Suzanne Veil
Suzanne Zélie Pauline Veil (Paris, - Paris, [1]) est une chimiste française[2].
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Biographie
modifierSuzanne Veil naît à Paris le .
Élève de Marie Curie de 1912 à 1918 au laboratoire Curie de la rue Cuvier, Suzanne Veil prépare son doctorat de chimie. En 1914, lors de la première Guerre mondiale, les équipements radiologiques sont rares[3]. En 1918, en compagnie de Irène Curie, Marthe Klein et Hélène Monin, Suzanne Veil forme des infirmières à la radiologie à l'Institut du Radium[4],[5],[6].
Elle entre ensuite au laboratoire de Georges Urbain à l'école supérieure de Chimie[7]. En 1921, elle devient cheffe de laboratoire à la Faculté des sciences de Paris[8]. Elle collabore avec le chimiste et physicien britannique Francis William Aston, dont elle traduit les travaux fondateurs sur les isotopes en 1923.
Publications
modifier- Recherches sur quelques propriétés physico-chimiques des oxydes métalliques et de leurs mélanges,
- Francis William Aston (trad. de l'anglais par Suzanne Z. Veil, préf. Georges Urbain), Les Isotopes [« Isotopes »], Pairs, J. Erman, , 164 p. (BNF 31736929).
- « Étude statique et cinétique des anneaux de Liesegang », Journal de Physique et le Radium, vol. 3, no 7, , p. 302–313 (ISSN 0368-3842, DOI 10.1051/jphysrad:0193200307030200, lire en ligne, consulté le ).
- R. Duval, S. Veil C. Eichner, P. Job, V. Lombard, Nickel, chrome, cobalt, étude générale des complexes, (lire en ligne).
- « Les Phénomènes périodiques de la chimie », Actualités scientifiques et industrielles, no 104, (lire en ligne).
- « Caractères de quelques rythmicités chimiques de structure », Journal de Physique et le Radium, vol. 5, no 3, , p. 141–144 (ISSN 0368-3842, DOI 10.1051/jphysrad:0193400503014100, lire en ligne, consulté le ).
- J.A. Crowther (trad. Suzanne Veil), Manuel de Radiologie Industrielle [« Handbook of industrial radiology »], Paris, Dunod, (lire en ligne).
Hommage
modifierEn 2026, elle a été choisie pour figurer dans la liste des 72 femmes scientifiques dont le nom figurera sur la tour Eiffel à côté des noms des 72 hommes scientifiques qui y figurent depuis sa construction[9].
Bibliographie
modifier- Natalie Pigeard-Micault, Les femmes du laboratoire de Marie Curie, Éditions Glyphe, (ISBN 978-2-35815-111-5), p. 310.
- (en) Marilyn Bailey Ogilvie et Joy Dorothy Harvey, The biographical dictionary of women in science : pioneering lives from ancient times to the mid-20th century, New York, Routledge, (ISBN 978-0-415-92040-7, lire en ligne).
Références
modifier- ↑ Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris 6e, n° 167, vue 18/31.
- ↑ Marilyn Ogilvie et Joy Harvey, Biographical Dictionary of Women in Science: Pioneering Lives From Ancient Times to the Mid-20th Century, Routledge, 2000-07-27, 1500 pages.
- ↑ Encyclopædia Universalis, « Biographie de MARIE CURIE (1867-1934) : Radiologiste en temps de guerre », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
- ↑ « Suzanne Veil et une série d’infirmières en radiologie formée à l’Institut du Radium, 1917 », sur curiotheque.musee.curie.fr (consulté le )
- ↑ « Quelques portraits de l'exposition - Musée Curie », sur musee.curie.fr (consulté le )
- ↑ « Nicole Girard-Mangin », sur SFR Musée de la radiologie (consulté le )
- ↑ Natalie Pigeard-Micault, Les femmes du laboratoire de Marie Curie, Paris, Glyphe, , 310 p. (ISBN 978-2-35815-358-4), Chap : Suzanne Veil
- ↑ « Veil, Suzanne - Persée », sur www.persee.fr (consulté le )
- ↑ Isabelle Vauglin (direction), « 72 femmes de sciences pour la tour Eiffel », Femmes & sciences, (consulté le ).