Susan Huntington Gilbert Dickinson

poétesse américaine

Susan Huntington Gilbert Dickinson, née le à Old Deerfield (Massachusetts) et morte le à Amherst, est une écrivaine, poétesse, voyageuse et éditrice américaine. Amie de longue date de la poétesse Emily Dickinson, elle est aussi sa belle-sœur.

Susan Huntington Gilbert Dickinson
Description de cette image, également commentée ci-après
Daguerréotype de Susan Dickinson dans son cadre.
Nom de naissance Susan Huntington Gilbert
Naissance
Old Deerfield (Massachusetts, États-Unis)
Décès (à 82 ans)
Amherst (Massachusetts, États-Unis)
Nationalité américaine
Activité principale
Écrivaine, poétesse, éditrice
Conjoint
Austin Dickinson (mariés en 1856)
Descendants
Edward Dickinson
Martha Dickinson Bianchi
Thomas Gilbert Dickinson
Famille
Emily Dickinson (belle-sœur)
Auteur
Langue d’écriture Anglais
Les Evergreens, maison de Susan et Austin Dickinson à Amherst.

Susan Huntington Gilbert naît le à Old Deerfield, dans le Massachusetts. Elle est la plus jeune des six enfants de Thomas Gilbert et de Harriet Arms Gilbert. Elle perd sa mère en 1837, puis son père en 1841, et se retrouve orpheline à onze ans. Elle est alors recueillie par sa tante, Sophia Arms Van Vranken, à Geneva, dans l'État de New York, où elle vit jusqu'à la fin des années 1840. Elle s'installe ensuite à Amherst, chez sa sœur Harriet et son beau-frère William Cutler. Elle étudie à l'Utica Female Academy, dans l'État de New York, et passe un semestre à l'Amherst Academy à l'automne 1847[1],[2].

Elle se fiance à Austin Dickinson en 1853. Le mariage est célébré le dans la maison Van Vranken. C'est une cérémonie discrète, avec « très peu d'amis », uniquement les frères et sœurs de Susan, « un petit gâteau et un peu de glace »[3]. Le jeune couple envisage de s'installer dans le Michigan, mais Edward Dickinson, le père d'Austin, fait tout pour le garder à Amherst : il prend son fils comme associé dans son cabinet d'avocats et fait construire pour eux une maison, les Evergreens, sur le terrain voisin de la propriété familiale, la Homestead[4],[5]. Grâce à la dot généreuse offerte par les frères de Susan, les Evergreens sont meublés à la mode de l'époque : buffets en chêne, chaises de style néogothique, tableaux victoriens et cheminée en marbre vert surmontée d'une copie du groupe L'Amour et Psyché d'Antonio Canova[6].

Susan et Austin Dickinson ont trois enfants :

  • Edward Dickinson, dit « Ned » (1861-1898)[7] ;
  • Martha Dickinson, dite « Mattie » ou « Mopsy » (1866-1943), connue plus tard sous le nom de Martha Dickinson Bianchi[8] ;
  • Thomas Gilbert Dickinson, dit « Gib » (1875-1883)[9].

Vue publique de Susan

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Les jugements portés sur Susan Dickinson sont contrastés. Helen Shoobridge rapporte qu'elle passait pour « la femme la plus gracieuse de l'ouest du Massachusetts »[10], tandis que Beverly Voloshin et Barton Levi St. Armand la décrivent comme « fine et cosmopolite »[11]. Judith Farr souligne une facette plus sombre : surnommée « la Puissance », elle aurait été de plus en plus encline à « la frivolité, au snobisme et à la dureté »[12]. Sur le plan littéraire, Jane Donahue Eberwein voit en elle une « éditrice sensible » et la « lectrice la plus réceptive » d'Emily Dickinson[13]. Richard B. Sewall la décrit comme une conseillère « remarquablement perspicace » et « d'une certaine envergure »[14]. Selon Martha Nell Smith, elle aurait refusé de retoucher les poèmes d'Emily en vue de leur publication[15].

Emily la surnomme affectueusement « Dollie ». Dans ses lettres, elle la décrit comme une « avalanche de Soleil »[16], un « souffle venu de Gibraltar » aux « syllabes imprenables »[17], compare son esprit à Domingo et voit en elle l'« imagination » même, dont les mots ont une « généalogie argentée »[15][18],[19].

