Sue van der Merwe
Susan Comber van der Merwe, née sous le nom de Young en , est une femme politique sud-africaine et vice-ministre des Affaires étrangères d' à .
Auparavant, elle exerce en tant que conseillère parlementaire auprès du président Thabo Mbeki de à . Membre engagée autrefois dans le mouvement du Black Sash dans la province du Cap, elle est le porte-parole du Congrès national africain (ANC) à l'Assemblée nationale entre jusqu'à sa démission en .
Jeunesse et carrière
modifierVan der Merwe est né le [1] dans l'actuel Cap-Oriental[2] et grandit à Port Elizabeth[3]. Sa mère, Betty-Ann Young fait la rencontre de son père, un religieux sud-africain, alors qu'elle est en fonction en Afrique du Sud en tant que diplomate[3]. Van der Merwe s'inscrit au lycée de Port Elizabeth en 1971 et, après un échange culturel d'un an dans le cadre du service militaire américain[4], elle obtient un baccalauréat en arts à l'Université du Cap en 1976[1].
Pendant l'apartheid, elle se porte volontaire pour le Parti fédéral progressiste, un parti d'opposition blanc, et pour Black Sash ; elle est coordinatrice du bureau de conseil de Black Sash au Cap de 1988 à 1991[1],[3],[5]. De 1991 à 1993, elle assiste à l'exercice de planification de scénarios de Mont Fleur en prévision de la transition démocratique de l'Afrique du Sud[2],[6], et de 1993 à 1995, elle occupe le poste d'assistante exécutive à l' Open Society Foundation, où elle travaille dans la section radio communautaire[1],[5]. Elle siège également au conseil d'administration de l'UMAC, une organisation à but non lucratif de la province du Cap, de 1992 à 2002[1].
Parlement : 1996–2013
modifierLors des premières élections post-apartheid en Afrique du Sud en 1994, van der Merwe présente sa candidature sur la liste du parti de l'ANC, mais elle est classée 144e et ne s'attend pas à être élu[5]. Cependant, elle rejoint l'Assemblée nationale le en occupant un siège vacant au sein du caucus de l'ANC[1],[7], et y reste jusqu'au . Elle reste députée jusqu'en , lorsque le président Thabo Mbeki annonce son premier remaniement ministériel et la nomme conseillère parlementaire en remplacement à Charles Nqakula, qui devient vice-ministre de l'Intérieur[8]. Plus tard cette année-là, le Comité exécutif national (NEC) de l'ANC la désigne comme nouveau membre du « comité politique » au sein du caucus parlementaire de l'ANC, dirigé par le vice-président Jacob Zuma[9].
Vice-ministre : 2004-2010
modifierElle reste conseillère parlementaire jusqu'après les élections générales de 2004, lorsque Mbeki la nomme à un nouveau poste créé comme deuxième vice-ministre des Affaires étrangères ; elle travaille sous l'autorité de la ministre Nkosazana Dlamini-Zuma et aux côtés du premier vice-ministre de longue date, Aziz Pahad[10],[11]. Elle est remplacée au poste de conseillère parlementaire par Manne Dipico[10].
Bien que le commentateur et ancien député David Dalling affirme que van der Merwe est « publiquement invisible » dans son bureau gouvernemental[12], elle est élue membre du NEC de l'ANC lors de la 52e Conférence nationale du parti en ; par le nombre de votes reçus, elle est; classée 54e parmi les 80 candidats élus[13],[14].
Après les prochaines élections générales de 2009, le président nouvellement élu Jacob Zuma maintint van der Merwe au poste nouvellement renommé de vice-ministre des relations internationales et de la coopération[15].
Cependant, lors d'un remaniement le , elle est limogée et remplacée par Marius Fransman. News24 mentionne que c'est son souhait de quitter ses fonctions[16]. tandis que le Mail & Guardian rapporte qu'elle n'est pas au courant de son limogeage jusqu'à ce qu'elle entende l'annonce de Zuma[17].
Retour à l'arrière-ban : 2010-2013
modifierVan der Merwe continue d’être députée en , elle est réélue de justesse pour un deuxième mandat de cinq ans au sein du NEC de l'ANC, où elle occupe la 76e place sur les 80 membres élus[18],[19].
