralement diffusée à partir du au sur Série Club et entre le et le sur M6, sauf les huit derniers épisodes de la saison 10, qui ne seront pas diffusés[1] sur cette chaîne mais sur W9[2] un peu plus tard. Depuis, elle a été intégralement rediffusée depuis le sur NRJ 12 et de à puis depuis le sur RTL9[3]. Au Québec, la série a été diffusée intégralement du à 2008 sur le réseau TQS et rediffusée depuis le sur Ztélé. En Belgique, en les huit premières saisons ont été diffusées sur La Une et les deux dernières saisons ont été diffusées sur La Deux, et en Suisse, en sur TSR1 et TSR2.

La série est suivie de deux téléfilms, Stargate : L'Arche de vérité (2008) et Stargate : Continuum (2008). Elle a également engendré deux séries liées à son récit : Stargate Atlantis (2004) et Stargate Universe (2009). Elle a inspiré enfin la série animée Stargate infinity (2002) ainsi qu'une web-série nommée Stargate: Origins (2018).

Histoire

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Résumé

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La série Stargate SG-1 est inspirée du film Stargate, la porte des étoiles[4]. L'action commence un peu plus d'un an après celle du film mais le récit initial n'est pas repris exactement dans la série. Au début un commando extraterrestre avec des uniformes similaires à ceux des soldats de Râ traverse la porte des étoiles et enlève une jeune militaire. O'Neill est alors convoqué par ses supérieurs et se voit obligé d'avouer qu'il a menti dans son rapport de mission au sujet de la planète Abydos qu'il n'a pas détruit et de Daniel qui est toujours en vie[5]. Il reprend dès lors du service et retourne sur la planète accompagné du capitaine Carter pour en apprendre plus ce nouvel ennemi et ramener également Daniel. Ce dernier leur apprend qu'il n'y a pas de nouvel ennemi depuis la mort de Râ. Ils comprennent également en découvrant des inscriptions sur place que la porte appartient à un réseau plus vaste de planètes interconnectées. Cependant ce nouvel ennemi fait son apparition au même moment et enlève la femme de Daniel Sha're et son frère Skaara. Une mission de sauvetage est ensuite organisée mais échoue. Sha're et Skaara sont alors possédés par des Goa'ulds (une race extraterrestre qui prend possession du corps d'êtres humains et qui ont l'aspect d'un serpent[6]). L'équipe de sauvetage est faite dans un premier temps prisonnière avant que Teal'C le lieutenant de ce nouvel ennemi décide de la délivrer et de renier ainsi son Dieu[7].

Le programme stargate renaît et O'Neill est nommé à la tête de la première équipe, SG-1 composée du capitaine Samantha Carter, du docteur Daniel Jackson et de Teal'c. L'équipe prend la forme d'un groupe d'exploration ayant pour mission d'identifier les planètes du réseau de la porte des étoiles[8].

Au fil de ces aventures, la série met en scène de nombreuses notions scientifiques et culturelles. Les compétences de Daniel Jackson permettent d’aborder l’archéologie, l’anthropologie et l’étude des civilisations, tandis que Samantha Carter, astrophysicienne de haut niveau, illustre l’importance des connaissances scientifiques et techniques dans la résolution de problèmes complexes. Les voyages interplanétaires et les technologies avancées servent également de support à l’exploration de concepts liés aux sciences physiques. Au-delà du divertissement, la série présente généralement la science comme un outil positif favorisant la découverte, le progrès et la coopération. Les civilisations les plus avancées y sont souvent associées à la sagesse et au respect de la vie, renforçant une image favorable des sciences et des technologies. L'univers de la série s'étoffe au fil des saisons par la rencontre de différentes civilisations telles que les Nox, les Asgards ou les Anciens[8].

La série s'inspire de mythologies anciennes (égyptienne, nordique, légendes arthuriennes, etc.), de la science fiction et de la science tout court pour créer des épisodes indépendants ou des arcs entiers de scénarios[9].

Évolutions des personnages

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Jack O'Neill est d'abord un colonel de l'armée de l'air américaine à la retraite[10]. Après l'irruption de Apophis, il reprend du service dans le but de trouver des moyens de se défendre[6]. Il a pour objectif aussi de retrouver Sha're et Skaara. Au cours de la série, il se rapproche sentimentalement de sa subalterne Samantha Carter[11]. Il est nommé par la suite à la tête du SGC début de la saison 8 et passe de Colonel à Lieutenant-général. Il devient enfin le chef du « système de défense terrien » à partir de la saison 9.

Daniel Jackson l'archéologue de l'équipe est capable de déchiffrer et comprendre toutes les langues et cultures rencontrées[12]. Il est à l'origine de la découverte du secret de fonctionnement de la porte des étoiles. Il intégre SG-1 dans l'unique but de retrouver sa femme qu'il finit par retrouver. Il est absent de l'équipe durant la saison 6 où il a évolué à un niveau de conscience supérieur[13].

Samantha Carter théoricienne en astrophysique est également capitaine de l'armée de l'air américaine. Elle devient au début de la saison 3 major puis au début la saison 8 lieutenant-colonel. Elle se rapproche sentimentalement de Jack O'Neill au cours de la série. Elle est possédée un temps par le Tok'ra Jolinar de Malkshur et développe par la suite des pouvoirs psychique. Elle est proche enfin de Cassandra, une orpheline retrouvée au cours d'une mission[14].

Teal'c est l'ex-chef suprême de l'armée d'Apophis. Il a renié son Dieu et rejoint SG-1 dans le but de libérer son peuple du tyran. Il s'agit d'un Jaffa originaire de la planète Chulak, une race extraterrestre proche des humains au service des Goa'ulds et qui portent en eux leurs enfants. Il a un fils nommé Rya'c. Une fois Apophis défait, il continue le combat face à de nouveaux ennemis.

Cameron Mitchell lieutenant-colonel reforme SG-1 au début de la saison 9.

Vala Mal doran, une ex-voleuse humaine d'origine extraterreste rejoint l'équipe dans la saison 10. Elle est la mère de la divine enfant Ori Adria.

Distribution

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Acteurs principaux

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Personnage Situation Acteur Voix française[15] 1[16] 2[17] 3[18] 4[19] 5[20] 6[21] 7[22] 8[23] 9[24] 10[25] L'Arche de vérité[26] Continuum[27]
Jack O'Neill Armée de l'air

Colonel

Saison 1 à 7

Général Saison 8

Richard Dean Anderson Edgar Givry Principal Récurrent Invité
Daniel Jackson Docteur en archéologie Michael Shanks William Coryn Principal Récurrent Principal
Samantha Carter Astro-physicienne

Armée de l'air

Capitaine Saisons 1 et 2

Major Saisons 2 à 7

Lieutenant Colonel Saisons 9 et 10

Amanda Tapping Hélène Chanson Principal
Teal'c Ex-commandant suprême de l'armée d'Apophis Christopher Judge Thierry Mercier Principal
George Hammond Général Don S. Davis Albert Augier puis Michel Ruhl[Note 1] Principal Récurrent Invité
Jonas Quinn Corin Nemec Lionel Tua Invité Principal Invité
Vala Mal Doran Claudia Black Laurence Charpentier Récurrent Principal
Lieutenat-Colonel Cameron Mitchell Ben Browder Maurice Decoster Principal
Général Hank Landry Beau Bridges José Luccioni Principal

Acteurs récurrents

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  • Acteurs dans des rôles alliés Tony Amendola : Maître Bra'tac / 29 épisodes ; Carmen Argenziano : Jacob Carter - Selmak / 27 épisodes ; Alexandre Gillet (voix française) : Thor / 15 épisodes ; Garry Chalk : Colonel Chekov / 11 épisodes
  • Acteurs dans des rôles de collègues Teryl Rothery: Janet Fraiser /plusieurs épisodes ; Gary Jones : Sergent Walter Harriman / 110 épisodes ; Dan Shea : Sergent Siler / 38 épisodes ; Colin Cunningham : Major Paul Davis / 16 épisodes ; Lexa Doig : Carolyn Lam / 9 épisodes
  • Acteurs dans des rôles antagonistes Peter Williams : Apophis / 24 épisodes ; Suzanne Braun : Hathor / 3 épisodes ; Tom McBeath : Colonel Harry Maybourne / 12 épisodes ; Ronny Cox : Sénateur Robert Kinsey / 11 épisodes ; Douglas H. Arthurs : Heru'ur / 3 épisodes ; David Palffy : Sokar / 3 épisodes ; Cliff Simon : Ba'al / 15 épisodes ; Morena Baccarin : Adria / 5 épisodes
  • Acteurs dans des rôles d'amis-ennemis Alexis Cruz : Skaara - Klorel / 5 épisodes ; Vaitiare Hirshon : Sha're - Amonet / 3 épisodes ; Anna-Louise Plowman : Sarah Gardner - Osiris / 5 épisodes

Acteurs invités venant de Stargate Atlantis

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  • David Hewlett : Dr Rodney McKay (saison 5 : épisode 14 / saison 6 : épisodes 1 et 2 / saison 8 : épisodes 19 et 20 / saison 10 : épisodes 3 et 13)
  • Torri Higginson : Dr Elizabeth Weir (saison 8 : épisodes 1 et 2 / saison 10 : épisode 3)
  • Joe Flanigan : Colonel John Sheppard (saison 10 : épisode 3)
  • David Nykl : Dr Radek Zelenka (saison 10 : épisode 3)

Acteurs célèbres invités

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Production

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Conception

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Brad Wright, co-créateur de la série.