Susan et Emily Dickinson

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Relation épistolaire

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One Sister have I in the house
And one a hedge away.
There's only one recorded –
But both belong to me.

One came the road that I came –
And wore my last year's gown –
The other, as a bird her nest
Builded our hearts among.

She did not sing as we did –
It was a different tune –
Herself to her a music
As Bumble bee of June.

Today is far from childhood,
But up and down the hills,
I held her hand the tighter –
Which shortened all the miles –

And still her hum
The years among,
Deceives the Butterfly;
And in her Eye
The Violets lie,
Mouldered this many May –

I spilt the dew,
But took the morn –
I chose this single star
From out the wide night's numbers –
Sue – forevermore!

J'ai une Sœur dans la maison
Et une à une haie d'ici.
Une seule est inscrite –
Mais toutes deux sont à moi.

L'une a pris le chemin que j'ai pris –
Et porté ma robe de l'an passé –
L'autre, comme l'oiseau son nid,
A bâti parmi nos cœurs.

Elle ne chantait pas comme nous –
C'était un autre air –
Elle était sa propre musique
Comme le Bourdon de juin.

L'enfance est loin aujourd'hui,
Mais par monts et par vaux,
J'ai serré sa main plus fort –
Et les lieues ont raccourci –

Et toujours son fredon
Au fil des ans
Trompe le Papillon ;
Et dans son Œil
Gisent les Violettes,
Flétries depuis tant de Mai –

J'ai renversé la rosée,
Mais j'ai pris le matin –
J'ai choisi cette seule étoile
Parmi les nombres de la vaste nuit –
Sue – à tout jamais !

— Emily Dickinson[20] (traduction libre)

Emily Dickinson exprime souvent son amour pour Susan. Dans plusieurs lettres, elle le compare à celui de Dante pour Béatrice, de Swift pour Stella et de Mirabeau pour Sophie de Monnier[21][réf. à confirmer], et place l'enseignement qu'elle reçoit de Susan au même rang que celui de Shakespeare[22].

Emily semble accorder beaucoup de valeur aux avis de Susan sur l'écriture et la lecture. À propos du poème « Safe in their Alabaster Chambers » (« À l'abri dans leurs chambres d'albâtre »), Susan lui écrit que la première strophe est si saisissante : « je vais toujours me réchauffer près du feu après y avoir pensé, mais je n'y arrive plus jamais »[23]. Quelques années plus tard, Thomas Wentworth Higginson rapporte une définition de la poésie donnée par Emily, qui fait écho à la remarque de Susan : « Si je lis un livre et qu'il me glace tout le corps au point qu'aucun feu ne puisse jamais me réchauffer, je sais que c'est de la poésie »[24][25].

L'importance de la relation entre Emily et Susan a longtemps été sous-estimée, à cause d'une version d'abord diffusée par Mabel Loomis Todd. Maîtresse d'Austin Dickinson pendant de nombreuses années, elle entretenait de mauvaises relations avec l'épouse de son amant et a minimisé la place de Susan dans la vie de la poétesse[26]. L'image d'une Susan « cruelle », véhiculée par sa rivale, a cependant été remise en cause, en particulier par les enfants survivants de Susan et d'Austin, dont Emily était proche[27].

Plusieurs chercheurs considèrent la relation entre Emily et Susan comme une relation amoureuse. Dans The Emily Dickinson Journal, Lena Koski observe que « les lettres de Dickinson à Gilbert expriment de forts sentiments homoérotiques »[28]. Elle cite de nombreux extraits de leur correspondance, dont une lettre de 1852 dans laquelle Emily écrit :

« Susie, reviendras-tu vraiment samedi prochain, seras-tu de nouveau à moi, et m'embrasseras-tu […] Je t'espère tant, j'ai tant hâte de te voir, je sens que je ne peux plus attendre, je sens qu'il me faut t'avoir maintenant, que l'idée de revoir encore une fois ton visage me rend brûlante et fiévreuse, et mon cœur bat si vite […] ma chérie, je me sens si près de toi que je dédaigne cette plume, et j'attends un langage plus chaud. »

[29][28]

Dans la culture populaire

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« Wild Nights – Wild Nights! » (publié ici sous le titre « VII »), poème d'Emily Dickinson. Le film Wild Nights with Emily tire son titre de ce poème.