Elle démissionne de son siège dès [20]. Le ministre Trevor Manuel, ami de van der Merwe depuis l'opération Mont Fleur, lui rend un vibrant hommage au Parlement, décrivant son travail comme « caractérisé par son amour pour la politique et un sens profond l'honneur »[7].
Fin de carrière
modifierAprès sa démission du Parlement, van der Merwe affirme qu'elle souhaite consacrer plus de temps à des activités à but non lucratif, mais qu'elle reste un membre actif de l'ANC et participe à sa campagne[7] électorale de 2014[21].
À cette époque, elle occupe déjà le poste administratrice non exécutive de Sibanye Gold, une société minière[21] et en , elle est nommée administratrice non exécutive indépendante de Sibanye-Stillwater[22]. Elle rejoint également le conseil national de l'Institut sud-africain des affaires internationales en 2014[22],[23].
Elle achève le reste de son mandat de cinq ans en tant que membre du NEC de l'ANC, qui prend fin en . En , le NEC charge van der Merwe et Dipuo Letsatsi-Duba pour assurer le poste d'intérim à la tête de la branche du Cap-Occidental de l'ANC après que le président provincial en exercice, à la suite de la destitution Marius Fransman[24].
En , elle est l'une des 18 membres du NEC ayant soutenu une motion déposée par Joel Netshitenzhe, demandant à Zuma de démissionner de son poste de président de l'ANC[25].
Vie personnelle
modifierVan der Merwe épouse Tiaan van der Merwe, rencontré lors de ses études à l'Université du Cap ; il est une figure politique de l'opposition à l'Assembléependant l'avénment de l'apartheid et est mort dans un accident de voiture en 1991. Ils ont deux enfants[3],[5].
En , van der Merwe est blessée lors d'un cabriolage à son domicile à Rondebosch, au Cap[26],[27].
Notes et références
modifierNote
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 4 5 6 « Susan Van der Merwe, Ms », South African Government (consulté le )
- 1 2 (en) « Public sector: Ministers », The Mail & Guardian, (consulté le )
- 1 2 3 4 « Sue may be new but she's a fast learner », IOL, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « Ministers », The Mail & Guardian, (consulté le )
- 1 2 3 4 « Sue's meteoric rise surprises even her », IOL, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « Between an ostrich and a flamingo », The Mail & Guardian, (consulté le )
- 1 2 3 (en) « Trevor Manuel's farewell speech for Sue van der Merwe », Politicsweb, (consulté le )
- ↑ (en) « Mbeki goes easy on the pruning shears », The Mail & Guardian, (consulté le )
- ↑ (en-US) « New parly committee for ANC », News24, (consulté le )
- 1 2 (en) « Second in command », The Mail & Guardian, (consulté le )
- ↑ (en) « NNP, Azapo leaders in new cabinet », The Mail & Guardian, (consulté le )
- ↑ (en) Dalling, « Better things to do », Witness, (consulté le )
- ↑ (en-US) « 52nd National Conference: National Executive Committee as elected », African National Congress, (consulté le )
- ↑ (en) « Shake-up in ANC national executive », The Mail & Guardian, (consulté le )
- ↑ « Statement by President Jacob Zuma on the appointment of the new Cabinet », South African Government, (consulté le )
- ↑ (en-US) « Deputy minister moved out of post », News24, (consulté le )
- ↑ (en) « Zuma keeps friends close, some enemies closer », The Mail & Guardian, (consulté le )
- ↑ (en-US) « ANC National Executive Committee Members », African National Congress, (consulté le )
- ↑ (en) « Pro-Zuma NEC announced at Mangaung », The Mail & Guardian, (consulté le )
- ↑ « Members of the National Assembly » [archive du ], Parliamentary Monitoring Group (consulté le )
- 1 2 (en) Davis, « Former MP remains committed to ANC », EWN, (consulté le )
- 1 2 (en-GB) « Susan Comber van der Merwe », Sibanye-Stillwater (consulté le )
- ↑ (en-GB) « Governance and Office Bearers », SAIIA (consulté le )
- ↑ (en-US) « Western Cape ANC needs clear heir to Fransman – analyst », News24, (consulté le )
- ↑ (en) « Zuma survives: The 18 NEC members who spoke out », The Mail & Guardian, (consulté le )
- ↑ (en-US) « ANC MP recovering after attack », News24, (consulté le )
- ↑ (en-US) « Top ANC MP in brutal home attack », News24, (consulté le )