Sumo, forces sacrées est une exposition photographique de l'artiste français Bruno Aveillan, présentée du 9 juin au 26 septembre 2026 à la Maison de la culture du Japon à Paris[1]. Elle est consacrée aux lutteurs de sumo de l'écurie Naruto-beya, à Tokyo, dont elle présente les entraînements, les rituels et la vie quotidienne[2].

Genèse et contexte

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Les photographies sont réalisées en juin 2025, lors d'un séjour de Bruno Aveillan à Tokyo au sein de la Naruto-beya, dirigée par l'ancien ōzeki Kotoōshū Katsunori[3],[1].

Dans un entretien publié par Edgar, Aveillan explique que cet accès a été facilité par les relations entretenues par Nicolas Bary avec l'écurie dans le cadre d'un projet documentaire. Il indique avoir partagé pendant une semaine le quotidien des lutteurs[4].

L'exposition s'inscrit dans une programmation de la Maison de la culture du Japon consacrée au sumo, comprenant des projections de films et des conférences. Ce cycle accompagne la tenue du Tournoi de Paris de sumo à l'Accor Arena, les 13 et 14 juin 2026[3].

Photographies et scénographie

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Les images montrent les combats et les exercices d'entraînement, ainsi que des moments de repos, de coiffage et de concentration. Les cadrages rapprochés isolent des fragments de corps, des mains et des visages. Les photographies sont principalement présentées sous forme de grands tirages[5].

Installée dans le hall d'accueil de la Maison de la culture du Japon, l'exposition est accessible gratuitement[3]. Selon la description publiée dans Télérama, les cimaises noires accentuent les effets de clair-obscur et les tonalités chaudes des photographies. Le parcours alterne les scènes de lutte, parfois traitées dans le flou, et des images de calme ou d'introspection[5].

Aveillan présente sa démarche comme l'association de deux approches : l'une, proche du documentaire, montre l'effort physique et l'épuisement ; l'autre utilise la lumière, le flou et la composition pour évoquer une expérience plus intérieure. Dans Edgar, il situe également cette série dans le prolongement de son travail sur le corps autour de La Porte de l'Enfer d'Auguste Rodin, abordée dans son film Divino Inferno (Et Rodin créa la Porte de l'Enfer) en 2017[4]. L'article de Beware insiste sur la proximité du photographe avec les lutteurs et sur la relation de confiance progressivement établie pendant les prises de vue[2].

Dans The Good Life, Aveillan décrit la vie collective des lutteurs et explique que le contraste entre l'intensité des entraînements et la précision des gestes de coiffage et d'étirement a orienté son approche photographique[6].

Réception

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Dans son numéro de juin 2026, Arts in the City met l'accent sur la dimension rituelle des gestes représentés et sur la tension entre puissance physique et recueillement[7]. Dans Fisheye, Esther Baudoin souligne l'alternance entre l'intensité des entraînements matinaux et les périodes de soin et de repos de l'après-midi[8].

Dans son édition du 16 septembre 2026, Télérama présente l'exposition dans la rubrique « Le choix de la semaine ». La critique, signée Marie-Anne Kleiber, relève la force des compositions et le traitement de la lumière. Elle note le peu d'explications accompagnant le parcours, tout en soulignant l'impression de silence qui s'en dégage[5].

Notes et références

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  1. 1 2 « Maison de la culture du Japon : Bruno Aveillan : Sumo, Forces Sacrées », L'Œil de la photographie,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 Benoît Dupuis-Tordjeman, « L’âme du sumo par Bruno Aveillan », Beware,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. 1 2 3 « Sumo, forces sacrées », sur Maison de la culture du Japon à Paris (consulté le )
  4. 1 2 Jean-Pascal Grosso, « Bruno Aveillan : le choc des titans », Edgar,‎ , p. 106-109
  5. 1 2 3 Marie-Anne Kleiber, « Bruno Aveillan – Sumo, forces sacrées », Télérama, no 4001,‎ , p. 39
  6. ↑ Stéphane Durand, « Le retour fracassant du sumo à Paris », The Good Life,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ « Sumo, forces sacrées », Arts in the City, no 101,‎ , p. 53
  8. ↑ Esther Baudoin, « Sumo, forces sacrées par Bruno Aveillan », Fisheye,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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