La relation entre Emily et Susan est mise en scène dans le film Wild Nights with Emily (2018), de Madeleine Olnek, et dans la série télévisée Dickinson (2019-2021)[30],[31],[32],[33]. Ces deux œuvres s'inspirent largement des travaux de Martha Nell Smith, l'une des premières chercheuses à avoir avancé l'hypothèse que Susan était l'amour de la vie d'Emily[34].

La mort d'Emily

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Selon Martha Nell Smith, spécialiste de Dickinson[35], l'attachement de Susan à des gestes simples chargés de sens se manifeste surtout à la mort d'Emily, en 1886. Susan la revêt d'une simple robe de flanelle qu'elle a elle-même dessinée et l'installe dans un cercueil blanc, avec des cypripèdes et des violettes, symboles de fidélité, à son cou, et deux héliotropes, symboles de dévotion, dans la main[11]. Ce dernier geste témoignerait de « leur vie partagée, leur intimité profonde et complexe », et de l'espoir commun d'une « résurrection après la mort » de cette intimité[25][36].

Susan rédige aussi la nécrologie d'Emily. Elle y dépeint une femme forte et brillante, dévouée à sa famille, à ses voisins et à son écriture, pour laquelle elle nourrissait de grandes ambitions. Le texte impressionne Higginson au point qu'il veut en faire l'introduction de l'édition des Poems de 1890. Il sert finalement de trame à l'introduction écrite par Mabel Loomis Todd pour le second volume, en 1891[37]. Susan conclut la nécrologie en attirant l'attention sur l'œuvre d'Emily et sur la postérité de ses écrits. Les papiers de sa fille Martha montrent que les quatre vers qui la terminent ont été repris lors d'une autre cérémonie familiale, peut-être les funérailles de Susan elle-même :

« 

Par de tels matins, nous nous sommes quittées ;
Par de tels midis, elle s'est levée,
Frémissante d'abord, puis plus assurée,
Vers son beau repos.

 »

[38]

Publications

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L'œuvre de Susan Dickinson

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Tout au long de sa vie, Susan Dickinson écrit sans relâche : essais, critiques, journaux intimes, poèmes, lettres et textes commémoratifs. Elle tient aussi des carnets de citations et des albums où elle colle ses propres articles parus dans le Springfield Republican, ainsi que des coupures de presse consacrées à des personnalités qu'elle admire, comme la reine Victoria[39].

Elle publie plusieurs récits dans le Springfield Republican : « A Hole in Haute Society » ()[40], « The Passing of Zoroaster » (mars 1910)[41] et « The Circus Eighty Years Ago » (début des années 1900)[42].

En janvier 1903, depuis Rome, elle fait paraître dans le Republican, sous forme de lettre au rédacteur en chef, une longue critique intitulée « Harriet Prescott's Early Work », consacrée aux premiers écrits de Harriet Prescott Spofford. Elle y plaide pour leur réédition et invoque l'autorité de « ma belle-sœur, Emily Dickinson », dont elle rapporte la réaction enthousiaste : « C'est la seule chose que j'aie jamais lue dont je ne me croie pas capable d'avoir écrit moi-même. Tu es plus proche du monde que moi. Envoie-moi tout ce qu'elle écrit ». Dans son analyse de la nouvelle « Circumstance » de Spofford, elle reprend aussi une formule d'Emily : « car l'amour est plus fort que la mort »[43].

Dans « Annals of the Evergreens », un texte dactylographié resté inédit jusqu'aux années 1980, Susan commence par faire l'éloge du poème « Pomegranate Flowers » de Spofford, puis décrit la vie culturelle intense des Evergreens. On y lit Elizabeth Barrett et Robert Browning, Thomas De Quincey, Julia Ward Howe, Thomas Carlyle et Shakespeare, et on y reçoit de nombreux visiteurs de renom : Ralph Waldo Emerson, Harriet Beecher Stowe, l'abolitionniste Wendell Phillips ou encore le paysagiste Frederick Law Olmsted[44].

L'implication de Susan dans les publications d'Emily

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On a reproché à Susan Dickinson de ne pas avoir fait publier les poèmes d'Emily. Dans une lettre de 1890 à Higginson, elle décrit pourtant le recueil qu'elle avait imaginé, rassemblant « de nombreux fragments de sa prose, des passages de ses premières lettres qui surpassent de loin la correspondance de la Günderode avec Bettina [von Arnim] […] [ainsi que] de petits mots pittoresques adressés à mes enfants […] Bien sûr, j'aurais dû devancer les critiques en ne publiant que cela »[45].

