Stèle d'Imény

stèle conservée au département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre

La stèle d'Imény est une stèle égyptienne antique en calcaire. Elle a été découverte vers 1850 à Abydos.

Stèle d'Imény
Stèle d'Imény
Artiste
Inconnu
Date
Technique
Calcaire
Dimensions (H × L × l)
57 × 28,5 × 14,5 cm
Propriétaire
No d’inventaire
E 3109 C 172
Localisation

Contexte

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Imény est un fonctionnaire du pharaon Amenemhat II (vers 1915-1885 av. J.-C.). C'est lui qui a commandité sa stèle[1].

Il pourrait avoir supervisé la réalisation du Grand sphinx de Tanis.

Découverte

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La stèle est découverte sur le site d'Abydos et plus particulièrement dans une chapelle familiale en briques crues localisée à proximité du temple d'Osiris. Elle y est découverte par les agents du marchand grec Giovanni d'Anastasi (1780-1860)[1].

La stèle est acquise par le musée du Louvre lors d'une vente des 23-27 juin 1857. Théodule Devéria (1831-1871) conservateur adjoint du département égyptien réalisa deux estampages qui s'avèreront bien utiles par la suite[1].

Dégâts lors de la Commune de Paris

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Lors de la Commune de Paris des membres de la Garde nationale qui stationnent au Louvre brisent la stèle en plusieurs morceaux. Seules les parties supérieure et inférieure échappent à ce massacre. La partie centrale est définitivement perdue[1]. En 2005, à partir de l'estampage qui avait été réalisé, il a été possible de réaliser une impression 3D de la partie manquante pour reconstituer la totalité de la stèle[1].

Description

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Imény est représenté avec cinq membres de sa famille dans des scènes de repas funéraires en bas de la stèle[1].

Au premier registre, Imény enlacé par sa mère Mérestékhi est assis devant une table garnie de pains et un plateau d'offrandes qui leur ont été dédiés par son frère Sahedjhetep représenté face à eux[1].

Au second registre, c'est son demi-frère Réményhetep qui donne des offrandes à leur père Djâou-our et à leur grand-mère maternelle Satmenem[1].

L'an 3, sous la majesté du roi de Haute et Basse-Égypte Noubkaouné (Amenemhat II) doué de vie éternellement (soit environ 1912 av. J.-C.).
Le vénérable scelleur de la stèle dit :
Je suis un contrôleur des travaux vigilant à propos de ce qui lui est ordonné, un preneur de décision au contrôle compétent, perspicace parmi ses semblables.
Le directeur des travaux a fait de moi le contrôleur de ce qui est et ce qui n'est pas parce qu'il pensait que j'étais efficace et excellent plus que tout préposé qu'il avait auprès de lui. J'ai contrôlé les travaux dans les temples des dieux du Sud et du Nord. Je suis quelqu'un d'apprécié et de bien aimé.
Le vénérable contrôleur des travaux, le scelleur de la stèle Imény dit :
Ô tous les gens qui passeront devant cette chapelle mémorielle en descendant ou remontant le fleuve, si vous souhaitez que vous loue Khenty-Imentiou, maître d'Abydos, alors vous direz : des milliers de toute chose pour le vénérable scelleur de la stèle Imény, juste de voix.

La fin de ce texte est un véritable « appel aux vivants » les invitant à réciter à haute voix une formule d'offrandes au bénéfice d'Imény et de sa famille. Imény craignait de mourir de faim dans l'au-delà et aussi de tomber dans l'oubli. La restauration de la stèle en 2005 a permis de prolonger leur mémoire.

Galerie

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 Revue la Grande Galerie des Amis du Louvre, n° 74, mars 2026, ISSN 1959-1764, pages 92 et suivantes

Bibliographie

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  • Julien Siesse, « Les aventures de la stèle d'Imény : d'Abydos à Paris », Grande Galerie, le journal du Louvre, no 74, 2026, p. 92-95.
  • Julien Siesse, « Le fabuleux destin de la stèle d'Imény, contrôleur des travaux sous Amenemhat II (Louvre E 3109 - C 172) », Égypte, Afrique & Orient, no 119, 2025, p. 3-14, fig. 1-2, 4-6.
  • Julien Siesse, « The Late Middle Kingdom Stela Louvre N 196 = C 42 from the Louvre Museum », dans Gianluca Miniaci, Wolfram Grajetzki, (dir.), The World of Middle Kingdom Egypt III (2000-1550 BC) ; Contributions on Archaeology, Art, Religion, and Written Sources, London, Golden House Publications, (Middle Kingdom Studies (MKS) 12), 2022, p. 305-312, p. 309 note 24, 310 note 33.
  • Ines Köhler, « Stele Louvre C 100 und die liebreizende Mutirdis. Von der Liebesdichtung zur biographischen Inschrift einer Frau », Göttinger Miszellen (GM), 259, 2019, p. 143-158.
  • Alexander Ilin-Tomich , « King Seankhibra and the Middle Kingdom Appeal to the Living », dans Gianluca Miniaci, Wolfram Grajetzki, (dir.), The World of Middle Kingdom Egypt (2000-1550 BC) I ; Contributions on archaeology, art, religion and written sources, Londres, Golden House Publications (GHP), (Middle Kingdom Studies (MKS) ; 1), 2015, p. 145-168.
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  • Renata Landgráfová, It is my good name that you should remember: Egyptian biographical texts on Middle Kingdom stelae, Prague, Faculty of Arts, Charles University in Prague, Czech Institute of Egyptology, 2011, p. 188-189, n° 55.
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  • Alan Henderson Gardiner,Egyptian Grammar. Being an introduction to the study of hieroglyphs, Oxford, Griffith Institute, Ashmolean Museum, 1957, p. 120, note 1 p. 123.
  • Écritures et livres à travers les âges, cat. exp. (Paris, Bibliothèque Nationale (Galerie Mazarine), 23-31 juillet 1948), Paris, Imprimerie nationale de France, 1948, p. 17, no 60.
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  • François Lenormant, Catalogue d'une collection d'antiquités égyptiennes. Collection rassemblée par M. D'Anastasi, consul général de Suède à Alexandrie, Paris, 76 rue de Clichy, 1857, 23-27 juin, p. 3, no 18.
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Liens externes

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