L'origine de l'univers fictif de Stargate est le film Stargate, la porte des étoiles (1994), réalisé par Roland Emmerich et coécrit et produit par Dean Devlin. Ce duo a aussi réalisé entre autres Independence Day et Godzilla. Kurt Russell incarne dans le film le rôle du colonel O'Neil (avec un seul « l », thème humoristique récurrent dans la série), et James Spader celui de Daniel Jackson. Le film est produit par Canal+ et Carolco (Terminator 2). Il a connu un grand succès à sa sortie.

En 1996, le studio MGM décide d'acheter les droits du film pour en faire une série. Le studio confie le projet à Jonathan Glassner et Brad Wright, qui ont la charge de produire et d'écrire la série. Par le passé, ils avaient déjà produit pour MGM deux séries de science-fiction : Au-delà du réel : L'aventure continue et Poltergeist, les aventuriers du surnaturel, diffusées en France sur M6.

Équipe technique

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La plupart des producteurs, des membres de l'équipe technique et des acteurs invités étaient canadiens. Les créateurs Brad Wright et Jonathan Glassner étaient producteurs exécutifs et show runners de Stargate SG-1 dans les trois premières saisons, ce sont eux qui avaient le dernier mot (en plus de la MGM et du diffuseur) sur les budgets, les histoires, les décors, les effets spéciaux, le casting et le montage final des épisodes[28].

Après le départ de Glassner, Wright a travaillé en solo pendant trois saisons. Le producteur exécutif Robert C. Cooper a pris le rôle de show runner à partir de la saison 7 quand Brad Wright s'est consacré au développement de la série dérivée Stargate Atlantis[29]. Cooper et Wright sont restés tous deux show runners de leurs séries respectives jusqu'à la fin de SG-1[30].

Tournage

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The Bridge Studios, à Vancouver (Canada).

La série était principalement filmée à Vancouver (Canada) et dans sa région (Colombie-Britannique), aux Bridge Studios et NORCO Studios[31],[32]. Cette situation géographique offre aux producteurs de nombreux allégements fiscaux tout au long de son tournage[33]. Le coût d'un épisode de SG-1 est passé de 1,3 million de dollars[34], durant les premières saisons, à un montant estimé à 2 millions de dollars pour un épisode de la saison 10. Cela est dû en partie à un taux de change défavorable[33],[35]. De nombreux sites de la région de Vancouver ont été incorporés dans les épisodes, tels le campus de l'Université Simon Fraser, qui est devenu le théâtre de la capitale des Tollans, une civilisation extraterrestre[36]. La production fait face à de nombreuses reprises aux problèmes météorologiques, en raison du climat océanique tempéré de Vancouver, bien qu'au final la pluie pouvait être éliminée au montage. L'épisode intitulé Le crâne de cristal de la saison 3 a été le premier épisode à être filmé dans un décor virtuel[31].

Le lieu principal de l'action de Stargate SG-1, la base militaire fictive SGC censée être située réellement dans Cheyenne Mountain, près de Colorado Springs (Colorado), était filmé sur le plateau numéro 5 des The Bridge Studios[32]. Martin Wood a pris une demi-douzaine de prises de vues de la base américaine de Cheyenne Mountain une dizaine de jours avant la première de l'épisode pilote, ceci afin de constituer un stock pour la série. Bien qu'utilisés au fil des ans, les producteurs n'en ont pas effectuées de nouvelles avant le début de la saison 9 car ils ne pensaient pas que la série aurait une telle longévité[37],[38].

Décors et production artistique

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Reproduction d'une porte des étoiles à la Japan Expo de 2009.

Le département d'art a créé tous les concepts et réalisé les dessins pour le département des accessoires, le département de la décoration, le département de la construction, le département de la peinture et l'atelier de modèle. Ils ont également collaboré avec le département des effets visuels[31]. Stargate SG- 1 emploie environ 200 travailleurs canadiens, bien que ce nombre pouvait dépasser 300 lorsque de nouveaux décors ont été construits[33]. Le chef concepteur de production, Richard Hudolin, a rejoint le projet en . Bridget McGuire, directeur artistique depuis l'épisode pilote, a repris ce poste à partir de la saison 6[39],[40].

