Suzette Robichon
Suzette Robichon, née Suzanne Robichon le à Bressols (France), est une éditrice, essayiste et militante féministe et lesbienne française.
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| Nom de naissance |
Suzanne Robichon |
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Suzette Robichon |
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Biographie
modifierAprès des études de lettres classiques à Montauban et Toulouse[1], Suzette Robichon déménage pour Paris au début des années 1970[2].
Parallèlement, elle rejoint le Groupe des lesbiennes de Paris et participe au premier journal lesbien publié en France, Quand les femmes s’aiment, de 1978 à 1980[1]. Elle est également co-fondatrice de la revue Masques dès sa fondation en 1979 et appartient au comité de rédaction. Pendant un temps, elle écrit sous le pseudonyme Suzette Triton[3].
Elle fonde par la suite la revue Vlasta, revue des fictions et utopies amazoniennes, avec Michèle Causse et publie Le voyage sans fin de Monique Wittig. Passionnée par les écrits de la théoricienne, elle organise avec Sam Bourcier un colloque sur son œuvre à Paris en 2001[4].
La même année, elle écrit avec Traude Bührmann un guide historique et culturel du Paris lesbien édité sous le titre Lesbisches Paris.
Elle est aussi cofondatrice des Lesbiennes d'intérêt général (LIG), premier fonds de dotation féministe et lesbien[5], et secrétaire du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir[6].
Depuis 2014, elle est co-présidente de l'Association Les Ami.es de Monique Wittig.
En 2020, elle collabore avec Queer Code pour raconter les parcours de lesbiennes déportées à Ravenbrück, par le biais des cartographies numériques Constellations brisées[7].
En , elle a programmé un cycle de conférences au mémorial de la Shoah à Paris, dans le cadre d'une exposition, sous la direction scientifique de l’historienne Florence Tamagne, sur le sort des homosexuels et des lesbiennes sous le nazisme[8].
Publications
modifier- Parce que les lesbiennes ne sont pas des femmes : Autour de l'œuvre politique, théorique et littéraire de Monique Wittig, Actes du colloque des 16-, Columbia University, Paris, Éditions gaies et lesbiennes, 2002[4],[9]
- Lesbisches Paris, Berlin, Orlanda Frauenverlag, 2002
- Rosa Bonheur. Ceci est mon testament..., Paris, IX Editions, 2012[10]
- Natalie Clifford Barney, Liane de Pougy, Correspondance amoureuse, Paris, Gallimard, 2019[11]
Notes et références
modifier- 1 2 Bard, Christine (1965-....). et Chaperon, Sylvie (1961-....)., Dictionnaire des féministes : France, XVIIIe – XXIe siècle, Paris, PUF, 1700 p. (ISBN 978-2-13-078720-4 et 2130787207, OCLC 972902161, lire en ligne)
- ↑ « ROBICHON Suzanne dite Suzette (Suzette Triton) - Maitron », sur maitron.fr (consulté le )
- ↑ « Suzette Robichon », sur Éditions iXe (consulté le )
- 1 2 Jules Falquet, « Marie-Hélène Bourcier et Suzette Robichon (Éds) : Parce que les lesbiennes ne sont pas des femmes… Actes du colloque autour de l’œuvre de Monique Wittig des 16-17 juin 2001 », Nouvelles questions féministes, (lire en ligne)
- ↑ « Suzanne Robichon », sur LIG (consulté le )
- ↑ « Equipe », sur Centre Simone de Beauvoir (consulté le )
- ↑ « Lesbiennes sous le Troisième Reich : des vies passées sous silence », sur KOMITID, (consulté le )
- ↑ Florian Bardou, « Persécution des gays et des lesbiennes : au mémorial de la Shoah, «une reconnaissance tardive mais désormais officielle» », sur Libération (consulté le )
- ↑ Marie-Hélène Bourcier et Suzette Robichon, Parce que les lesbiennes ne sont pas des femmes : autour de l'œuvre politique, théorique et littéraire de Monique Wittig : actes du colloque des 16-17 juin 2001, Columbia University, Paris, éditions gaies et lesbiennes, (ISBN 978-2-912706-17-1, lire en ligne)
- ↑ « Rosa Bonheur. Ceci est mon testament… – Éditions iXe » (consulté le )
- ↑ « Correspondance amoureuse - Blanche - Gallimard - Site Gallimard », sur www.gallimard.fr (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :
- Constellations brisées