Sylvia Serfaty

mathématicienne française

Sylvia Serfaty, née en , est une mathématicienne française, membre de l'Académie des sciences, professeure à Sorbonne Université, lauréate du prix Henri-Poincaré en 2012.

Parcours universitaire

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Après ses classes préparatoires au lycée Louis-le-Grand à Paris[1] (avec notamment comme professeur de mathématiques en classe de mathématiques supérieures Stéphane Hoguet, qui lui fait « vraiment découvrir pleinement la beauté des mathématiques[2] »), Sylvia Serfaty étudie à l'École normale supérieure où elle entre en 1994, classée première[3]. Elle obtient un doctorat en mathématiques de l'université Paris-Sud en 1999. Sa thèse, réalisée sous la direction de Fabrice Bethuel, traite des solutions stables de l'équation aux dérivées partielles de la théorie de Ginzburg-Landau en présence de champ magnétique[4].

Elle est recrutée comme chargée de recherches au CNRS en 1999 et obtient son habilitation à diriger les recherches en 2002. Elle mène une double carrière d'abord au CNRS et au Courant Institute of Mathematical Sciences de l'université de New York (2001-2008), puis à partir de 2008 comme professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie, au sein du laboratoire Jacques-Louis Lions[5] et au Courant Institute of Mathematical Sciences, où elle est Global Distinguished Professor. Depuis 2016, elle est professeur, puis depuis 2018 Silver Professor au Courant Institute[6].

Recherches et distinctions

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En 2004, elle reçoit le prix de la Société mathématique européenne pour ses travaux sur l'étude asymptotique des équations de la théorie de Ginzburg-Landau, ainsi que pour son travail (avec François Alouges et Tristan Rivière) sur des problèmes en calcul variationnel perturbés par une singularité. Ces deux travaux sont utiles en magnétique (supraconductivité)[7].

En 2012, elle est l'un des quatre lauréats du prix Henri-Poincaré[8].

En 2013, elle obtient, conjointement avec Pierre Vanhove, le prix Mergier-Bourdeix de l'Académie des sciences de Paris[9]. Le communiqué de l'Académie des sciences mentionne : « Les travaux de Sylvia Serfaty portent sur l’analyse des équations aux dérivées partielles non linéaires issues de la physique, principalement la supraconductivité, mais aussi le micro -magnétisme, les gaz de Coulomb et les collisions de vortex dans l’équation de Ginzburg-Landau d’évolution. L’explication de l’émergence du réseau triangulaire d’Abrikosov est un énorme défi sur lequel Sylvia Serfaty (en collaboration avec E. Sandier) a réalisé une percée spectaculaire grâce à l’introduction d’une énergie dite « renormalisée », qui gouverne la position des vortex. Ce concept prend sa source dans les travaux de Bethuel-Brezis-Hélein (1994) concernant un modèle simplifié qui n’était pas réaliste d’un point de vue physique : l’adaptation au véritable modèle physique a exigé plus de dix années d’efforts, de vision et courage face à des calculs a priori inextricables. La technologie mise en place, s’applique à de nombreux autres contextes où apparaissent des phénomènes de cristallisation[10]. »

Elle a été conférencière invitée au Congrès international des mathématiciens de 2006, à Madrid, et conférencière plénière à celui de 2018, à Rio[11].

En 2014, elle est nommée membre du Conseil stratégique de la recherche[12].

En 2019, elle est élue membre de l'American Academy of Arts and Sciences[13].

Elle est lauréate de la Chaire d'Excellence de la FSMP en 2022[14].

En 2024, elle remporte le prix Maryam-Mirzakhani[15].

En 2025, elle est lauréate du prix Riemann (en)[16].

Elle est élue à l'Académie des sciences en 2026[17].

Chevalière de l'ordre national du Mérite [18]

En 2026, elle publie Des Équations personnelles[19] aux Éditions Flammarion.

Voir aussi

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Notes et références

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  1. Nathalie Revol, « Lire & Voir : Femmes & Sciences », sur Interstices, (consulté le ).
  2. « Rio 2018 : Portrait de Sylvia Serfaty, conférencière plénière », sur www.insmi.cnrs.fr, (consulté le ).
  3. Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, « Arrêté du 15 septembre 1994 portant ordre de classement au concours d'entrée en première année à l'Ecole normale supérieure, section des sciences (premier concours) », (consulté le ).
  4. Sylvia Serfaty, « Étude mathematique de l'équation de Ginzburg-Landau de la supraconductivité », theses.fr, Paris 11, (lire en ligne, consulté le ).
  5. « Curriculum vitæ de Sylvia Serfaty », sur Laboratoire Jacques-Louis Lions, UPMC (consulté le ).
  6. « Curriculum vitæ de Sylvia Serfaty », sur NYU (consulté le ).
  7. (en) « EMS Prizes », sur Faculté de mathématiques de l'Institut royal de technologie (consulté le ).
  8. Communiqué de l'Élysée.
  9. http://www.academie-sciences.fr/activite/prix/laureat_gp2013.pdf.
  10. Communiqué.
  11. « Les mathématiques françaises sont à Rio », sur Journal du CNRS (consulté le ).
  12. Décret du 3 février 2014 portant nomination au Conseil stratégique de la recherche.
  13. « Sylvia Serfaty », sur American Academy of Arts & Sciences (consulté le ).
  14. « Chaires d'excellence-FSMP », sur www.sciencesmaths-paris.fr (consulté le ).
  15. « Sylvia Serfaty », sur www.nasonline.org (consulté le ).
  16. (en-GB) Massimo Zanotto, « Riemann Prize », sur RISM (consulté le ).
  17. « Dix-huit nouveaux membres à l'Académie des sciences pour l'année 2026 » (consulté le ).
  18. Décret du 14 mai 2013 portant promotion et nomination.
  19. Sylvia Serfaty, Des équations personnelles, Paris, Flammarion, , 224 p. (ISBN 9782080145871, lire en ligne).

Liens externes

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