La nouvelle porte a été conçue pour tourner et verrouiller les chevrons, permettant ainsi de composer des adresses. Un autre décor de porte des étoiles, portable, a aussi été construit pour les lieux de tournages en extérieur. Ce dernier modèle mobilise à chaque fois six personnes pour une journée de montage[41],[39]. Comme les effets spéciaux sont parfois plus rapides et moins chers[39], certaines portes des étoiles ont été générées par ordinateur dans les dernières saisons[42].

Maquillage et costumes

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La plupart des personnages principaux sont des militaires de l'armée de l'air américaine, ils portent donc des uniformes authentiques de l'US Air Force. Pendant les missions, les membres de l'équipe SG-1 portent normalement le Battle Dress Uniform de couleur vert olive[43].

Richard Dean Anderson et Don S. Davis ont subi une coupe réglementaire militaire avant les tournages[44],[45]. Amanda Tapping portait une coupe avec des cheveux courts jusqu'au tournage des téléfilms.

Interprétant le rôle d'un civil, Michael Shanks a adopté au début la coiffure de James Spader (comédien interprétant le même rôle dans le film de base). Il les porte courts à partir de la fin de la saison 2.

Symbole sur le front de l'acteur interprétant Teal'c.

Le jaffa Teal'c (Christopher Judge) est l'un des personnages principaux dont le visage a nécessité le plus de maquillage. Son regard égyptien était le reflet du Goa'uld Râ du long métrage et a été complété par un symbole sur le front et un teint d'or, le processus a été cependant simplifié au fil des ans[46]. Christopher Judge devait se raser la tête chez lui tous les jours jusqu'à ce que les producteurs lui ont permis de laisser pousser ses cheveux au cours de la saison 8[44].

Comme une infirmière, la maquilleuse Jan Newman pouvait réaliser diverses brûlures, coupures, ecchymoses et autres blessures de manière réaliste sur les acteurs[46]. Pour l'apparence des peuples extra-terrestres, le département maquillage a collaboré avec plusieurs entreprises fabriquant des prothèses à Vancouver et Los Angeles, y compris Todd Masters. Bien que de nombreuses races et civilisations soient d'origine humaines, des personnages récurrents tels que les Unas nécessitaient des prothèses complexes et un important travail de maquillage[46].

Effets spéciaux

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Stargate SG-1 était l'un des plus gros employeur sur le marché des effets spéciaux à Vancouver[47], en dépensant en moyenne 400 000 $ par épisode[48]. Le rôle le plus important étant joué par l'entreprise Rainmaker Digital Effects dont le principal artiste de composition numérique, Bruce Woloshyn, travaillait environ 10 mois par an en étroite collaboration avec les superviseurs des effets visuels de la série James Tichenor et Michelle Comens[49].

Plusieurs compagnies avaient été embauchées pour créer l'horizon des événements de la Porte des étoiles au début de la série, mais Rainmaker est devenu par la suite la seule entreprise créant ces effets visuels[50]. Cette entreprise a réalisé régulièrement d'autres effets spéciaux, comme l'activation et l'utilisation de la Porte des étoiles (soit au total plus de 300 scènes dans les premières années), les anneaux de transport, les coups de feu des armes militaires et de Zat'nik'tels. Dans une moindre mesure, ils ont été à l'origine de certaines incrustations de vaisseaux cargos Tel'tak et planeurs de la mort[49].

Musique

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Brad Wright et Jonathan Glassner connaissent le compositeur Joel Goldsmith depuis la deuxième saison de Au-delà du réel : L'aventure continue et l'ont donc approché pour travailler sur l'épisode pilote de Stargate SG-1. Goldsmith et David Arnold, le compositeur de la musique originale du film en 1994, ont discuté des différents thèmes pour une adaptation télévisée. Les principaux titres de Stargate SG-1 sont un mélange de plusieurs thèmes du film, bien que Goldsmith ait également écrit un nouveau générique de fin SG-1 afin de donner à la série sa propre identité[51]. La MGM a finalement insisté pour utiliser la musique d'Arnold dans l'épisode pilote au lieu de celle de Goldsmith, mais la version remastérisée de 2009 sortie en DVD, Enfants des dieux, utilise elle la partition originale de Goldsmith[52].

Pour des raisons budgétaires, la musique de chaque épisode était simulée par Goldsmith avec une palette de synthétiseur capable de reproduire quatre-vingts éléments d'un orchestre symphonique[51], même s'il a occasionnellement utilisé deux ou trois musiciens pour augmenter l'authenticité de l'orchestre[53]. À partir de la saison 8, il est assisté par Neal Acree qui compose des musiques supplémentaires[54]. La quantité de musique composée est de l'ordre de 22 à 26 minutes en moyenne pour un épisode de 44 minutes[54], ce qui rend le temps de création beaucoup plus long que pour les autres séries télévisées[51]. Comme Goldsmith vivait loin de Vancouver, lui et les producteurs discutaient de leurs idées par téléphone[53] et ont échangé les bandes sonores via FedEx durant plusieurs années avant d'avoir recours à Internet[55].

Collaboration avec l'armée américaine

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L'Air Force Entertainment Liaison Office Video, un service de l'US Air Force destiné aux productions de cinéma et de télévision, a coopéré étroitement avec les producteurs de Stargate SG-1[56]. Avant le début de la série, l'armée de l'air américaine a permis à la production d'accéder au complexe de Cheyenne Mountain pour filmer de multiples prises de vues. Ils ont également lu tous les scripts afin de détecter d'éventuelles erreurs, mais aussi fourni une assistance pour la rédaction du passé des personnages, les médailles, les uniformes militaires, les conseils de coiffure et les relations militaires.

Cette collaboration vise à garantir une représentation fidèle de la vie militaire. Elle se traduit par l'apparition à l'écran, dans leur propre rôle, de deux généraux, chef d'état-major de l'Air Force successifs, Michael E. Ryan et John P. Jumper, respectivement au cours de la saison 4 (Prodige) et de la saison 7 (La Cité perdue). L'USAF a officiellement salué la manière dont l'armée était dépeinte dans le show et a fait état d'une augmentation mesurable des engagements militaires à la suite de sa diffusion, plusieurs témoignages de spectatrices indiquant avoir choisi de s'enrôler pour imiter le modèle de carrière scientifique et militaire incarné par Carter[57].

L'un des plus grands partenariats a été pour Stargate Continuum, le téléfilm clôturant la série, avec un voyage en Arctique pour un tournage sur le campement de APLIS de la Navy, l'utilisation d'un sous-marin nucléaire d'attaque (USS Alexandria)[58] et des prises de vues avec des avions de chasse F-15[59].

Analyses

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Ancrage scientifique

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Bien que la série Stargate SG-1 emprunte de nombreux codes visuels et narratifs au space opera traditionnel, la série se distingue des productions sérielles contemporaines par son inscription affirmée dans le sous-genre de la hard science-fiction. Cette classification repose sur l'introduction systématique de concepts épistémologiques réels et vérifiables, issus principalement de la physique contemporaine et de l'astrophysique, pour structurer son univers et légitimer ses intrigues[60].

La construction scénaristique de Stargate SG-1 rejette l'utilisation d'alibis scientifiques artificiels ou de solutions magiques non adossées à des théories physiques réelles. La série marque ainsi une rupture avec des franchises comme Star Trek, où la résolution des crises repose régulièrement sur des pirouettes techniques fictives. Les scénaristes de Stargate SG-1 ont été jusqu'à parodier explicitement certaines tropes comme lors du 200e épisode de la série. Dans l'univers de Stargate, les technologies et les phénomènes cosmiques rencontrés sont traités à travers le prisme de théories physiques contemporaines[60].

Pour concilier les exigences de la science-fiction dure avec l'accessibilité d'un récit d'aventures grand public, la série utilise la vulgarisation scientifique directement comme un moteur diégétique. Cette dynamique s'appuie sur un contraste permanent entre des personnages à l'érudition scientifique pointue et des profils purement opérationnels ou militaires. Ce conflit discursif sert de ressort comique récurrent et permet de transmettre au téléspectateur les clés de compréhension nécessaires pour apprécier la cohérence de l'univers fictif[60].

La série accorde également une place importante aux sciences humaines et sociales par l'intermédiaire du personnage de Daniel Jackson. L'archéologie, l'égyptologie et la linguistique y sont présentées comme des outils essentiels pour comprendre l'histoire des Goa'uld, identifier des artefacts anciens et interpréter les sociétés rencontrées au cours des explorations interplanétaires. L'étude du passé y apparaît ainsi comme un moyen de comprendre des cultures étrangères, y compris extraterrestres[13].

Linéarité du progrès

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L'une des caractéristiques de SG-1 est que chacune des civilisations rencontrée est calquée sur l'histoire européenne de la civilisation et l'évolution linéaire du progrès scientifique. Les Tollans, très avancés scientifiquement, représentent une société qui n'aurait pas eu le contretemps scientifique du Moyen Âge. La civilisation de la planète Langara ressemble quant à elle au niveau technologique après la Seconde Guerre mondiale. Sur Cimméria, la population se trouve ancrée dans le Moyen-Âge et sont incapables de résoudre l'énigme présentée par Thor, le Asgard, tandis que Daniel Jackson la résout aisément[12].

