Suzanna van Baerle
Suzanna van Baerle ou Susanna Huygens ( – ) est une femme néerlandaise connue pour le long poème Dagh-werck écrit en étroite collaboration avec son mari, Constantijn Huygens.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Activité | |
| Père |
Jan van Baerle (d) |
| Mère |
Jacomina Hoon (d) |
| Conjoint |
Constantin Huygens (à partir de ) |
| Enfants |
Constantijn Huygens jr. Christian Huygens Lodewijk Huygens (en) Philips Huygens (d) Susanna Huygens (d) |
| Date de baptême |
|---|
Biographie
modifierNée à Amsterdam, Anne Van Baerle est la fille du riche marchand Jan van Baerle (décédé en 1605) et de Jacomina Hoon (décédée en 1617), dont le décès prématuré fait d'elle une riche héritière dès son plus jeune âge. Courtisée par de nombreux prétendants, elle choisit d'épouser Constantijn Huygens, tombé amoureux d'elle en 1626[1]. Parmi ses autres prétendants figure Maurits, le frère de Constantijn Huygens, pour lequel la famille Huygens a initialement tenté d'obtenir sa main[2]. Anne Van Baerle et Huygens se marient le et ont cinq enfants : Constantijn Huygens Jr., Christian Huygens, Lodewijk Huygens (en), Philips Huygens (1633-1657) et Suzanna Huygens (1637-1725). Susanna meurt le , peu après la naissance de son plus jeune enfant, d'une maladie inconnue, peut-être due à des complications liées à l'accouchement. Constantijn Huygens vit encore près de 50 ans, mais ne se remarie pas[1].
Activités intellectuelles
modifierBien que Constantijn Huygens soit souvent considéré comme le seul auteur du Dagh-werck, certains éléments suggèrent que Van Baerle a contribué à son élaboration. L'écriture d'un des manuscrits conservés du Dagh-werck indique que Van Baerle a écrit ou transcrit une partie importante de l'ouvrage[2]. Huygens semble avoir apprécié les qualités intellectuelles de Van Baerle, allant jusqu'à qualifier leur mariage de « deux esprits unis en un seul », la considérant ainsi comme son égale intellectuelle[3]. Huygens n'est pas le seul érudit de renom à reconnaître les prouesses intellectuelles de Van Baerle. Après avoir reçu les commentaires de Constantijn Huygens sur un brouillon de sa Dioptrique, Descartes répond : « Si Madame de Zulichem [sic] voulait bien ajouter ses propres corrections, je considérerais cela comme une faveur inestimable de sa part. J’estimerais son jugement, naturellement excellent, bien plus que celui de nombreux philosophes, dont le jugement, fruit de l’art [formation formelle], est devenu extrêmement défectueux. »[4].
Références
modifier- 1 2 (nl) « Baerle, Suzanna van (1599-1637) », Digitaal Vrouwenlexicon van Nederland, (consulté le )
- 1 2 Held, « Constantijn Huygens and Susanna van Baerle: A Hitherto Unknown Portrait », The Art Bulletin, vol. 73, no 4, , p. 653–668 (DOI 10.2307/3045835, JSTOR 3045835)
- ↑ Snyder, Laura J., Eye of the beholder : Johannes Vermeer, Antoni van Leeuwenhoek, and the reinvention of seeing, New York, W.W. Norton & Company, (ISBN 978-0-393-35288-7, OCLC 921868600)
- ↑ Jardine, Lisa., Going Dutch : how England plundered Holland's glory, Harper Perennial, (ISBN 978-0-00-719734-7, OCLC 612049722)
Liens externes
modifier- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :