Sylvain Broussaudier

personnalité politique française

Sylvain Broussaudier, né le à Saint-Mathieu (département de la Haute-Vienne)[1], mort le à Fréjus (département du Var), est un enseignant et un militant socialiste et pacifiste.

Sylvain Broussaudier
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Biographie
Naissance
Décès
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FréjusVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Sylvain Jean-Baptiste BroussaudierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique

Biographie

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Sylvain Jean-Baptiste Broussaudier est le fils d'un couple d'instituteurs.

Son père, Quentin Broussaudier, né en 1875 à Verneuil (département de la Charente), est mobilisé durant la Grande Guerre au sein du 89e régiment d'infanterie[2].

Sylvain Broussaudier effectue ses études secondaires au lycée Gay-Lussac à Limoges.

En 1922, il est reçu en classes préparatoires littéraires au lycée Louis-le-Grand à Paris, où il est le condisciple de Maurice de Gandillac, de Jean Gaulmier, de Paul Nizan et de Jean-Paul Sartre[3].

En 1924, il est reçu à l'École normale supérieure au sein de la promotion de Raymond Aron, de Georges Canguilhem, de Daniel Lagache, de Paul Nizan et de Jean-Paul Sartre[4]. En 1927, il est reçu, le troisième, à l'agrégation de lettres[5].

Grand admirateur de Jean Jaurès et d'Alain, il devient résolument pacifiste et se rapproche du mouvement socialiste. Il adhère ainsi à la SFIO et à la Ligue internationale des combattants de la paix au début des années 1930.

D’abord enseignant à Roanne puis à Oran (1929-1936), il y milite pour le pacifisme. Sylvain Broussaudier est ensuite nommé au lycée du Parc-Impérial de Nice (1936-1939). En 1937, il devient rédacteur en chef de L’Alerte. Après le Congrès de Royan de 1938, il quitte cependant la SFIO pour le Parti socialiste ouvrier et paysan (PSOP), dont il est secrétaire de la Fédération des Alpes Maritimes.

Mobilisé en 1939, il est blessé par un éclat d’obus le et évacué. Le , il retrouve après sa convalescence son poste au lycée de Nice. Muté en sanction disciplinaire pour avoir décroché de sa classe le portrait du maréchal Pétain au lycée de Cahors en février 1941, il y passe toute la guerre.

En février 1945, il devient censeur du lycée de Pau avant d’être nommé proviseur du Lycée Augustin-Thierry de Blois l'année suivante. De 1954 à 1960, il est proviseur du lycée de Pau, puis du lycée Saint-Exupéry à Boulouris et enfin de Saint-Raphaël, où il prend sa retraite en .

Il meurt le à Fréjus[6].

Bibliographie

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Souvenirs d’un combattant de la paix, rédigé en , ouvrage non diffusé, propriété de la famille, expliquant son engagement politique.

Notes et références

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  1. Archives départementales de la Haute-Vienne, « État civil de Saint-Mathieu, registre des naissances de 1901 à 1905, vue 81 / 127, 3 E 168 / 24 » Accès libre, sur https://archives.haute-vienne.fr (consulté le )
  2. Archives départementales de la Haute-Vienne, « Registre des matricules militaires, bureau de recrutement de Limoges, classe 1895, matricule n° 1368, classe 447 / 593, 1 R 532 » Accès libre, sur https://archives.haute-vienne.fr (consulté le )
  3. Maurice de Gandillac, Le siècle traversé, Paris, Albin Michel, 1998
  4. Lucienne. Bibliothèque numérique de l'E.N.S. - P.S.L., « École normale supérieure. Promotion de 1924 » Accès libre, sur https://lucienne.ens.psl.eu (consulté le )
  5. André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 » Accès libre, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le )
  6. « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )

Liens externes

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