Cette caractéristique linéaire s'observe aussi dans l'approche de l'évolution des civilisations. Lorsque Jack O'Neill se fait télécharger le savoir des Anciens dans le cerveau, rencontrant pour la première fois les Asgard, ceux-ci indique qu'« il représente un pas significatif dans l'évolution de l'espèce humaine ». De la même façon, lorsque Daniel Jackson étudie les Unas, ils identifient une race semblable à Néandertal, en train d'évoluer[12].

À l'inverse, les trois civilisations antagonistes de la série (les Goa'uld, les Aschen, les Ori) violent les principe du progrès linéaire. Les Goa'uld parasitent et s'accaparent les évolutions. Les Aschen perturbent le développement naturel de civilisations inférieurement avancées pour pouvoir coloniser leur planète. Les Ori mettent un terme au progrès technologiques des planètes conquises et imposent leurs pratiques religieuses[12].

Thématiques

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Féminisme et utopie communautaire

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Dès l'épisode pilote, la série bouscule les codes traditionnels du genre et le machisme militaire latent en introduisant le personnage de Samantha Carter. Femme militaire, pilote d'élite et docteure en astrophysique théorique, elle s'impose immédiatement comme l'égale opérationnelle et intellectuelle de ses homologues masculins[60]. La série exploite trois tropes de l'utopie de science-fiction féministe : la représentation des femmes comme praticiennes expertes de la science, le développement d'un modèle de communauté solidaire et l'exploration de la figure féminine en tant qu'entité extérieure (« alien »)[57].

Les interactions entre les femmes scientifiques de la série mettent en valeur une dynamique de collaboration interdisciplinaire, de confiance mutuelle et d'absence d'ego. Ce modèle offre un contraste et une critique implicite vis-à-vis de la culture compétitive et patriarcale qui caractérise la recherche scientifique contemporaine dans le monde réel. Par ailleurs, l'organisation du Stargate Command est dépeinte comme une version idéalement bienveillante, fiable et intègre de l'armée américaine, dont l'exploration et la recherche scientifique constituent les priorités absolues. Cette conceptualisation isole le SGC des dérives destructrices ou mercantiles généralement associées au complexe militaro-industriel, ce dernier étant plutôt incarné dans la série par les actions du NID ou de consortiums privés[57].

En outre, la cohésion de l'équipe SG-1 emprunte au milieu militaire un modèle familial fondé sur une relation fraternelle, ce qui solidifie la fidélité entre ses membres tout en excluant les relations romanesques en son sein. Enfin, l'utilisation du trope de la femme « alien » sert à critiquer la domesticité traditionnelle et l'hétéronormativité, fréquemment présentées à travers le parcours de Samantha Carter comme des cadres de vie aliénants ou insatisfaisants, ce qui rompt avec la vision nostalgique du mariage portée par les principaux personnages masculins de la série[57].

Colonialisme

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La série reproduit initialement le récit du sauveur blanc exploité dans le film dans lequel une population est sauvée d'une situation inextricable grâce à l'intervention héroïque de l'archétype colonial blanc. L'unité militaire américaine, persuadée de sa supériorité morale et équipée de fusils d'assaut, apporte ses propres valeurs démocratiques, chrétiennes et éthiques occidentales sur chaque planète visitée (comme l'égalité des femmes dès le premier épisode après le pilote, ou le concept de procès équitable). La stricte adhésion à la hiérarchie militaire et aux valeurs démocratiques y mène toujours à la victoire morale et finale[61].

Stargate souffre du lien entre l'impérialisme colonial européen et le genre propre de la science-fiction. Ainsi, les éléments thématiques du colonialisme combattu dans la série relèvent de l'histoire coloniale européenne et se traduit par l'emploi de ressorts coloniaux spécifiquement américains de l'interventionnisme contemporain. On retrouve également dans les antagonistes colonialistes Goa'uld et Ori des marqueurs très contemporains combattus par les États-Unis de la fin du XXe siècle et XXIe siècle : le terrorisme et l’extrémisme religieux. Toutefois, la représentation systématiquement non-européenne des aliens font replonger immédiatement le narratif de Stargate dans une forme de colonialisme et d'impérialisme caractéristique des productions américaines[12].

Mythologies et religions

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La série se montre particulièrement critique à l'égard des religions qui y est utilisée comme outil d'esclavagisme ou de justification fanatique de croisades. En effet, les Goa'uld asservissent des population par la force, la terreur et en s'imposant comme des dieux depuis des millénaires. Les Ori, à la fin de la série, reprennent ici les codes d'envoyés des dieux devant purifier la galaxie dans le sang[60].

Questionnements éthiques

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Régulièrement, la série pose, sous couvert de la fiction, des questions éthiques sur les développement technoscientifiques et leur exploitation par les militaires. La réflexion porte souvent sur l'avancée des sciences et la nécessité de les rendre, à terme, accessibles au public[60].

Diffusion et sorties

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Diffusion américaine

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Avec 10 saisons et 214 épisodes, Stargate SG-1 devient en 2006 la plus longue série de science-fiction américaine sans interruption[62],[63], mais est battue en 2011 par Smallville avec 218 épisodes. Au point de vue mondial, la série britannique Doctor Who reste la plus longue avec 26 saisons sans interruption.

Jusqu'à la saison 5 comprise, la première diffusion de la série est réservée à la chaîne câblée américaine Showtime qui appartient au groupe Paramount-Viacom, une chaîne à péage, puis quelques mois après distribuée en syndication. Puis à partir de la saison 6, c'est la chaine câblée américaine Sci Fi Channel qui coproduit et diffuse la série avec la MGM. Pour des raisons de budget, et à la suite de l'apparition du spin-off Stargate Atlantis, lui aussi produit par Sci Fi, les saisons de Stargate ont été réduites à vingt épisodes à partir de la huitième saison (au lieu des 22 habituels).

Le , la chaîne américaine Sci Fi Channel annonce l'annulation de la série. La dixième saison est donc la dernière. Robert C. Cooper, l'un des producteurs de la série, appelle les fans américains à se mobiliser afin que Stargate SG-1 continue ; pour cela, il les encourage à regarder la série en masse pour montrer que la série peut encore tenir bon, voire être rachetée par une autre chaîne de télévision.

MGM, détenteur des droits de la franchise, donne son feu vert pour la réalisation de deux films direct-to-DVD pour finir la série : Stargate : L'Arche de vérité, qui termine l'histoire du conflit avec les Ori, et Stargate : Continuum, ayant pour thème le voyage temporel. Les deux films sortent en 2008.

Leur succès encourage les producteurs à développer une continuité sur ce format, et il était prévu un 3e film, Stargate: Revolution. Le changement des conditions économiques et l'annulation de la série Stargate Universe en 2011 conduisent à la mise de côté des films et à la mise en veille de la franchise[64].

Diffusion internationale

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En France, la série a été diffusée à partir du sur Série Club et entre le et le sur M6, jusqu'à un arrêt brutal fin 2007 au milieu du 12e épisode de la 10e saison[1]. Les cinquième et sixième saisons ont été diffusées entre le et le sur W9[2] puis intégralement diffusées depuis le sur NRJ 12. Contrairement aux diffusions précédentes, NRJ 12 utilise directement les masters américains tirés des DVD, au format 16/9 non rogné, et avec le générique original américain. Entre le et le , NRJ 12 a diffusé les huit derniers épisodes inédits de la dixième et dernière saison sur le réseau hertzien.

En Belgique, les huit premières saisons ont été diffusées sur La Une et les deux dernières saisons ont été diffusées sur La Deux.

Au Québec, la série a été diffusée à TQS et rediffusée sur Ztélé.

En Suisse, la série a été diffusée sur TSR1 et TSR2.

Sorties DVD et Blu-ray

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À partir de 2001[65], l'ensemble des saisons de la série sont sorties progressivement en DVD, d'abord dans la région 1 (États-Unis et Canada) puis dans les autres. En 2008, les deux téléfilms sont sortis directement en DVD et n'ont été diffusés à la télévision que par la suite. C'est également le cas de la réédition de l'épisode pilote Enfants des dieux.

Profil des audiences

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Du fait de sa diffusion à grande échelle, Stargate SG-1 a exercé une influence culturelle récursive auprès de son public. Sur le plan démographique, Joseph Mallozzi indique que le cœur de l'audience de la série est majoritairement composé de femmes âgées de 30 à 45 ans. Cette orientation est soutenue par l'implication active de l'actrice Amanda Tapping, qui veille dès la fin de la première saison à ce que son personnage de Samantha Carter soit écrit sur un pied d'égalité avec les hommes, rejetant les stéréotypes de la femme hyper-sexualisée ou arrogante[57].

Épisodes

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Univers et concepts de la série

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Principales races

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Fan déguisé en garde jaffa d'Anubis, à la Japan Expo de Bruxelles en 2011.