Dans une lettre de mars 1891 à William Hayes Ward, elle précise son projet : le volume aurait aussi inclus les « illustrations » d'Emily, « montrant son côté spirituel et humoristique, entièrement absent » des Poems de 1890. Son plan montre qu'elle n'aurait pas classé les poèmes selon les catégories conventionnelles de l'édition de 1890 (« La Vie », « L'Amour », « Le Temps et l'Éternité », « La Nature »), mais qu'elle aurait mis en avant le lien entre la poésie d'Emily et sa vie quotidienne[46],[47].

Poésie

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Les poèmes de Susan

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Manuscrit autographe du poème de Susan Dickinson « One asked, when was the grief ». Elle l'a probablement écrit après la mort de son plus jeune fils, Thomas Gilbert Dickinson, dit « Gib ».

En plus de ses critiques et de ses récits, Susan publie au moins un poème dans le Republican, « Love's Reckoning », et en écrit beaucoup d'autres :

  • « One asked, when was the grief? »
  • « I'm waiting but she comes not back »
  • « The Sun always kept low »
  • « The days when smiles over tears will prevail »
  • « When death with his white fingers »
  • « There are the autumn days of the Spring »
  • « Hyssop »
  • « Amor »
  • « Of June, and her belongings »
  • « Irony » (ou « Crushed before the Moth »)
  • « Minstrel of the passing days »
  • « Valentines Day »[48]

Les brouillons de ses poèmes « Oh » et « A Dirge » (daté « Feb/95 ») figurent dans le carnet de citations qu'elle tient à Florence. De forme plus conventionnelle que ceux d'Emily, ses poèmes abordent pourtant souvent les mêmes thèmes. « There are autumn days of the Spring » fait ainsi écho à « These are the days when Birds come back »[49] et à « The Crickets / sang / And set the / Sun »[50], tandis que « The Sun kept low as an oven » rappelle le vers « Stooping as low as the / kitchen window – » de « Blazing in Gold – and / Quenching – in Purple! »[51] ainsi que « The sun kept stooping – stooping – low »[52].

Leur correspondance nourrit la création de Susan autant que celle d'Emily. Sur sa copie de « The Crickets / sang / And set the / Sun », Susan a noté plusieurs lignes en réponse au poème, où elle reprend quelques vers du Comus de John Milton :

« 

Je n'étais plus qu'oreille
et je recueillais des accords qui
pourraient imprimer un sceau
sous les côtes de la mort

 »

[53]

Là où Milton avait écrit « create a soul » (« faire naître une âme »), Susan écrit « create a seal » (« imprimer un sceau »), peut-être parce qu'elle cite les vers de mémoire ou qu'elle les retravaille légèrement. Tête-bêche sur la même feuille, elle ajoute aussi quelques lignes de Redgauntlet de Walter Scott :

« 

Le désespoir est trahison
envers l'homme
et blasphème
envers le ciel.

 »

[54]

Inspiration naturelle et spirituelle

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John Frederick Kensett, Sunset with Cows (Coucher de soleil avec vaches), 1856, huile sur toile, Emily Dickinson Museum.

Les écrits de Susan Dickinson témoignent d'un profond attachement à la nature. Elle apprécie particulièrement les paysages peints qui célèbrent la beauté du monde naturel[55]. Aux Evergreens, le tableau de John Frederick Kensett Sunset with Cows (1856) porte son nom au dos, et dans l'un de ses poèmes manuscrits, elle écrit : « I'm waiting but the cows not back » (« J'attends mais les vaches ne reviennent pas »)[56].

À la fin de sa vie, Susan se tourne de plus en plus vers les rites de la Haute Église et envisage de se convertir au catholicisme[57]. Dans les années 1880, pendant six ans, elle consacre presque tous ses dimanches à fonder une école du dimanche à Logtown, un village pauvre situé sur le territoire actuel de Belchertown, non loin d'Amherst[58].

