Suzanne Martorell
Suzanne Martorell, née le à Vanves et tuée par la police parisienne au métro Charonne le , est une militante communiste française[1].
Biographie
modifierFamille
modifierSuzanne Martorell est la fille d'Yvonne Bourdon, confectionneuse, et d'Étienne Le Meste, chauffeur[2]. Elle épouse Jean Martorell, un Espagnol qui a fui le franquisme et travaille comme commis vendeur aux Halles de Paris[1],[2]. Le couple habite Aubervilliers et a trois enfants[2].
Carrière
modifierSuzanne Martorell est membre de la CGT et travaille pour la Société d'expédition et de routage de presse, qui diffuse le journal l'Humanité[1],[2]. Elle fait également partie d'un comité anti-fasciste à Aubervilliers, et milite au sein de l'Union des femmes françaises[1].
Manifestation pour la paix
modifierLe , Suzanne Martorell participe à la manifestation pour la paix en Algérie[1]. Victime de la répression policière à la station de métro Charonne, elle est transportée dans une clinique du 11e arrondissement[2]. Son décès est constaté à 21h, malgré une tentative de réanimation[2].
Elle est inhumée au Cimetière du Père-Lachaise le , comme trois autres des neuf victimes de Charonne[2].
Commémoration
modifierUn hommage lui est rendu chaque année à Aubervilliers[2].
Une rue porte son nom à Montreuil, et plusieurs cellules « Suzanne Martorrel » existaient au Parti communiste français dans les années 1960-1980[2].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 Camille Paix, Mère Lachaise : 100 portraits pour déterrer le matrimoine funéraire, Paris, Cambourakis, , 224 p. (ISBN 9782386690013), p. 207
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Christian Henrisey, « notice MARTORELL Suzanne [née LE MESTE Suzanne Henriette Élise] »
, sur Le Maitron, (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :