Studio Raspail

salle de cinéma à Paris de 1934 à 1982, rachetée par les PTT pour des activités culturelles internes, fermée en juin 2022 et rouvert en mai 2026

Le Studio Raspail est une salle de théâtre et de cinéma située au 216 boulevard Raspail, dans le 14e arrondissement de Paris. Il est conçu pour la pionnière de l’industrie cosmétique Helena Rubinstein à la fin des années 1920.

Ce lieu s’apprête à rouvrir sous la forme d’une salle Art déco de 250 places destinée à la musique et au théâtre. La réouverture est prévue en .

Historique

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Le Studio Raspail se trouve au rez-de-chaussée d'un immeuble de style fonctionnaliste édifié en 1932-1934 sur les plans de l'architecte Bruno Elkouken et décoré par Ernő Goldfinger[1],[2].

Il s'agit d'une commande de l'industrielle des cosmétiques Helena Rubinstein, qui habite à son sommet, dans un penthouse. L'immeuble comprend également des appartements et des ateliers d'artistes[1],[2].

Au rez-de-chaussée se trouve un théâtre[1],[2], qui sert également de cinéma. Il comporte à l'origine 278 places et un balcon[3]. Il ouvre officiellement le avec à l'affiche le dernier film de Carl Dreyer.

Portant initialement le nom de « Raspail 216 », il est géré par une équipe de cinéphiles comprenant le compositeur Jean Wiéner et compte parmi les salles de cinéma d'art et d'essai[4]. Il sert brièvement de salle d'actualité sous le nom de « Paris-Soir Raspail » puis retourne à sa vocation cinématographique, renommé « Studio Raspail ».

Dans les années 1950, il est rénové et une marquise surmontée des grandes lettres du nom de la salle est érigée à l'entrée. La capacité d'accueil est réduite à 220 places grâce à l'installation de fauteuils plus confortables[3].

Souffrant de ne disposer que d'une salle, le cinéma ferme en 1982. Après plusieurs mois, il est racheté par les PTT pour l'usage interne de l'entreprise (ciné-club, salle de théâtre et de concert)[3],[4]. L'enseigne « STUDIO RASPAIL » est retirée de la façade[3].

Il est cependant possible aux associations loi de 1901 à vocation culturelle ou artistique de louer la salle, même si les associations de personnels La Poste et Orange sont prioritaires[5]. En effet, elles sont membres de la CACF, qui gère la salle. Selon son site Internet y sont ainsi organisées de nos jours de multiples activités : « réunions, assemblées générales, conférences, théâtre, concerts, arbres de Noël, projections, présentation de voyages... »[6].

Le Studio Raspail possédait une capacité de 220 places, dont 160 à l'orchestre et 60 au balcon. Sa scène mesure 6 mètres sur 5 et dispose d'un éclairage de 24 circuits, d'équipements audiovisuels et d'un piano à queue. La taille du hall d'accueil qui permet d'accéder à la salle est de 70 m2[6].

Les façades, la toiture de l'immeuble et la salle de cinéma sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques par un arrêté du [7].

Un projet de rénovation, soutenue notamment par la Fondation du Patrimoine[8],[9] et la mairie du 14e arrondissement de Paris[10], a été lancé en 2024 par sa nouvelle propriétaire, Florence Méaux[11]. La salle, dont la jauge est désormais de 246 places, a rouvert en mai 2026 afin d'accueillir des pièces de théâtre, des concerts et des conférences[12],[13].

Notes et références

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  1. 1 2 3 « mahJ / Le Paris d’Helena Rubinstein », sur mahj.org, (consulté le ).
  2. 1 2 3 « mahJ / "Helena Rubinstein. L'aventure de la beauté" », sur culture.gouv.fr, (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 « Studio-Raspail (Paris 14e) », sur sallesdecinemas.blogspot.com, (consulté le ).
  4. 1 2 « Histoire du Studio Raspail », sur studio-raspail.fr (consulté le ).
  5. « Louer la salle », sur studio-raspail.fr (consulté le ).
  6. 1 2 « Qui sommes nous ? », sur studio-raspail.fr (consulté le ).
  7. Notice no PA00086625, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Par Maxime Ducher Le 2 septembre 2024 à 14h17, « Paris : le Studio Raspail, seul site parisien lauréat de la Mission Patrimoine », sur leparisien.fr, (consulté le )
  9. Ouest France et NG, « Loto du patrimoine : unique lauréat parisien, le studio Raspail a besoin de 300 000 € de travaux », sur Ouest-France, (consulté le )
  10. « Studio Raspail à Paris », sur Fondation du patrimoine (consulté le )
  11. Stéphane Capron, « Le Studio Raspail, le renouveau d'un lieu mythique des années folles à Paris », (consulté le )
  12. « Le Studio Raspail renaît », studioraspail.com, consulté le 2 août 2025.
  13. « Le Studio Raspail vient de rouvrir ses portes à Montparnasse », sur https://www.pariszigzag.fr/, (consulté le )

Voir aussi

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