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Susan Huntington Gilbert Dickinson » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ « Emily Dickinson's Electric Love Letters to Susan Gilbert », sur The Marginalian,
  2. ↑ « February 26 – March 4, 1862: Sue – White Heat », sur Dartmouth College
  3. ↑ Jay Leyda, The years and hours of Emily Dickinson, Hamden, Conn., Archon Books, , 342 p. (ISBN 978-0-208-00817-6, lire en ligne)
  4. ↑ « Protecting the Evergreens », sur Amherst College
  5. ↑ « Emily Dickinson: The Recluse », sur World Treasures
  6. ↑ Nell Porter Brown, « A Mind of One's Own: Delving into the world of Emily Dickinson », sur Harvard Magazine,
  7. ↑ (en-US) « Edward (Ned) Dickinson (1861–1898), nephew », sur Emily Dickinson Museum (consulté le )
  8. ↑ (en-US) « Martha Dickinson (Mattie) Bianchi (1866–1943), niece », sur Emily Dickinson Museum (consulté le )
  9. ↑ (en-US) « Thomas Gilbert (Gib) Dickinson (1875–1883), nephew », sur Emily Dickinson Museum (consulté le )
  10. ↑ Helen Shoobridge, « "Reverence for each Other Being the Sweet Aim:" Dickinson Face to Face with the Masculine », The Emily Dickinson Journal, vol. 9, no 1,‎ , p. 87–111 (ISSN 1096-858X, DOI 10.1353/edj.2000.0008, lire en ligne)
  11. 1 2 Beverly R. Voloshin et Barton Levi St. Armand, « Emily Dickinson and her Culture: The Soul's Society », American Literature, vol. 57, no 4,‎ , p. 23, 74, 75 (ISSN 0002-9831, DOI 10.2307/2926372, JSTOR 2926372, lire en ligne)
  12. ↑ Judith Farr, The passion of Emily Dickinson, Harvard University Press, , 110 p. (ISBN 0-674-65666-0, OCLC 411262921)
  13. ↑ Jane Donahue Eberwein, Dickinson: Strategies of Limitation, University of Massachusetts Press, , 44, 131 (ISBN 0-87023-473-0, OCLC 1068299380)
  14. ↑ Richard B. Sewall, The life of Emily Dickinson, Cambridge, Mass., Harvard University Press, , 201, 219 (ISBN 0-674-53080-2, OCLC 31200803)
  15. 1 2 Martha Nell Smith, « Susan Huntington Gilbert Dickinson, 1830–1913: A brief account of her life », sur Dickinson Electronic Archives (consulté le )
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  17. ↑ « H B89 », sur archive.emilydickinson.org (consulté le )
  18. ↑ « H B134 », sur archive.emilydickinson.org (consulté le )
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  20. ↑ Cristanne Miller (éd.), Emily Dickinson's Poems: As She Preserved Them, Harvard University Press, 2016, p. 46.
  21. ↑ « H B95 », sur archive.emilydickinson.org (consulté le )
  22. ↑ « H B2 », sur archive.emilydickinson.org (consulté le )
  23. ↑ « I am not suited / dear Emily », sur Dickinson Electronic Archives (consulté le )
  24. ↑ Edward Hirsch, « The Immense Intimacy, the Intimate Immensity », sur Poetry Foundation,
  25. 1 2 Emily Dickinson, Open Me Carefully: Emily Dickinson's Intimate Letters to Susan Huntington Dickinson, Ashfield, Massachusetts, Paris Press, (ISBN 0-9638183-6-8, OCLC 39746998)
  26. ↑ John B. Pickard, Emily Dickinson: American authors and critics series, Holt, Rinehart and Winston, , 21 p.
  27. ↑ James Longenbach, « Ardor and the Abyss », sur The Nation, (consulté le )
  28. 1 2 Lena Koski, « Sexual Metaphors in Emily Dickinson's Letters to Susan Gilbert », The Emily Dickinson Journal, vol. 5, no 2,‎ , p. 26–31 (ISSN 1096-858X, DOI 10.1353/edj.0.0159, lire en ligne)
  29. ↑ Texte original : « Susie, will you indeed come home next Saturday, and be my own again, and kiss me ... I hope for you so much, and feel so eager for you, feel that I cannot wait, feel that now I must have you—that the expectation once more to see your face again, makes me feel hot and feverish, and my heart beats so fast ... my darling, so near I seem to you, that I disdain this pen, and wait for a warmer language. » Traduction libre.