Au cours de leurs explorations sur les planètes appartenant au réseau des portes des étoiles de différentes galaxies, les équipes du SGC ont rencontré de nombreux peuples et races différents. Certains de ces peuples sont primitifs, mais d'autres sont beaucoup plus avancés technologiquement que les Humains de la planète Terre (comme les Tollans). Voici un descriptif des principales races d'extraterrestres :

Il y a plusieurs milliers d'années, les plus grandes races présentes dans la galaxie se sont associées en formant l'Alliance des quatre races, dont le but est encore inconnu :

  • Les Asgards
  • Les Nox
  • Les Anciens (aussi appelés Lantiens ou Ancêtres, ils sont issus des Alterans)
  • Les Furlings

En plus de cette alliance, on trouve les races suivantes, ennemies ou alliées des Terriens (Humains de la Terre) :

  • Les Goa'ulds
  • Les Jaffas, qui ont dans l'abdomen une poche qui sert de réceptacle aux embryons de Goa'ulds, sont en fait d'anciens humains modifiés pour servir d'incubateurs
  • Les Tok'ras sont des Goa'ulds rebelles, luttant contre leurs frères qui veulent dominer l'univers
  • Les Réplicateurs, appelés Asurans dans la galaxie de Pégase
  • Les Oris (comme les Anciens, ils sont eux aussi issus des Alterans)
  • Les Unas
  • L'Alliance luxienne est une organisation mafieuse rassemblant des Humains, des Jaffas et divers autres peuples extraterrestres
  • Les Tollans : humains venant de la planète Tollana
  • Les Enkarans : humains aux yeux rouge ne pouvant vivre que sur un certain type de planètes à oxygène

Le SGC, état-major de commandement qui gère le programme Porte des étoiles, est installé dans la base de Cheyenne Mountain (Colorado Spring), reconvertie pour répondre aux exigences spécifiques du programme. Une porte des étoiles est située au niveau -28 de la base.

Les systèmes planétaires

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Les planètes visitées sont désignées selon un code alphanumérique affecté par l'ordinateur. En effet, donner un nom à chaque planète étant impossible vu leur nombre, le SGC leur attribue un numéro de type A0A-000, les A étant des lettres et les 0, des chiffres (P3X-492 ou M4C-862 par exemple).

Seules quelques planètes échappent à cette notation ; ce sont généralement les premières planètes découvertes. Abydos et Chulak en font partie. Ou d'autres planètes atypiques comme Icarus, Praclarush Taonas ou encore Dakara.

Critiques

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Plusieurs critiques sont émises sur l'instrumentalisation des extraterrestres sous la forme d'anciennes divinités, faisant des ponts avec des théories pseudoarchéologiques comme la théorie des anciens astronautes. L'orientation ouvertement militariste et ses penchants pour la valorisation des structures hiérarchiques militaires américaines sont également critiqués. Cependant, certains propos soulèvent des intérêts scientifiques, notamment sur le plan des mathématiques ou l'exploitation métaphorique des réseautages numériques[66],[67].

Communautés de fan

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Le fandom de Stargate SG-1 s'est particulièrement approprié l'univers de la série à travers la création de fanfictions, notamment dans le genre du slash. À la fin des années 2000, les requêtes liées au slash représentent la part la plus importante des recherches associées aux fans de la série sur les moteurs de recherche. L'une des plateformes emblématiques de cette communauté, l'archive spécialisée Area 52, regroupait plus de 11 000 récits de ce type en 2009, maintenant une activité continue malgré l'arrêt de la production de la série en 2007. Les analyses de cette communauté de partage soulignent une forte prépondérance de récits dits darkfic, caractérisés par des thématiques sombres, explicites ou violentes, contrastant avec les dynamiques purement romantiques traditionnellement étudiées dans les premières fanfictions des années 1980[68].

L'analyse du rapport entre les téléspectateurs et la série met en évidence le développement de la culture en ligne et des premiers mécanismes du fandom sur internet. Certains épisodes, comme Ascension (épisode 3 de la saison 5) sont spécifiquement écrits pour répondre aux attentes exprimées par les fans sur internet. Internet, et la digitalisation des sociétés, est l'un des thèmes fort de la série aux côtés de la mondialisation du modèle capitaliste. Les protagonistes sont d'abord des êtres humains de leur temps, et non une vision futuriste et avancée[66].

Récompenses et nominations

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Héritage

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Déclin

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La série n'est pas renouvellée à la fin de la saison 10 en raison de faible audiences. Elle est suivie néanmoins de deux téléfilms Stargate, l'arche de la vérité et Stargate Continuum[69].

Produits dérivés

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Stargate a été décliné en trois jeux vidéo:

Il a aussi connu une déclinaison en jeu de rôle dont l'histoire prend place durant les 6 premières saisons ainsi qu'un jeu de cartes à collectionner.

Stargate possède plusieurs séries de figurines créées par Diamond Select Toys. Les figurines ont rencontré un succès dans le monde entier. Chaque figurine est vendue avec un morceau d'un objet de l'univers Stargate SG-1 comme dans la première série, La porte des étoiles.

Notes et références

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  1. Albert Augier pour la saison 1 à 4 et Michel Ruhl par la suite.

Épisodes

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Autres références

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Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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Liens externes

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