  30. ↑ (en) Graham Fuller, « The Latest Emily Dickinson Movie Is a Lesbian Romance », sur Culture Trip, (consulté le )
  31. ↑ (en-US) Teo Bugbee, « 'Wild Nights With Emily' Review: Emily Dickinson as Romantic Comedy Heroine », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  32. ↑ « The Surreal TV Show That Rewrote Emily Dickinson's Story », sur The Atlantic,
  33. ↑ « Why 'Dickinson' kept Hailee Steinfeld up at night », sur Los Angeles Times,
  34. ↑ (en-US) Rachel Handler, « Emily Dickinson Didn't Really Get High on Opium at a House Party, Right? », sur Vulture, (consulté le )
  35. ↑ Martha Nell Smith, « Susan and Emily Dickinson: their lives, in letters », dans The Cambridge Companion to Emily Dickinson, Cambridge University Press, (ISBN 9780521001182, lire en ligne), p. 70
  36. ↑ Vivian R. Pollak, Dickinson, the anxiety of gender, Ithaca, Cornell University Press, , 135 p. (ISBN 0-8014-1605-1, OCLC 10402763)
  37. ↑ Martha Nell Smith, Laura Lauth et Lara Vetter, « Writings by Susan Dickinson », Dickinson Electronic Archives, 1997.
  38. ↑ Texte original : « Morns like these we parted; / Noons like these she rose, / Fluttering first, then firmer, / To her fair repose. » Traduction libre.
  39. ↑ Susan Dickinson, « Poems », sur Dickinson Electronic Archives
  40. ↑ Susan Dickinson, « A Hole in Haute Society 1 », sur The Sunday Republican
  41. ↑ Susan Dickinson, « The Passing of Zoroaster », sur The Sunday Republican
  42. ↑ Susan Dickinson, « The Circus Eighty Years Ago », sur The Sunday Republican
  43. ↑ Susan Dickinson, « Harriet Prescott's [Spofford] Early Work », sur Dickinson Electronic Archives
  44. ↑ Susan Dickinson, « Annals of the Evergreens », Box 9, Dickinson Papers, Houghton Library, Université Harvard, Cambridge (Massachusetts).
  45. ↑ Barton Levi St. Armand, « Veiled Ladies: Dickinson, Bettine, and Transcendental Mediumship », Studies in the American Renaissance,‎ , p. 1–51 (ISSN 0149-015X, JSTOR 30228128, lire en ligne)
  46. ↑ Martha Nell Smith, « Writings by Susan Dickinson: A Brief Biography », sur Dickinson Electronic Archives (consulté le )
  47. ↑ Susan Dickinson, « Writings by Susan Dickinson: Correspondence with William Hayes Ward », sur Dickinson Electronic Archives
  48. ↑ (en) Martha Nell Smith, Laura Elyn Lauth et Lara Vetter, « Writings by Susan Dickinson », sur Dickinson Electronic Archives (consulté le )
  49. ↑ Emily Dickinson, « These are the days when Birds come back – », brouillon, vers l'automne 1859, Amherst College Archives & Special Collections.
  50. ↑ Susan Dickinson, Poems (1896), 130, « Evening », H 325, milieu des années 1860.
  51. ↑ Emily Dickinson, « Blazing in Gold – and Quenching – in Purple » (F321A, J228), vers 1861, Houghton Library, Université Harvard.
  52. ↑ Emily Dickinson, « The Sun kept stooping – stooping – low! », Packet IV, Fascicle 8, vers 1860, Houghton Library, Université Harvard.
  53. ↑ Texte original : « I was all ear / and took in strains that / might create a seal / under the ribs of death ». Traduction libre.
  54. ↑ Texte original : « Despair is treason / towards man / and blasphemy / to heaven. » Traduction libre.
  55. ↑ Susan Dickinson, « Eden, always eligible », JL391, Dickinson Papers, Université Harvard.
  56. ↑ Susan Dickinson, « Valentine's Day », H bMS Am 1118.95, Box 9, Dickinson Papers, Université Harvard.
  57. ↑ Beverly R. Voloshin et Barton Levi St. Armand, « Emily Dickinson and her Culture: The Soul's Society », American Literature, vol. 57, no 4,‎ , p. 84 (ISSN 0002-9831, DOI 10.2307/2926372, JSTOR 2926372, lire en ligne)
  58. ↑ Kenney A. Dorey, Belchertown Town History, 1960, révisé par Shirley Bock, Doris Dickinson et Dan Fitzpatrick, 2005.

Liens externes

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